Les Editions Hydromel

Après deux ans de travail acharné sur le projet, le site des éditions Hydromel a été révélé au grand jour hier soir. Une bien longue gestation, certes, mais justifiable non seulement par le nombre impressionnant d’obstacles et d’imprévus survenus lors de sa création, mais aussi – et surtout – par l’ambition affichée.

En effet, la maison d’édition (à compte d’éditeur) affiche une ligne éditoriale vaste et innovante (au sens propre, Hydromel venant à créer des formats de publication nouveaux) au travers de ses neuf collections – Romans, Recueils, Anthologies, Novellas, Le Laboratoire, Bandes dessinées, Mangas, Albums, Artbooks – ouvertes à tous les genres, la consigne étant simple ; l’originalité. Dans les idées, dans leur traitement, dans les images ; dans les personnages, dans les logiques. Hydromel

Mais Hydromel ne se limite pas à ça ; dans l’optique de proposer de nouveaux services à la communauté littéraire/illustratrice de la websphère, la maison annonce également, outre un forum déjà dynamique, un service de mise en ligne de textes aux auteurs dans un cadre d’échange de critiques et de lectures, plusieurs numéros de son webzine – Encre Dansante, sur le passage du papier – et d’autres sections à venir. En bref, un véritable désir de faire avancer le milieu de la petite édition et de partager dans la bonne humeur avec son petit monde.

Au programme de ces prochains jours ? Déjà, l’ouverture sous peu des soumissions de textes pour la majorité des collections. Puis, nécessairement, plusieurs appels à textes de rigueur – pour une anthologie et pour Encre Dansante, version papier. Ensuite, le dernier opus du webzine, longuement travaillé ; puis… ah! conservons quelques surprises, tout de même !

En tout cas, soyez les bienvenus : au plaisir de vous lire !

http://editions-hydromel.com

Décalages technologiques et culturels

Ayant vécu entre 1996 et 2004 de ma plume en tant que journaliste (critique de jeux vidéo, pour être précis), puis étant devenu auteur par la suite, j’ai souvent à cœur de défendre le fait, pour un auteur, d’être rémunéré pour chaque œuvre qu’il rédige. Il est bien établi de nos jours que demander de l’argent en échange de l’autorisation d’accéder à un contenu textuel, n’est pas une pratique courante sur le net. En tout cas, c’est un modèle économique très largement minoritaire par rapport aux sites et aux blogs où on accède « gratuitement » (entre guillemets car les frais d’hébergement et d’équipement entrent en ligne de compte) au texte et à l’information. Il s’agit là de ce qu’on pourrait appeler un fait culturel. Cet idéal du tout gratuit a conduit dans les dernières années de nombreux auteurs à proposer des textes, nouvelles et parfois romans dans leur intégralité, gratuitement. Il peut s’agir d’un choix tout à fait respectable et raisonné, reposant sur l’élaboration d’une œuvre en ligne avec le concours et les suggestions des Internautes. Il peut s’agir d’offrir à ses proches son travail littéraire. Là encore, rien à redire. J’ai moi-même fait l’expérience de mettre en disponibilité gratuite, durant une période d’un an, un recueil de nouvelles de science-fiction. A l’exception d’un site dédié à la lecture en ligne du nom d’In Libro Veritas, où le recueil a été pas mal lu, j’ai pu constater que le nombre de téléchargements gratuits n’était supérieur aux ventes physiques que dans un rapport de 60/40, et donc ne boostait pas la notoriété du livre autant que je l’aurais cru initialement. En faisant cette expérience, j’avais conscience de participer à cet idéal finalement assez fallacieux du tout gratuit, ce qui me mettait mal à l’aise. C’est peut-être une mentalité d’arrière-garde, mais j’ai toujours pensé qu’offrir des objets – fut-ce des objets intellectuels – à n’importe quel passant en dépréciait la valeur. Dans mon esprit, la masse d’œuvres gratuites présentes sur le Net, leur profusion a tendance à faire germer l’idée inconsciente que les textes poussent dans les champs qui bordent les autoroutes de l’information aussi naturellement que le blé dans nos campagnes.

Le problème, c’est que même pour faire pousser du blé, il faut de la main-d’œuvre. Il y a là un décalage entre la gratuité des œuvres et le travail qu’elles occasionnent. Un décalage culturel.

La même tendance à la gratuité existait déjà pour les morceaux de musique en téléchargement… à une différence notable près : avec l’arrivée des lecteurs MP3, les artistes ont commencé à avoir la possibilité de requalifier leur musique. Un morceau ne servait plus uniquement de décoration auditive à un site, mais pouvait faire office de produit d’appel pour tout un album qui viendrait occuper les mémoires des lecteurs MP3. Evidemment, la musique demeurant numérique, le piratage reste très tentant. Mais les chiffres (+16 % de vente de morceaux téléchargés en 2007) prouvent qu’une économie numérique de la musique est possible. La grande leçon, c’est qu’il aura fallu que des objets technologiques (les lecteurs MP3) naissent pour qu’un contenu immatériel dévalorisé regagne de la valeur.

Quel rapport avec le livre ? Eh bien cela tient en un mot, l’électrophorétique. L’électrophorétique, c’est la technologie de l’encre numérique qui rend possible la fabrication de lecteurs d’e-book (on peut aussi dire e-reader ou livrel) à des résolutions au moins aussi bonnes que les imprimés papier. Dans le numéro d’automne de la revue Médias, on nous annonce une baisse possible des prix des lecteurs d’e-books pour la fin d’année. On se situerait alors entre 150 et 300 euros pour un lecteur d’e-book capable de lire du .doc, du PDF ou du PRC (une technologie propriétaire inventée par Mobipocket). Toujours selon Médias, en Chine, la production de masse des fameux e-readers a déjà commencé. Quatre-vingt pour cent des éditeurs y proposent leur catalogue en version numérique. Le gouvernement chinois souhaite remplacer tous les manuels scolaires par des supports numériques à partir de 2012, pour des raisons à la fois économiques et environnementales.

En Europe, à Dresde, non seulement la société Plastic Logic a investi 96 millions d’euros dans la construction d’une usine, mais elle propose déjà un nouveau modèle d’e-reader grand format . Et en France, une expérimentation de prêt de lecteurs d’e-book s’est déjà mise en place à la bibliothèque universitaire d’Angers.

On est donc à l’aube d’une nouvelle révolution, qui devrait réduire encore plus drastiquement le nombre de journaux et revues papier, et augmenter le volume de leur version numérique. En contrepartie, on peut penser qu’il apparaîtra plus logique aux gens de payer pour quelque chose qui va approvisionner leur lecteur d’e-book, que pour l’accès à un simple site sur Internet. Il faut savoir qu’aux Etats-Unis, il existe déjà des formules d’abonnement à des journaux téléchargés à distance sur le Kindle, un lecteur d’e-book.

Michaël Dahan, co-fondateur du Bookeen rencontré au salon du livre de Paris 2008, se plaignait de l’absence de contenu numérique (moins de 10 000 livres français sont accessibles actuellement dans leur version e-book) pour ses machines. Un véritable paradoxe à l’heure d’Internet… Eh bien la bonne nouvelle, c’est qu’à l’image d’initiatives telles Babelpocket (librairie en ligne de vente d’e-books de Science-Fiction, Fantasy et Fantastique sans DRM), les auteurs ont désormais la possibilité de se regrouper et de proposer du contenu. Et de se faire, enfin, rétribuer pour ce qu’ils écrivent…

Le Livre sur la Place, Nancy

Ce week-end, direction Nancy pour le Livre sur la Place. Nancy, c’est la porte à côté, mais c’est tellement mal desservi que c’est quand même 6h de train à l’aller, 7h au retour (le train de l’aller, qui passait par la Suisse, ne circulait plus la semaine de mon retour…). Bref. J’ai trouvé une prise de courant à l’aller pendant tout le trajet sur Suisse, ce qui fait que j’ai passé… 6h à écrire. 3700 mots le vendredi, j’étais plutôt fière de moi. Mais là n’est pas le propos. Arrivée à Nancy à 18h, Thierry est venu me chercher, nous mettons sacs et valise dans sa voiture et nous partons nous balader en ville, où je découvre enfin LA fameuse place Stanislas (là où se déroulait, à l’époque, le Livre sur la Place, donc, mais maintenant, le salon se passe à côté) et ses portails en fer forgé recouverts de véritables feuilles d’or (et la bécasse que je suis a quand même insisté plusieurs fois pour savoir si personne n’était jamais venu gratter les feuilles pendant la nuit pour récupérer l’or. Bref, passons ^^). Une première prise de repères dans le chapiteau, que je trouve déjà bien rempli, et même si Thierry me dit que ce sera beaucoup plus peuplé le lendemain, j’ai du mal à réaliser. Nous tombons par hasard sur deux jeunes femmes à la voix extraordinaire, le Duo Dithyrambe, qui interprètent de manière lyrique des tubes de pop, de métal, de rock… Génialissime. Le vendredi soir très tard, sms de François, qui m’annonce être lui aussi à Nancy !

Le lendemain, nous sommes sur le salon en fin de matinée, un couple d’amis de Thierry nous rejoint, ainsi que sa meilleure amie Séverine, une fille super et pleine d’humour. Visite du salon, où l’affluence est déjà beaucoup plus importante, rencontre avec quelques auteurs, et surtout, avec la très très sympathique Agnès Abécassis. Je croise François par hasard, qui est sur le salon avec son fils. Je revois Thierry Serfaty, que j’avais rencontré à St Paul de Vence, et qui semble avoir passé ses vacances dans un pays ensoleillé, au vu de son teint et de sa mine radieuse. La rencontre qui me tient le plus à coeur, et curieusement, celle qui me stresse le plus, c’est celle avec Bernard Simonay, que j’aborde direct en lui disant que je l’ai détesté pendant des années. Il le prend très bien :)

Que je vous explique un peu la chose… Il y a des années de cela, alors que j’étais en 2nde, une amie qui connaissait l’ancienne version des Enfants de l’Ô me dit un jour « écoute, je suis en train de lire un livre, franchement, ça ressemble énormément aux Enfants de l’Ô, mais en mieux ». Moi, incrédule et persuadée que personne ne pouvait ne serait-ce qu’imaginer le début d’une histoire qui ressemblerait à la mienne (oui, j’étais naïve et persuadée d’avoir tapé dans l’originalité avec mon roman… ne vous inquiétez pas, j’ai grandi), je décide d’acheter lesdits bouquins et de les lire. Et là, catastrophe : en effet, l’amie n’avait pas menti… Non seulement ça ressemble énormément, voire même plus (personnages principaux à l’apparence identique, à l’histoire identique, au caractère très similaire… Histoire et monde similaires…), mais évidemment, c’est bien mieux. Cette histoire, je vous la conseille, c’est Phénix. Bernard Simonay l’a écrite avant ma naissance, et bien entendu, je ne l’avais pas lue et n’en avait pas entendu parler avant ce jour maudit ^^ Donc, voilà, j’ai détesté ce pauvre auteur qui n’avait rien fait et qui avait (et a toujours), il faut l’avouer, énormément de talent. Au fil des années, j’ai complètement transformé mon histoire, à l’exception des trucs inchangeables, et je pense que la ressemblance a été bien atténuée.

Je lui raconte cette petite histoire, il est très étonné, mais comme nous avons le même auteur adoré, à savoir Barjavel, je me dis qu’il n’est pas si bizarre de traiter les mêmes thèmes en ayant eu les mêmes influences. D’ailleurs, cela m’amuse beaucoup d’apprendre que lui aussi fait de petits clins d’oeil à Barjavel dans ses romans. Je prends une photo avec lui, mais déjà, il y a de plus en plus de monde, et il devient difficile de circuler ou de discuter avec un auteur ou l’autre.

Je me décide enfin à aller voir Mélanie Fazi, que je connais par certains forums et que j’ai vue déjà à deux salons sans avoir osé l’aborder. Elle est très sympathique (mais je n’en doutais pas) et j’hésite longuement avant de lui acheter un livre, car je ne savais pas lequel prendre. Sans se concerter, Thierry, Séverine et moi avons pris le même…

L’affluence devient intenable, les entrées sont « gardées » et les gens ne peuvent entrer que par petits groupes. Comme nous ne sommes pas idiots, nous entrons par les sorties latérales, que personne ne surveille, ce qui nous permet de faire de temps à autre un petit break, parce que franchement, c’est super sympa, ce salon, mais se faire bousculer de tous côtés et se perdre toutes les cinq minutes, c’est vite lassant.

Le soir, dîner dans un chouette resto cubain avec Agnès Abécassis, une fille formidable et très drôle que je suis heureuse de rencontrer enfin, vu qu’on m’avait beaucoup parlé d’elle (en bien, évidemment). Nous sommes tous un peu claqués, nous filons ensuite direction Place Stanislas pour voir l’étrange spectacle son et lumières, et à la réflexion, je me demande si ça valait la peine de rester dans le froid pour voir ça, et surtout, d’attraper une angine pour ça… Puis, nous partons, Thierry, Séverine et moi, au café des Artistes, où nous avons rendez-vous avec Henri Loevenbruck et quelques autres, sauf qu’on se loupe comme des bleus, et qu’ils sont en haut alors que nous sommes en bas… Bref, tout le monde est fatigué, on rentre au bercail.

Le dimanche, c’est la dernière journée du salon, et je pense, un peu naïvement, qu’il y aura moins de monde, que les gens vont préférer rester en famille, etc. etc. Que dalle. Il y a autant de gens que le samedi, voire même davantage. Je rencontre Tatiana de Rosnay et son collègue Eric Genetet, tous deux très sympathiques, puis nous retrouvons Marina Dédeyan, que j’avais déjà vue à St Paul et avec qui nous avions bu un verre la veille. Marina est vraiment géniale, nous parlons édition, autoédition, etc. C’est ce qu’il y a de fantastique dans ces salons : on découvre des auteurs qu’on ne connaissait pas et qui sont des personnes absolument fascinantes.

Une petite pose photo avec Henri Loevenbruck avant que tous les auteurs ne partent pour leurs trains respectifs, et hop, on suit le mouvement de foule hors du chapiteau. Gaufre, puis retour maison. Le voyage du lendemain est très, très, très long, mais je ne regrette pas d’avoir fait trois fois le tour de l’Europe pour me rendre à 400km de chez moi : Nancy, c’était vraiment génial, et j’y ai rencontré des gens fantastiques. Un spécial « big up » à Thierry, Séverine, Agnès et Marina !

Et maintenant, les photos :)

Rentrée littéraire aux Buttes-Chaumont

Et voilà la suite de la journée de samedi. Après notre fin de matinée / début d’après-midi à Compiègne, François, Carène, Jean-Christophe et moi nous rendons aux Buttes-Chaumont. Là aussi, il fait froid, mais au moins, il ne pleut pas (encore). Ambiance très sympa, je rencontre Eric Martini et la pétillante Rodica Pop, des éditions Glyphe. C’est l’occasion de discuter un peu avec un de leurs auteurs, Jean-Michel Calvez (STYx). Je retrouve avec plaisir Aurélia, des Editions des Mille Saisons, avec qui j’ai passé le mois d’août à échanger messages et MPs. La grande surprise de la journée, c’est Merlin, que je n’imaginais pas voir à Paris. Du coup, je le prends sadiquement en otage pour faire une photo sur ses genoux. Je fais de même avec Emmanuel Guillot, que je rencontre enfin et dont j’achète le recueil de nouvelles Espace et Spasmes.

Plein de gens sympas, à cette rentrée littéraire, et je regrette un peu d’avoir cédé à la tentation de me réfugier dans le café pour échapper à la nouvelle ère glaciaire qui sévissait dehors. A l’intérieur, c’est Disco et compagnie, une musique assourdissante qui empêche toute conversation normale et que les débiles de propriétaires refusent de baisser (et prennent un malin plaisir à monter à chaque remarque de notre part). Je dois donc hurler pour faire connaissance « en vrai » avec Anne-Laure Daviet, talentueuse écrivain et dessinatrice, dont j’avais déjà parlé il y a longtemps sur le site des Enfants de l’Ô. Elle est notamment l’écrivain derrière les aventures de Chloé Zinalla.

Nous partons ensuite manger en petit groupe, une soirée vraiment très très sympathique. Mais tout le monde est fatigué, et la soirée se finit relativement tôt. De superbes souvenirs, qui vont peut-être finir par me convaincre d’aller au festival d’Andrésy ou à celui de Sèvres… On verra l’état du portefeuille !

Salon des auteurs autoédités, Compiègne

Samedi matin, François et moi passons prendre Jean-Christophe Heckers, puis Carène Wood, et direction Compiègne, où a lieu le salon des auteurs autoédités. Ma première constatation : c’est loin. Ma deuxième : il pleut et il fait froid. Mais nous arrivons enfin. L’endroit ne paie pas de mine, et si ce n’était l’affiche sur la porte, on aurait pu se demander s’il s’y passait vraiment quelque chose.

Nous entrons, je traînasse derrière (en fait, je me suis immédiatement précipitée aux toilettes, comme une vraie femme que je suis (un passager m’avait dit un jour « les femmes, c’est des pisseuses. Dans l’avion, dès que la lumière des ceintures de sécurité s’éteint, toutes les femmes se lèvent et se précipitent aux toilettes ». C’est pas faux ^^)). Avant même d’entrer dans la pièce principale, je croise Bernard Fauren, que j’avais rencontré il y a deux ans au Festival de Romans. Nous discutons quelques minutes, puis je vais rejoindre les trois autres dans la grande pièce. Là, je rencontre enfin Carine Geerts, qui est vraiment super sympa (mais je n’en doutais pas !). C’est l’occasion de quelques photos. Je discute avec quelques autres personnes, et comme toujours, je me colle dans un coin avec quelqu’un, vu que je suis timide (je sais, on ne dirait pas, mais je suis une grande timide qui a vaincu sa timidité).

Ils ont pensé à tout, il y a même un buffet avec de la charcuterie, du fromage, du raison, des macarons (jamais goûté jusqu’alors, mais cette fois, c’est fait : je déteste), etc. J’avais amené mes fameux muffins banane-nutella, qui ont eu leur petit succès. Mais l’heure tourne, et nous quittons tout le monde pour nous rendre aux Buttes-Chaumont.

Première rencontre avec d’autres auteurs autoédités (bon, pas tout à fait, vu que je connaissais déjà François ainsi que Bernard). Bilan : l’ambiance est vraiment chaleureuse. Dommage que l’autoédition ait si mauvaise presse, car les visiteurs n’ont pas été légion.

Un grand merci à François pour toutes les photos !

A voir aussi :

Chapitre maudit

Ça y est, le chapitre maudit est terminé. Chapitre maudit ? Je m’explique.

Vous est-il déjà arrivé d’être passionné par un projet, mais dans ce projet, il y a une étape nécessaire, ennuyeuse, que vous n’avez pas la moindre envie de faire mais qui est indispensable à tout le reste du projet ? C’est un peu le principe du chapitre maudit.

Ayant été longtemps dans l’incapacité d’écrire (problèmes de santé), la cinquième partie a été commencée, puis arrêtée pendant de longs mois, puis recommencée lentement. Problème : dans ma tête, l’histoire s’est développée, avec pas mal de rebondissements intéressants, et je me retrouve à piétiner d’impatience tellement j’ai hâte d’arriver à la fin, sans doute les quelques scènes les plus palpitantes de l’ensemble du premier livre (ce qui représente plusieurs centaines de pages. Euh, ok, je vais être honnête. Plus de mille pages). Or, un chapitre nécessaire mais qui ne m’attirait pas plus que cela (sûrement parce que je savais déjà tout ce qui allait s’y passer) devait encore être écrit avant de pouvoir foncer dans les nouveaux rebondissements, les nouveaux développements de l’histoire.

Ça a été dur de me motiver, mais c’est bon, le chapitre maudit est clos.

Quelqu’un m’a dit « si ça ne coule pas, c’est qu’il y a un problème en amont ». Je me suis posé cette question, mais j’ai du mal à m’en convaincre. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait quoi que ce soit comme problème, à part évidemment ma propre impatience. Les lecteurs qui vont arriver sur le chapitre maudit ne se rendront compte de rien (en tout cas j’espère :) ça se trouve, je vais lancer un sondage « ce chapitre est-il le chapitre maudit ? » en haut de chaque nouveau chapitre publié ^^), mais moi, je suis obligée d’avoir une vision tritemporelle de l’histoire : passé, présent, futur.

Dans chacune des cinq parties des Enfants de l’Ô, il y a eu des chapitres maudits. Maudits, mais pas pour les mêmes raisons. Dans la première partie, mon chapitre maudit était le chapitre du procès, que François m’a très justement suggéré de virer entièrement (ce que je ne peux malheureusement pas faire, mais je vais faire au mieux). Dans la deuxième partie, euh… il y en avait un, mais ça ne m’a pas marquée. Dans la troisième partie, il y a eu un chapitre maudit, dont j’ai repoussé l’écriture jusqu’au dernier moment parce que je craignais de ne pas être à la hauteur. Je ne suis toujours pas sûre de l’avoir été, mais mes quelques bêta-lecteurs m’ont assuré que oui.

Je pense que, bien souvent, le chapitre maudit vient du fait qu’on ne maîtrise pas parfaitement le sujet que l’on aborde, ou, paradoxalement, qu’on le maîtrise trop, ce qui nous pousse à faire des raccourcis pas toujours clairs pour le lecteur (qui, lui, n’a pas passé une année à réfléchir à l’histoire) ou à perdre la spontanéité de l’écriture.

Et vous ? Chapitres maudits ou pas ?

Salon des auto-édités

Premier salon des auto-édités à Compiègne, à la Maison de la Famille, le 13 septembre de 10H à 18H.

 

Maison de la Famille,
1 Rue Normandie
60200 Compiègne

Compiègne se situe dans l’Oise, à 75km de Paris.

J’y serai aussi, mais en temps que visiteur. Je crois que certains auteurs de Brumerge y seront aussi, alors c’est l’occasion de leur rendre une petite visite !

Rentrée littéraire

Le samedi 13 septembre, de 14 à 20h, huit petits éditeurs indépendants vous invitent à découvrir leurs nouveautés de septembre dans le parc des Buttes Chaumont dans le bar Rosa Bonheur !

Un moment convivial pour l’amour des livres, en présence des auteurs !

Laissez-vous tenter à la découverte d’ouvrages différents et passionnant !

Avec les éditions ActuSF, Griffe d’Encre, Mille Saisons, Argemmios, Galaxies, Altal, Glyphe et Malpertuis.

Samedi 13 septembre, 14h-20h
Bar Rosa Bonheur, Parc des Buttes Chaumont
Avenue de la Cascade 75019 Paris

Métro : Botzaris (la plus proche) ou métro Ourcq (ligne 5).
En bus : lignes 48 – 60

J’y serai, et je vous encourage à venir si vous vous trouvez à Paris ce jour-là !

Back from the deads

Pas du tout bossé sur les Enfants de l’Ô ce mois-ci. Il faut dire que j’étais pas mal occupée vu que j’ai fait ceci. Ne vous méprenez pas, je n’ai pas créé une maison d’édition, j’ai simplement fait leur site :) Ils sont jeunes et sympas, pleins de motivation, alors allez leur rendre une petite visite et jetez un coup d’oeil à leurs ouvrages !

A part ça, il est plus que temps que je me remette à ma discipline de fer, et je ne veux même pas calculer le retard accumulé lors de ce mois à rien faire. Du coup, je fais table rase, et je décide de recommencer une série, cette fois à 1500 mots par jour.

Je commence donc dès demain. Evidemment, c’est aussi le retour du blog, et je vais m’efforcer d’être un peu plus présente. Les auteurs, si vous voulez vous lancer pour présenter un projet qui vous tient à coeur ou votre propre ouvrage, ne vous gênez pas, vous savez que vous avez quartier libre ici.

J’ai mis en ligne hier le prologue et le premier chapitre de la troisième partie des Enfants de l’Ô, si ça intéresse quelqu’un :)

Ah oui, et j’ai failli oublier : je vais bientôt entamer la phase de correction et de réécriture de certains passages. Je posterai sûrement un ou deux paragraphes avant et après correction ici, mais je pensais mettre le plus gros de mon travail de correction ici, dans une section protégée par mot de passe, à laquelle quelques-uns d’entre vous auraient accès (François, Chwip et Gyl de toute manière, et probablement Gaby, Gad et Lily également). Dites, les principaux intéressés… êtes-vous intéressés ?