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Après quelques années, le blog ferme ses portes. Je l’ai enfin « réparé », mais il ne sera plus mis à jour. Pour tous les articles sur l’écriture, rendez-vous sur [Espaces Comprises] et pour tout ce qui a trait aux Enfants de l’Ô, vous pouvez me rejoindre sur la page Facebook ou sur le site. Car oui, après toutes ces années, l’objectif est atteint, le roman est sorti en version papier :)

Merci à tous les auteurs qui ont participé à l’aventure et qui ont animé ce blog de leurs articles !

Je n’ai pas fermé les commentaires, vous pouvez donc continuer à commenter les articles et à poser des questions, par contre je ne peux pas garantir que les autres auteurs seront dans le coin pour y répondre. De mon côté, je ferai de mon mieux pour m’occuper du suivi de mes propres articles.

Formation M D Mots

Bonjour à tous et à toutes,

Envie de devenir correcteur professionnel, M D Mots vous propose de suivre par correspondance une préparation au métier de correcteur-relecteur-réviseur afin que vous puissiez justifier ensuite de votre formation auprès des professionnels (édition, communication, presse, etc.).

Correctrice professionnelle (formée au CEC), éditrice, chargée de cours universitaire en expression écrite et orale, et animatrice d’un atelier lecture dans un foyer de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer et de démence, j’ai créé M D Mots (déclaration d’activité enregistrée sous le numéro 21510154351 auprès du préfet de région de Champagne-Ardenne), il y a un peu plus d’un an.

Passionnée de lecture et d’écriture, j’œuvre depuis plusieurs années pour défendre une langue de qualité, d’une part, et pour faire connaitre et reconnaitre le métier de correcteur, d’autre part.

Forte de mes années d’expérience dans le milieu de l’édition en tant que correctrice et éditrice, j’ai eu envie de mettre en place une formation qui « colle » parfaitement au métier, et où la communication est présente.

Dispensés par correspondance sur une période de 6 mois, les cours sont clairs, précis, illustrés de nombreux exemples et les devoirs bénéficient d’une double correction. Chaque retour est accompagné d’une correction classique accompagnée d’une synthèse personnalisée où tous les points à revoir sont soulignés et où sont fournies, si nécessaire, des explications complémentaires…

Toute question posée par mail a une réponse dans la journée et je suis également joignable par téléphone.

Cette formation est donc à la fois très professionnelle tout en gardant sa dimension humaine.

Les cours et exercices portent sur l’orthographe, la grammaire, l’écriture, la réécriture (initiation), l’orthotypographie et la mise en page.

Un cours et un devoir sont envoyés tous les 15 jours par voie postale ou par mail, soit au total : 12 cours, 12 devoirs, un test intermédiaire et un test final dont le corrigé sera accompagné de l’attestation de fin de formation.

Au contrat d’inscription est joint un test d’admission préalable (non éliminatoire) pour simplement évaluer le niveau du demandeur.

Les tarifs sont les suivants :

— Pour les particuliers : 1 000 € (300 € à l’inscription et 4 chèques de 175 €) ou 1 500 € en cas de prise en charge par un organisme de financement.

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Chaque formation démarre 7 jours après la signature du contrat tout au long de l’année (pas de dates de sessions).

Vous pouvez me joindre par mail : mdmots@hotmail.fr ou par téléphone : 06 16 81 73 90

À bientôt, j’espère

Martine Drouart-Meys

Nouveau projet

J’ai un peu laissé de côté le blog depuis quelques semaines, pour cause de gros projet (qui n’a rien à voir avec mon roman). Ce projet sera lancé le 1er novembre, donc dans deux jours !

Restez dans le coin pour plus d’infos :)

EC

(et ça, c’est le logo ^^)

A très vite !

ME II : 12. Dans quelle histoire pensez-vous avoir fait le meilleur travail de création de monde ? Des anecdotes que vous voulez partager ?

12. Dans quelle histoire pensez-vous avoir fait le meilleur travail de création de monde ? Des anecdotes que vous voulez partager ?

Bon, encore une fois, la réponse va être évidente : les Enfants de l’Ô. Il faut dire que mon autre roman est de la littérature générale, donc je n’ai pas eu à faire de la création de monde.

Quant aux anecdotes… Non, à part que je suis vraiment, mais alors vraiment nulle pour la création de monde. J’ai adapté l’histoire à ma nullité, d’ailleurs, en faisant évoluer mes personnages dans un monde assez similaire à la Terre des années 1990-2000. C’est aussi par choix. Mon envie n’était pas de faire un roman de science-fiction où le monde est plus important que les persos, mais bien de faire une saga familiale, donc le monde est là comme support, et pas comme pièce principale du puzzle.

ME II : 11. Niveau écriture, quel est le personnage que vous préférez ? que vous aimez le moins ?

11. Niveau écriture, quel est le personnage que vous préférez ? que vous aimez le moins ?

Bon, ça, ça ne va pas être trop dur… Evidemment, le personnage sur lequel je préfère écrire, c’est Lúka (qui est le personnage principal de la saga). J’aime vraiment la personnalité de Lúka, qui permet de faire plein de trucs sympas. En plus, c’est un personnage qui a un caractère franchement peu aimable, alors c’est un challenge d’arriver à le faire apprécier par les lecteurs tout en gardant sa personnalité désagréable.

Le personnage sur lequel j’aime le moins écrire, c’est… Lyen. Oui, ça peut paraître surprenant, mais en fait je déteste Lyen. En même temps, ça s’explique : c’est l’ennemie de Lúka. Et elle a dès le départ un capital sympathie important auprès des lecteurs : kidnappée, utilisée à des fins scientifiques, séquestrée, maltraitée psychologiquement et physiquement, humiliée… Bref, c’est le stéréotype même de la victime qui n’a rien demandé. Elle a un sale caractère aussi, mais n’est pas foncièrement méchante (quoique…). Je ne peux même pas dire qu’elle ait une personnalité inintéressante, au contraire. Mais bon, comme j’écris beaucoup du point de vue de Lúka et qu’il a une vision très biaisée de Lyen, ça transparaît dans l’écriture, et ça m’influence beaucoup :)

Et vous ?

ME II : 10. Quelles sont les situations vraiment étranges dans lesquelles vos personnages se sont retrouvés ?

10. Quelles sont les situations vraiment étranges dans lesquelles vos personnages se sont retrouvés ?

Je dois avouer que mes persos sont rarement dans des situations étranges. Tout est assez normal, en fait. Bon, peut-être pas normal normal, c’est vrai qu’il y a eu quelques trucs un peu glauques (mais je ne sais pas si on peut les qualifier d’étranges).

Perdue au milieu d’une forêt en pleine tempête à quelques heures d’un accouchement, ça compte ? ^^

Ok, il y a UNE scène vraiment… spéciale… dans le tome 4. On va dire, pour ne pas spoiler ceux qui n’ont pas encore lu, qu’un personnage masculin jusqu’à présent très hétéro décide soudain qu’un autre personnage masculin est bien à son goût et entreprend une tentative de séduction guère appréciée.

Je sais, c’est décevant, il ne se passe pas grand-chose de bizarre dans mon bouquin… Et vous, vous avez des scènes étranges ? Je suis curieuse :)

Nouveau prologue

Il m’aura fallu deux mois pour me décider à le coucher sur papier, deux mois avec l’idée en tête mais sans la motivation pour l’écrire (et pourtant, c’était pas très long). C’est maintenant chose faite, j’ai ENFIN réécrit le prologue du tome 1. Réécrit n’est pas le mot, j’avais basculé une partie du chapitre I en prologue, ce qui n’était pas une bonne idée vu que c’était beaucoup trop long.

Maintenant, j’ai un prologue plus adapté, 700 mots, une page Word, et je vais pouvoir remettre le premier chapitre à sa place après quelques modifications. Pour l’instant, j’en suis assez contente. Si ça se trouve, dans deux jours, je dirai qu’il est pourri, mais là il me convient.

On m’avait en effet fait la remarque très judicieuse que mon prologue était trop long. Je pense que le remplacer était la meilleure chose à faire.

A découvrir bientôt, je l’espère… (et non, toujours pas de réponses d’éditeurs… c’est les vacances ^^)

Six conseils pour écrire de la science-fiction…

Ou pas. Analysons un peu cet article :

Ce que veulent les lecteurs de science fiction, c’est avant tout être surpris.

Ce qui est original, car les lecteurs de fantasy, de fantastique, de littérature générale, de thrillers, eux, ce qu’ils veulent, c’est s’ennuyer comme un rat mort pendant tout le bouquin. Ça commence bien.

La fantasy s’intéresse au passé et au magique. Tandis que la science fiction s’intéresse à la technologie, ses promesses et ses problèmes. N’oubliez pas que les lecteurs sont exigeants. S’ils pensent que vous ne maîtrisez pas le genre, ils ne dépasseront pas le premier chapitre…

Assez réducteur pour la fantasy, tout de même. J’espère que l’auteur de ces conseils maîtrisait la SF mieux que la fantasy ou l’image qu’il en a. Et puis d’abord, c’est quoi, « maîtriser le genre » ? Dès le départ, faut-il noyer le lecteur avec des termes techniques et du jargon scientifique pour faire style « attention, ici, c’est de la SF, t’as vu, lecteur ? Premier chapitre, et j’ai déjà balancé deux lois de physique, un nom de Nobel, un ustensile avec un nom à la mords-moi-le-noeud, je maîtrise le genre !!! ».

En matière de récit de science fiction, l’idée est plus importante que l’intrigue ou même les personnages. En effet, ces derniers existent surtout pour aider à rendre l’idée plus dramatique. Quant à l’intrigue, elle sert à propulser le lecteur dans l’histoire construite autour de l’idée centrale.

Chers écrivains de SF : pas la peine de vous embêter à créer des persos cohérents et approfondis, les lecteurs de SF sont des veaux qui sont juste bons à avaler de l’intrigue, faudrait pas en plus de tout ça leur donner des persos auxquels ils peuvent s’identifier. Compris, Herbert ? Tes persos, ça servait à rien de les développer, les lecteurs s’en foutaient, c’est pas pour ça qu’ils ont aimé Dune.
Et puis c’est pas pour dire, mais « l’idée est plus importante que l’intrigue ». Je veux bien, mais… Tout a déjà été fait ! Il faut quand même se concentrer un peu sur l’intrigue si on veut attirer le lecteur !

Votre idée centrale doit comporter un conflit qui demande à être résolu. L’expression de votre idée doit ainsi pouvoir commencer par : « que se passerait-il si … ?

Ou alors, vous pouvez aussi faire complètement autre chose et écrire quand même un très bon roman. Un de mes romans de SF préférés, c’est Rendez-vous avec Rama, d’Arthur C. Clarke. Je n’ai pas vraiment eu l’impression qu’il y avait un conflit. Mon roman fétiche ? La nuit des temps, de Barjavel. C’est marrant, j’ai pas eu l’impression qu’il y avait un conflit non plus. J’ai plutôt eu l’impression qu’à travers des personnages fouillés, Barjavel nous faisait découvrir un univers.

Vous devez considérer votre lecteur non pas comme votre allié, mais comme votre adversaire. Ne lui montrez pas votre jeu trop tôt. Et sachez que si votre récit est un jeu avec votre lecteur, ce dernier ne sera réellement satisfait que s’il perd…

Donc s’il ferme le bouquin et se dit, dépité « franchement, ce bouquin, j’ai rien compris du tout, l’auteur allait dans un sens, pour finir complètement à côté », c’est un succès ?

Ces conseils, même si je les trouve un peu « fourre-tout » et atrocement réducteurs, sont tout de même meilleurs que ceux sur « écrire son premier roman« . Cela dit, la SF, ce n’est pas que ça, et heureusement. (ou alors ce n’est que ça et tout ce que j’ai lu jusqu’à maintenant était mal étiqueté ?)

Mes conseils à moi (conseils d’une auteur non publiée qui a choisi de s’enterrer dans son trou avec sa saga familiale de SF, qui renverse tous les critères de la SF nommés ci-dessus) :

Ce que veulent les lecteurs de SF, c’est ce que veulent tous les lecteurs : être pris dans une histoire, vivre un moment « hors du temps », changer d’air. Méritent-ils des personnages en carton-pâte vides de toute personnalité ? Des personnages dont, à part le prénom et peut-être l’âge et la couleur des cheveux, on ne sait rien ? Des personnages qui ne sont que l’excuse pour faire découvrir un univers ? Je ne sais pas. Je pense qu’on peut aussi faire découvrir un univers en ayant des personnages fouillés, cohérents, réalistes. D’ailleurs, Herbert est un très bon exemple : il a créé l’univers de Dune, mais on n’a pas l’impression que les personnages ne sont là que pour nous y balader. On s’attache à eux, on en vient à comprendre leurs actions, à se poser des questions sur leurs motivations.

Maintenant, je vais vous dire ce que moi j’ai fait (comme je l’ai précisé, je ne suis pas publiée, et j’ai fait un truc bien spécifique, assez osé, mais qui a trouvé son public) : ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai une formation scientifique (master en biologie, avec pour spécialité la génétique du développement, et plus précisément la formation de la main chez la souris et les gènes impliqués dans la polydactylie. Pourquoi je précise tout ça ? Vous allez voir). Je suis passionnée d’informatique, de psychologie, de médecine, et de génétique aussi, évidemment. J’aurais pu créer un monde décrivant les dérives de la génétique, mais on ne va pas dire que c’est l’idée qui révolutionnera le genre. J’aime beaucoup la science-fiction, mais seulement celle de type hard science, du genre de Michael Crichton, Arthur C. Clarke ou Carl Sagan. Ce que je regrette dans la SF en général (et je dis bien en général), c’est justement qu’on a l’impression que l’auteur n’a écrit un roman que pour présenter son univers ou son idée. Or, moi, l’univers, je m’en tape. Ce que j’ai envie de voir, ce sont les personnages. Leurs réactions. Leurs émotions. Leur implication par rapport à ça.
J’aimais aussi beaucoup les romans plus psychologiques, voire parfois un peu romancés, d’ailleurs ceux qui ont lu l’entrée sur les futures couvs de mes bouquins ont pu voir que j’étais une fan de Virginia Andrews.
Mon idée ? Virginia Andrews et Michael Crichton font un gosse. (attention, je parle juste de la thématique, je ne prétends pas avoir leur talent, paix à leur âme) Une saga familiale, donc quelque chose qui est normalement réservé à la littérature générale, dans un monde qui n’a rien de bien original, mais qui traite de thèmes bien tangibles. Du coup, je suis heureuse, j’ai tout ce qu’il me faut :

– des persos bien soignés, bien fouillés (peut-être trop, diront certains), très réalistes malgré leurs particularités. Ok, ce sont les produits d’expériences génétiques visant l’amélioration de l’espèce humaine, des sortes de soldats parfaits, sauf que… Ce sont des êtres humains. Avec leurs failles et tout le reste. Et c’est pas parce que vous avez créé le gars parfait, brillant, charismatique, qui doit révolutionner le monde de l’informatique, que vous n’allez pas vous retrouver avec une pauvre tache qui déteste les gens et qui passe son temps devant la télé à bouffer des chips et à se plaindre de tout.

– de la génétique. Ben oui, embryons génétiquement modifiés, tout ça… Et puis je me suis fait plaisir, j’ai mis de la polydactylie, et là, j’avoue, c’était juste parce que j’avais envie (mais bon, je maîtrise le sujet, donc ça va bien, ça fait au moins un critère de rempli)

– de la psychologie. Faut dire que mes persos, il y en a plusieurs, ils ne sont pas complètement tout seuls dans leur tête, hein. Avec leur passé, forcément…

– de la médecine, de la science. Le Laboratoire, les DMRS, plus tard le Centre Hospitalier Alphien (5e tome et suivants).

– de l’informatique, avec Z’arkán, la Cort Corporation, et tous les risques liés à la centralisation de l’information et au monopole de Google d’une seule entreprise dans un domaine bien particulier.

Résultat ? Ce n’est certainement pas un bouquin qui rentrera dans les annales pour l’originalité de sa thématique, pour la richesse de son univers, pour l' »idée », mais je pense que c’est une saga qui peut plaire à beaucoup de gens, notamment à tous ceux qui fuient la SF à cause de ses persos carton-pâte et de sa ligne d’arrivée qui est « l’idée, l’idée, l’idée avant tout !!! Prends-toi ça dans la gueule, lecteur, je te balance encore un ou deux termes scientifiques pour que tu comprennes bien que je maîtrise le genre, je te fais tourner en bourrique pour que tu aies l’impression que je suis le maître du jeu ».

Sérieusement, il y a des gens qui n’aiment pas (ou disent ne pas aimer) la SF à cause de ça, alors que la SF, ce n’est pas que ça. Mais c’est clair que si un lecteur ne s’attache pas du tout à un personnage, pour peu qu’il apprécie de s’identifier à quelqu’un dans les romans qu’il lit, il va être déçu. Et il y a des gens qui ne lisent pas de SF parce qu’ils pensent que ça va être comme ça.

Je pense que catégoriser les genres avec des concepts, c’est un peu dommage. J’aimerais bien voir leurs conseils pour la fantasy, tiens :

– des dragons.
– des persos avec des noms à coucher dehors.
– de la magie à qui mieux mieux et rien n’est expliqué parce que TGCM (« ta gueule c’est magique »)
– des nains et des elfes.
– une quête.
– un univers dont on gave le lecteur dès la première ligne avec un prologue en italique qui parle des Dieux ou des Mages, ou autre.

Ah, ce n’est pas que ça ? Si j’avais su, j’aurais peut-être lu plus de fantasy, alors…

Le fantastique ? Allons-y :

– un vampire ou un loup-garou.
– tout se passe la nuit ou dans des endroits bien sombres.
– une vierge effarouchée (ou presque).
– une histoire d’amour impossible.
– des persos âgés de plusieurs siècles.

Mon impression sur la fantasy ? Ce sera une quête, dans un univers riche et fourni que l’auteur a mis des mois à créer, d’ailleurs il tient à ce qu’on le sache. Le fantastique ? Une histoire d’amour entre une jeune innocente et un vampire qui a l’air très méchant mais au fond c’est juste qu’il est incompris.

Voilà le problème des stéréotypes. Quand on parle science-fiction, pour peu qu’on n’aille pas interroger des amateurs du genre, on va avoir :

– des vaisseaux-spatiaux.
– des planètes inconnues avec plein de lunes et des anneaux.
– des extra-terrestres avec des noms imprononçables.
– des batailles dans l’espace.
– des gentils et des méchants. Les méchants, c’est toujours la grosse fédération des gros richtos qui oppressent les pauvres gentils (rebelles, d’ailleurs, sinon c’est pas drôle).

Je pense que se cantonner à des idées précises pour qu’une histoire rentre dans un moule, c’est un peu néfaste. Pour moi, la science-fiction, c’est :

– un roman qui parle de science et qui est une fiction.

Et voilà. Pas la peine d’aller chercher plus loin.

Les éditeurs, à mon avis, entretiennent aussi ces stéréotypes. Vous savez ce qu’on m’a dit pour mon bouquin ? « Ce n’est pas de la SF, proposez-le à une maison d’édition de littérature générale » Pourquoi ? Ben ça parle surtout de personnages, et l’univers est au second plan (ou alors c’est à chier et il n’a pas voulu me faire de peine).

Dès qu’on sort des sentiers battus, on se retrouve acculé dans un coin, on est la vis en trop du petit sachet plastique IKEA que quand on a fini de monter le meuble, on la regarde, on regarde le mode d’emploi, on se gratte la tête, et on se dit « bon, ben… celle-là, apparemment, elle servait à rien ».

Je comprends très bien l’intérêt de créer des collections, mais résultat des courses, un amateur de littérature générale n’ira pas traîner dans le rayon fantasy alors qu’il pourrait y découvrir des romans qu’il adorerait, un fan de science-fiction n’ira pas chercher du côté de la littérature fantastique parce que les vampires ne l’intéressent pas. Au lieu d’essayer de toucher un public plus vaste, on veut satisfaire le public actuel. (et on donne des conseils à la con pour être sûr que les futurs écrivains ne s’écartent pas non plus des sentiers battus)