extrait des liaisons presque dangereuses, de Luc Doyelle

Ses cuisses étaient moelleuses et tièdes comme deux petits pains sortis du four, et c’est tout naturellement que je pris sa main pour m’endormir comme un bébé. Elle ne l’entendait pas de cette oreille, et s’acharna à exercer des pressions sur ma paume pendant toute la durée du voyage. Pas moyen d’être tranquille dans cette voiture !

Le lendemain, sur la plage de l’Espiguette, alors que je demandais à la cantonade qui avait jeté des glaçons dans la mer, un drôle de poisson en maillot de bain se jeta sur moi pour me mordre les lèvres. Je ripostai avec courage. Le combat se termina par un match nul : soixante-douze points dans chaque camp. Une trêve fut négociée.

Élisabeth cachait fort habilement son jeu. Sous des dehors de jeune fille de bonne famille, grondait un tempérament de bohémienne. Elle vivait dans une caravane, à la lisière de Générac, et dansait tous les soirs le flamenco tandis que les Gipsy Kings jouaient Jobi, Joba à la guitare sèche. Tous les gars du village étaient là. Et Élisabeth, qui était simple et très sage, présumait que c’était pour voir les Gipsy Kings.

Un soir, je la rejoignis dans sa caravane. Après avoir essuyé deux coups de fusil du propriétaire des lieux[1], je m’engouffrai dans la roulotte moderne et repris mon souffle. Elle m’attendait, couchée, les bras ouverts. Je ressentis le besoin de prendre une douche.

(Le paragraphe suivant a été censuré par le Comité catholique des jeunes lecteurs de la paroisse de Jouy-sur-Yvonne. Veuillez nous excuser pour le désagrément.)

Nous nous promîmes monts et merveilles. Surtout des monts, car ma passion du ski était encore très forte. Je repartis pour le Jura, et il ne fallut pas longtemps pour que je décide de kidnapper mon employeur pour qu’il déchire le contrat de cinq ans qu’il m’avait fait signer le jour de mon embauche. Élisabeth avait empoché un diplôme d’ingénieuse, spécialité eaux, boues, sulfure d’hydrogène, rouille et autres sympathiques oxydations de tuyauteries. Elle était partie traîner ses sabots en Lorraine, et j’en profitai pour m’enrôler comme infirmier à Sarreguemines, en unité pour malades difficiles, catégorie Musclor, la prime de risque de 595 francs en témoignait sur mon bulletin de salaire. L’expression « malades difficiles » ne signifiait pas que les patients trouvaient la nourriture mauvaise, mais plutôt qu’ils auraient tué père et mère pour une cigarette. Certains, d’ailleurs, en étaient passés par là. Environ la moitié de la population hospitalisée, pour être précis. L’autre moitié était composée de psychotiques particulièrement imprévisibles, et tout l’arsenal thérapeutique était utilisé à seule fin de prévoir l’instant où l’un d’entre eux nous planterait un cure-dent entre les omoplates, les couteaux et fourchettes étant naturellement prohibés en ces lieux. Aussi, chaque fois que je croisais un patient se curant les dents, je me positionnais mentalement en garde, le poil hérissé, prêt à lancer mon uchi mata. Le patient le plus spontané, dans son genre, se prénommait Abdel et écrivait à ses parents, toutes les deux semaines, la même lettre :

Chers parents,

Je vous écris cette lettre pour vous demander si tout va bien et que moi aussi.

Envoyer moi au plus vite un radiocassette de marque AIWA.

Je vous embrasse,

Abdel

Les parents ne répondaient jamais, ce qui agaçait Abdel, qui passait alors le temps à fracasser des vitres de sécurité de dix centimètres de large, avec son front, puis à s’ouvrir les veines par l’ouverture pratiquée, histoire de vérifier s’il possédait, comme les autres, ses six litres de sang. S’il est vrai que la musique adoucit les mœurs, l’on pouvait observer que l’absence de musique provoquait l’effet inverse. Le cœur brisé par tant d’indifférence familiale, Abdel succomba à une crise cardiaque au cours de son ultime séance de casse frontale.


[1] Il est très difficile d’essuyer un coup de fusil. Cela demande une grande vivacité, ainsi qu’une précision hors norme.

40 réflexions sur “ extrait des liaisons presque dangereuses, de Luc Doyelle ”

  1. @ Ness
    Tu es pourtant très moderne, mais tu te laisses entraîner dans le sens inverse de l’histoire, comme celui qui regarde dans le rétroviseur.
    Luc utilise un four à micro ondes pour réchauffer ses petits pains du petit déjeuner !

  2. quand je retire mes petits pains du four, ils sont toujours tièdes, car je les réchauffe à 80 degrés, et leur température extérieure ne dépasse pas les 55 degrés. Je peux donc les prendre à pleines mains.
    Demain, je vous ferai un cours sur le tiramisu.

  3. Moi, je lis un truc et lorsque je tombe sur une bizarrerie à la première ligne, je le dis. Après, chacun fait ce qu’il veut. Mais une fille tiède, c’est dommage.

    Bref, la question du travail éditorial hors édition classique se pose toujours.

  4. Pour compléter l’intervention de Ness, et avant de vous livrer ma recette du tiramisu, je propose un petit traité de thermodynamique. J’aurai pour cela besoin de deux ingrédients :
    -Un individu humain de sexe féminin, que nous appellerons Rita, pour plus de commodité.
    -Un thermomètre de type médical.

    Le sujet d’étude, en l’occurrence Rita, est un individu dit homéotherme. En effet, Rita possède, à la base de son cerveau, une région appelée hypothalamus, dont la fonction est de réguler les échanges avec l’extérieur. Ainsi, elle peut maintenir une température de 37° Celsius (ou 310,15 Kelvin, au choix) au cœur même de son anatomie.
    Procédons à l’expérience suivante. A l’aide du thermomètre, effectuons une mesure de température sur le corps de Rita. Plusieurs localisations sont possibles, pour cela, reportez-vous aux travaux dirigés N° 134 qui ont connu une affluence record la semaine dernière (aucune absence consignée, je vous en félicite).
    Les résultats de ces TD sont sous mes yeux, je constate que Rita affiche réellement une température interne de 37°C, de même que 33°C à la surface de la peau.

    Maintenant, plaçons Rita à proximité d’un individu de même espèce, mais de sexe opposé, que nous appellerons Charles-Edouard, pour plus de commodité.
    Que constatons nous ? La température de Rita s’élève d’environ 0,5°C (voir le TD 134, partie 2) en interne, mais également en surface, soit respectivement 37,5°C et 33,5°C.
    Cela est dû, à une activité anormalement élevée de l’hypothalamus de Rita, qui, comme chacun le sait, régule également la production d’hormones sexuelles.

    La conclusion est la suivante : en présence de CE (Charles-Edward), Rita devient « chaude », pour reprendre l’expression de la majorité des adolescents (auquels il faut ajouter un certain nombre d’adultes ayant oublié de mûrir sur le plan de la fantasmatique). Mais cette prétendue chaleur est en réalité une simple tiédeur, car, vous pouvez toucher Rita (si, si, faites-le, vous ne craignez rien), vous ne vous brûlerez pas les doigts à son contact.

    Merci pour votre attention. La semaine prochaine, nous étudierons la progression du spermatozoïde en milieu aqueux à PH neutre. Pensez à rapporter un échantillon dans l’éprouvette que je vous remettrai à la sortie.
    Bonsoir.

  5. @ Ness

    C’est une question freudienne que tu soulèves là.
    Tu sais très bien que certains membres des lecteurs réagissent dès qu’on parle de cuisses au deuxième mot d’un texte, quel qu’il soit, même s’il s’agit de celles de Jupiter.

  6. Sauf s’il s’agit de cuisses de grenouilles.
    A moins de s’appeler Robuchon, qui se jette sur le première gousse d’ail au moindre son de batracien agonisant.

  7. ça m’angoisse, quand je poste un commentaire, j’ai un compte à rebours qui s’affiche, avec les secondes qui défilent.
    j’ai l’impression que mon commentaire va s’auto-détruire à la fin du temps, comme dans Mission Impossible…

  8. C’est le temps qui vous reste pour faire aisément une modification.
    Par contre, comme vous êtez l’auteur du billet d’origine, vous pouvez modifier/modérer tout commentaire de votre fil.

  9. Effectivement, JP a raison. En tout cas, que de polémique pour cette première phrase ! Luc, je crois que tu as eu bien raison de l’écrire ainsi, ton post va bientôt passer dans les posts les plus commentés du blog, et ton roman va exploser la barre des stats google ^^

  10. Non, Vanessa, Ce n’est pas un éditeur classique. Je ne sais puisque j’ai très activement participé à l’édition du roman d’Hervé Croënne. C’est un imprimeur à la demande, qui n’investit pas dans la publication : pas de travail de correction, pas de travail éditorial, etc.

    Ceci dit, j’aime bien chercher la petit bête. Après tout, ces livres sont vendus au même prix que ceux de Proust et il faut bien les comparer à ceux des maîtres. Au delà de cet adjectif (à mon avis) maladroit, il y a la question du laxisme éditorial rendu possible par ce genre d’édition. Ce phénomène va sans doute s’accentuer dans les années à venir surtout si les afficheuses de .pdf se répandent.

    Il paraît que c’est un phénomène franco-français. Je n’ai pas encore vérifié, mais à ce que je lis ici et là, c’est particulier à la France, que tout le monde veuille être lu et personne ne veut lire. C’est donc un phénomène intéressant.

    Quand à la polémique sur ma remarque inititale, il ne tenait, évidemment, qu’à vous de ne pas la lancer.

  11. Je ne savais même pas qu’il y avait une barre de stats google…

    François : jolie, ta pirouette.

  12. François, dans un premier temps, j’avais décidé de ne pas répondre à ta réflexion au sujet de mon éditeur.

    Mais après réflexion, je ne peux pas te laisser écrire des âneries sur ce blog. Il est censé être lu par un certain nombre de visiteurs, et je ne veux pas qu’ils se laissent tromper par des propos venant de quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle.
    Ce n’est pas parce que tu as travaillé sur le manuscrit d’Hervé que tu en sais plus qu’un autre sur le fonctionnement de cet éditeur.

    Je ne vais pas le défendre bec et ongle, je reconnais que son travail était loin d’être parfait, mais il a rempli son contrat.
    la correction de mon manuscrit a été faite, certes avec des lacunes, le correcteur a laissé traîner quelques fautes, il m’en a même rajouté une qui n’était pas dans le manuscrit original. La correction s’est faite sur deux ou trois semaines, à raison de trois ou quatre aller-retours.

    Imprimeur à la demande? Non, sûrement pas. Amazon livre mes romans en 24h chrono, ce serait impossible en impression à la demande. Certes, le stock n’est pas très important, mais Amazon est ravitaillé en permanence. Il n’y a pas de rupture de stock.
    Le stock initial a été au moins de 100 exemplaires, c’est moins que dans une édition offset, mais cela permet, en impression numérique, d’assurer une durée de vie quasi illimitée au roman. En offset, on en sort 500 d’un coup, puis on les passe au pilon s’ils ne se vendent pas.

    Le travail de promotion n’est pas celui d’Albin Michel, mais il reste égal à celui de n’importe quel petit éditeur qui dispose de peu de moyen. Il n’y a pas de surprise, je savais en signant que j’allais devoir assurer la plus grande part de la promo. Et même chez Albin Michel, quand on ne s’appelle pas Amélie Nothomb, on peut ramer pour avoir de la promo.

    voilà en gros. Il faut faire très attention, la méconnaissance est source de bien des excès de paroles ou d’actes. Avant de lancer des affirmations, il faut se renseigner, et pas seulement partiellement.

    Je ne répondrai plus sur ce sujet, ça n’a aucun intérêt sur ce fil.

  13. C’est toi qui le dit, Lucius, si l’éditeur imprime cent exemplaires, c’est comme si c’était à la demande : il n’a pas investi et, donc, n’est pas concerné par les ventes. Cent exemplaires, c’est ce que l’auteur peut vendre lui-même par relations. L’éditeur n’est donc pas concerné par ce qu’il propose.

    D’ailleurs quel éditeur réel peut ne proposer que des inconnus ? Aucun. Ce n’est donc pas de l’édition à proprement parler..

    Il faut aussi faire attention à la collusion d’intérêts, la tienne et celle de ton éditeur. C’est source de bien des excès, aussi, en paroles et en actes.

  14. @ Lucius,

    Je saisis votre réaction toute naturelle, et je l’apprécie, comme il se doit, et ce que je vais écrire maintenant ne vous concerne pas.
    Je souhaite revenir sur un problème majeur qui concerne ce blog.

    C’est celui de notre amie, Vanessa, il est tout récent et il doit se caractériser par le sérieux de ses participants, et encore plus quand il s’agit d’auteurs inscrits.
    N’oublions pas que Vanessa est occupée très sérieusement à la création de son nouveau site web, et que les radio/télé reporters vont bientôt se manifester, ainsi que les paparazzis de tout genre.
    Quant on connait ces fouinards là, on se doit de maintenir le sérieux dans ce blog.
    On est là pour coopérer, alimenter, et tout ça le plus sérieusement possible, sans allusion ni phrase à double sens.
    Il y a bien de la place ailleurs pour sortir des petits jets de fiel ou d’ironie, si on est tombé dans ce chaudron là, étant tout petit.
    Merci à tous de bien saisir le problème et de tourner sept fois ses doigts avant de taper sur le clavier.
    La rigolade reste possible, bien sûr, mais la rigolade de bon aloi, celle qui existe entre amis sincères.

  15. juste un mot, j’ai oublié de le rajouter
    un imprimeur ne fait aucune distinction entre les manuscrits et accepte tout.

    mon éditeur publie en ce moment une trentaine de romans, parmi les 500 manuscrits qu’il a reçus depuis l’été dernier.

    Et pour finir, après avoir été accepté, j’ai postulé pour faire partie du comité de lecture, donc ça fait 6 mois que j’évalue les manuscrits (enfin, pas tous, heureusement, je ne suis pas seul), et je peux affirmer que le travail de sélection est rigoureux. Pour chaque manuscrit, je remplis une fiche de lecture détaillée.
    Je connais pas mal d’auteurs qui ont été réfusés par le comité de lecture.

  16. oui, tout à fait, Jean-Pierre.
    Il faut faire très attention. nous ne sommes pas sur un forum où chacun peut se défouler sans penser aux conséquences.
    le dernier post de François me conforte dans cette idée, et je pense que Ness a un rôle à jouer ici.
    Il est très important que chacun se conduise en tant qu’adulte responsable, et n’utilise pas ce blog comme un Nième défouloir.

  17. @ Lucius,

    Je suis d’accord, mais pour Vanessa, nous sommes tous ses amis, donc elle n’interviendra vraisemblablement pas sur ces dérives-là.
    Elle en a déjà laissé passer une énorme, qui n’était pas du tout anodine, donc, c’est comme ça, il faudra faire avec.
    Le véritable et seul modérateur possible, c’est le bloc homogène que nous devons former, non pas pour couper des phrases, mais pour manifester notre mécontentement relativement à l’intéressé.
    Il atteindra vite ses limites, et se fera plus discret/absent, d’un seul coup.

  18. Ah, je vois qu’un bloc homogène est requis. M’étonne pas, il y a bien collusion d’intérêts. Jolie démonstration, messieurs, je vous félicite.

  19. En effet, je n’interviendrai pas dans vos querelles, je n’ai pas envie que ce blog soit le blog de la censure, ce n’est pas non plus un forum avec des modérateurs, je suis pour la liberté d’expression, et tant qu’il n’y a pas d’insultes, je ne censurerai pas les commentaires.
    En revanche, je tiens à préciser que les Nouveaux Auteurs ne sont pas seulement un éditeur à compte d’auteur, vu qu’ils font aussi du compte d’éditeur. Le livre d’Hervé a été publié à compte d’auteur, celui de Luc, non. (ou alors corrige-moi, Luc)
    Cela dit, après avoir vu le premier contrat proposé par LNA, je peux effectivement confirmer que ce n’est pas un éditeur traditionnel, au sens où on l’entend pour Albin Michel ou Gallimard.
    Notez que cela n’ôte rien à la qualité du livre de Luc, que j’ai beaucoup aimé et que je recommande vivement.

  20. @Luc : le sitemap XML de mon site est prévu pour mettre en « top position » les articles les plus commentés. Donc, plus l’article est commenté, plus il est jugé important.
    @François : pourquoi tu ne viendrais pas faire un article sur l’édition à compte d’auteur et l’édition à compte d’éditeur ?
    @JP : merci de ton soutien. Mais honnêtement, si les gens se tapent sur la gueule dans les commentaires, je ne pense pas que ça aura une incidence sur le « sérieux » de mon blog. J’ai choisi de ne pas censurer les commentaires, mais je ne veux pas non plus une ambiance de merde sur ce blog, pas plus que je ne veux une ambiance de « tout le monde est gentil avec tout le monde ». J’aimerais juste que les gens se respectent. Ce n’est quand même pas si compliqué, si ?

  21. Il existe plein de documentation sur les pratiques éditoriales. A quoi bon rajouter une entrée de blog sur un sujet déjà rebattu ?

    En 1975, il y avait trois compte-d’auteuristes, plutôt crapuleux. Le CALCRE a lutté courageusement pendant vingt-cinq ans contre ces abus. Aujourd’hui, le CALCRE a disparu et les compted’auteuristes sont inombrables, plus la version soft que représente les publieurs à la demande, genre LNA.
    A quoi bon argumenter ? C’est pisser dans un violon.

    Les écrivains se sont lumpenprolétarisés eux-mêmes, en chantant, comme les poilus de 14 sont partis à Berlin. Aujourd’hui, les auteurs acceptent de ne pas être payés. Belle réussite. Cela va empirer. De toute façon, il n’y a plus de lecteurs.

    Nous sommes dans un contexte d’Extension du domaine de la lutte, au sens de Houellebecq. Cf son premier roman, qui parle d’amour, mais la problématique est la même.

  22. merci Ness pour tout ce que tu fais.
    Mais mon objectif n’est pas de faire parler de moi à tout prix. Je suis assez discret dans la vie et sur les forums, et je tiens à le rester.
    Mon rêve serait que mon roman soit connu sans que j’aie besoin de me mettre en avant.
    Par exemple, j’ai été interviewé hier par la radio de Seine et Marne (mon département), j’y suis allé de bon coeur, mais ce n’est pas un exercice qui m’est facile.
    J’aimerais que mon roman suive les traces de mes photos. Si on cherche sur Google, je suis référencé sur plus d’une centaine de liens, mais à un moment, mes photos ont parlé pour moi. Je n’ai pas eu besoin de m’imposer.

    Peu importe que François raconte n’importe quoi ici. J’étais venu pour toi, pour profiter de la bonne ambiance que tu sais installer dans un groupe (j’ai toujours apprécié tes interventions sur les forums).
    Maintenant, je laisse la place à François, tout ce qu’il pourra raconter ici ne me concerne plus.

    salutation aux membres et aux futurs visiteurs.

    Luc

  23. Je te comprends, je suis moi-même un peu pareille. Même si j’ai l’air assez extravertie et très bavarde, au fond, je suis une grande timide. Et je dois me mettre des coups de pied aux fesses virtuels à chaque fois qu’il faut que je parle de mon roman.
    Malheureusement, c’est comme pour tout : si on ne parle pas de ce qu’on fait et si les autres n’en parlent pas, au final, personne n’en parle et ça reste dans l’oubli.

    @François : oui, tout a déjà été fait. Mais ça n’empêche pas d’en reparler, je pense.

  24. Bon, je commençais à m’intéresser à LNA, ça tombe bien… Je crois que je vais quand même tenter le coup. Après tout ça ne ressemble pas à « M…point com ».

    C’est mardi, tiens, ce soir je suis de boulangerie, et mes petits pains, eux, sortiront brûlants du four.

    Miam!

  25. JC, si tu es accepté par LNA, regarde avec Luc pour le contrat. Le contrat de base est un attrape-couillon, il a fait modifier le sien.

  26. JC, si tu veux, contacte moi en privé, ça évitera les infos parasites
    je ne ferai pas l’éloge des NA à tout prix, je ne suis pas actionnaire dans la boîte, je te donnerai les points forts et les points faibles de cet éditeur, tu pourras te décider en connaissance de cause
    lucius@free.fr
    pour nuancer les propos de Ness, ce n’est pas un attrape couillons dans la mesure où les clauses sont claires, mais il est vrai qu’au départ elles étaient nettement moins favorables à l’auteur. En discutant avec le boss, il y a moyen de négocier.

  27. @ Lucius,

    Il ne faut pas exagérer l’importance de la scène passée, le rideau est tombé, le grand spectacle de la vedette américaine est terminé.
    Reste avec nous, et participe comme tu sais bien le faire, c’est tout ce qui importe.
    Après un coup raté, un vilain méchant s’en va tout seul, ou met de l’eau dans son vin.
    Je sais, j’ai déjà donné (ailleurs).
    Allez, réponds à cet appel à la raison !

  28. oui, Jean-Pierre, j’ai discuté avec Ness, et je réserve ma décision pour plus tard.
    En ce qui me concerne, ça ne me pose pas de problème, je n’ai pas un ego surdimensionné et d’ailleurs, au départ, j’avais pris cette histoire à la rigolade.

    Mais en deuxième lecture, je me suis rendu compte que la capacité de nuisance était importante, et une personne peut détruire en une phrase ce qu’une autre a mis des semaines à construire.
    Le lecteur moyen qui viendra sur cette page risque d’être plus réceptif aux messages négatifs, qui sont en grande partie infondés, qu’aux autres messages.
    De plus, les attaques ne m’étaient pas dirigées, mais dirigées vers mon éditeur. Je milite activement sur d’autres forums pour que des auteurs ne se fassent pas pigeonner par des arnaqueurs, du genre manuscrit.com ou société des écrivains.
    Mon éditeur n’est pas le meilleur (j’avais postulé chez Albin Michel et compagnie auparavant), mais 6 mois après avoir signé mon contrat, je continue à le croire honnête. En tout cas, il respecte à la lettre les termes du contrat, il envoie des exemplaires de mon roman à toute personne susceptible de m’aider (comme le journaliste qui m’a interviewé hier), bref, il réagit en temps réel, même si son action de promotion ne vaudra jamais celle des grands éditeurs. Il n’a pas accès aux chaînes de TV ni aux grandes stations de radio.

    Je pense qu’il ne faut pas se tromper de cible. Taper sur tout le monde n’a aucun intérêt, on connaît les arnaqueurs (la liste circule sur tous les forums)

  29. >>JC, si tu es accepté par LNA, regarde avec Luc pour le contrat. Le contrat de base est un attrape-couillon, il a fait modifier le sien.<<

    Bien, ça commence à sortir des placards.

  30. Mais ça, ce n’est que mon avis. Le contrat comportait des lacunes. Une fois remodelé, il était très bien.
    De toute manière, tu sais déjà ce que je pense de l’édition traditionnelle. Donc, même si Albin Michel me proposait un contrat, je le trouverais pourri aussi.

  31. Oui, mais Albin Michel sait vendre des milliers de livres dans n’importe quel domaine. Il parvient même à faire du best-seller avec du théâtre (Yasmina Reza, Eric-Emmanuel Schmitt), alors, ce genre de pourriture, c’est comme pour le Montbazillac, ça se supporte.

  32. Mouais. En même temps, je suis sûre qu’Albin Michel a aussi pléthore d’auteurs inconnus au bataillon dont ils ne font pas la promotion et dont les invendus passent au pilon.
    Mais bon, de toute manière, si un éditeur fait correctement son boulot, je pense qu’on ne peut pas le lui reprocher. Apparemment, l’éditeur de Luc remplit sa part du contrat, c’est le principal.

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