Ce roman aura ma peau

Je viens de terminer le chapitre IX-5, et j’ai bien cru que ce chapitre resterait éternellement inachevé, depuis le temps qu’il traînait sur mon ordi. Enfin, j’y ai mis le point final et il est tel que je l’espérais, même si je me suis évidemment laissé emporter par l’action et que mon mini-plan s’en est trouvé mis à mal. Du coup, je finirai ce pan de l’histoire avec le chapitre X-5, ce qui me convient bien aussi, parce que ça fait un chiffre rond.

Ce chapitre s’inscrit directement dans la lignée du chapitre charnière dont je parlais il y a quelques semaines : beaucoup de personnages à gérer, une action pas très présente car tout passe sous forme de sous-entendus et de rapports tendus, d’atmosphère malsaine, etc. J’ai évité le dialogue Line contre Line avec soin, mais je ne m’estime pas sauvée, loin de là…

Bientôt, je vais devoir affronter LE défi de cette cinquième partie : Alpha. Que ce soit sous forme de planète ou de supermégalopole, Alpha est bien plus évoluée technologiquement que Lambda, et je vais devoir me livrer à une activité que je n’aime guère : les descriptions. Je ne veux pas non plus tomber dans le cliché de la ville-technologie, avec ses architectures arrondies, ses voitures volantes, bref, l’an 2000 tel qu’imaginé dans les années soixante (un cookie à celui qui me trouve la référence !). Star Wars l’a fait, le 5ème élément l’a fait, et sans doute plein d’autres auxquels je ne pense pas maintenant, mais si je peux éviter de faire une ville qui ressemble à toutes les villes du futur et à tous les clichés populaires, ce serait pas mal. Cela dit, je vois mal comment procéder, vu qu’objectivement, c’est un peu à ça que ressembleront les villes dans 400 ans, si l’homme est toujours sur cette planète.

Le fait d’avoir décidé de faire d’Alpha une simple capitale sur un autre continent au lieu d’une planète-mère éloignée m’enlève déjà une sacrée épine du pied : je n’aurai pas besoin d’expliquer tout de suite la manière dont ils passent d’une planète à l’autre ^^

En tout cas, je ne pensais pas dire ça un jour, mais je serai drôlement contente lorsque j’aurai bouclé la cinquième partie, parce que ça me permettra d’avoir un regard d’ensemble sur le premier cycle. Peut-être que je prendrai même quelques mois pour écrire un autre roman, qui sait ?

Ecrire une longue saga, c’est difficile, et surtout, ça n’aide pas à se diversifier. Cela dit, heureusement que j’ai les Enfants de l’Ô, parce qu’avec ma maladie, je ne vois pas trop comment je pourrais me lancer dans d’autres écrits. Là, les personnages et l’histoire sont tellement bien définis dans ma tête que j’arrive quand même à avancer un peu, malgré mes problèmes de concentration.

Le seul problème que je vois, c’est que la cinquième partie est d’une grande complexité et j’ai un peu peur de la gâcher en ne parvenant pas à avoir l’esprit suffisamment concentré sur tous les petits trucs auxquels il faut absolument que je pense. Quand je vois que j’ai de la peine à écrire une phrase et que l’estimation de cette 5ème partie tourne autour de 150’000 mots (c’est une estimation par la négative, il est plus que probable que la 5ème partie fasse 200’000 mots), je me dis, waooo, encore un très très long chemin à parcourir pour boucler ce premier cycle !

Allez, on va croiser les doigts pour que je ne meure pas avant.

12 réflexions sur “ Ce roman aura ma peau ”

  1. @ Ness
    J’ai le coeur trop fragile pour tenter de relire ta dernière ligne, courte certes, mais sans aucun emoticone associé.
    Amuse-toi bien aux Imaginales pendant quelques jours, c’est tout ce que je te souhaite au programme, l’oubli total du reste, y compris ton bouquin et tes personnages.
    Décompresse, marre-toi, fais la fofolle avec tes amis.
    Bon voyage et reviens nous avec plein de photos pour nous les commenter.

  2. Non, mais ne t’inquiète pas, je ne vais pas mourir tout de suite ^^ En tout cas, ce que j’ai n’est pas mortel (enfin, j’espère que non, et vu qu’on ne sait toujours pas vraiment ce que j’ai, j’extrapole).
    En fait, c’était surtout pour souligner que les Enfants de l’Ô est un roman interminable et que si je continue à foncer en rajoutant à chaque fois des trucs, je n’aurai pas assez de toute une vie pour terminer cette saga.

  3. Oui, bien sûr, je l’avais finalement interprété comme ça.
    Mais on a tous la preuve que tu sais également t’échapper de ce puissant aspirateur qu’est ta saga et nous proposer des écrits différents, dans d’autres horizons, avec d’autres approches de la narration.

  4. Tu l’auras compris, je parle sur le mode paternaliste invétéré/irrécupérable pour la patrie ON, chose que tu exècres par dessus tout :) et je te recommande de prendre de la distance, de changer de rythme et de genre littéraire, de te faire enfin plaisir en découvrant avec bonheur tes multiples facettes, et de t’éloigner de l’aspirateur qui trône dans tous les recoins de ton appartement.
    Tu auras tout le temps de poursuivre, bien plus tard, dès que tu auras réglé la finition du tome 1.
    Le simple fait d’écrire autre chose, autrement, ailleurs, aura de toute façon des retombées positives sur ton style et ton expérience, et donc un impact certain sur la manière dont tu reprendras les suites, dans quelque temps.

    Voilà, c’est dit, et en public en plus.

  5. @François : perdu, c’était les 2 minutes du peuple, de François Pérusse, un humoriste québécois. (ok, mes références sont pas top, je l’admets)

    @JP : ce n’est pas que je n’ai pas envie, c’est que je ne peux pas. Donc plutôt que de ne rien écrire, je préfère écrire les Enfants de l’Ô.

  6. Je croyais que c’était une demande de référence, pas une devinette, mais j’aurais dû me douter que cela serait trivial !

    Edit de Vanessa : j’ai édité ton post, parce que je ne voyais pas l’intérêt de ta remarque, à part envenimer les choses et lancer une dispute débile.

  7. Ah mais zut, t’as révélé la référence avant que je puisse crier la réponse du haut de ma très grande culture générale.

    J’ai pensé à toi récemment parce qu’après boréal, qui traitait surtout de science-fiction cette année, je me suis retrouvée à lire plusieurs textes avec de la colonisation de planètes, dont une très excellente novella (qui vient de gagner plusieurs prix). Mais bon il n’y avait pas de ville à la technologie super avancée, ou alors plus ou moins. Dans la novella, Sur la plage des épaves, la colonisation se passe très mal parce que la planète entière est recouverte de virus/microbes/bactéries hyper virulents, quoique sur l’océan c’est moins pire parce qu’on peut y survivre au moins trois jours sans protection. Et il y a un roman, La Taupe et le Dragon, où aucune des grandes puissances terriennes n’a voulu de la nouvelle planète potentiellement habitable parce que le deuxième soleil, l’oeil du dragon, a beau être un tout petit point dans le ciel, il dégage (?) quand même beaucoup d’ultraviolet. Alors ce sont les chinois qui ont décidé de la peupler, mais ils se sont endettés alors les autres puissances sont un peu fâchées.

    Oui je sais je suis incapable de rester sur le sujet, mais voilà, tu parlais de colonisation de planètes, alors…

  8. @François : c’était bien une demande de référence. Gad avait trouvé, elle. Et tu le sais, que mes références sont triviales, tu me connais.

    @Gad : en fait, j’ai pensé à toi quand j’ai écrit ça, j’étais sûre que tu trouverais. Mon copain aurait trouvé aussi, mais il ne vient jamais par ici.
    La planète dont personne ne veut ? Pas mal ^^ En même temps, dans le genre planète inhabitable et potentiellement invivable, il y a Dune, planète aride et ravagée par des tempêtes de sable, où la survie est une lutte permanente. J’avais adoré le concept.

  9. Dans le genre planète invivable, Solaris (roman de Stanislas Lem et film de Tarkovski) n’est pas mal…

    Justement, je te donne une référence chez Philip K. Dick, et tu ferais bien de faire fonctionner tes neurones avant que les miasmes du lac de G’nève et de la Gruyère réunis ne les enkystent définitivement !

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