« La lecture angoissée ou la mort du correcteur »

Je signale ici un très bon article de Sophie Brissaud, daté de 1998, qui éclaire le métier de correcteur et jette — malheureusement — une ombre sur son avenir, tant la correction semble devenue un souci mineur pour les maisons d’édition : cliquer sur « en savoir plus sur le métier de correcteur ».

(On est passé de quatre ou cinq lectures successives à deux seulement, quand ce n’est pas la seule préparation de copie qui est pratiquée ou parfois l’absence pure et simple de correction. Or, un unique correcteur ne saurait identifier toutes les fautes d’orthographe, de français et de cohérence qui parsèment un ouvrage. Qu’on ne s’étonne donc pas de trouver ce texte sur le site du syndicat des correcteurs !) 

2 réflexions sur “ « La lecture angoissée ou la mort du correcteur » ”

  1. Bonjour,

    Je suis déjà effarée de toutes les fautes de grammaire, orthographe et syntaxe que l’on retrouve de plus en plus souvent dans les articles publiés sur le net par exemple ou même dans les romans « papiers » (ce que je trouve vraiment inadmissible), que de penser qu’il n’y aura plus de correction approfondie des textes me pétrifie !

    Je ne prétends pas être parfaite, je fais moi aussi des erreurs, mais j’estime que des textes lus par des milliers de personnes se doivent d’être irréprochables !

    Je suis particulièrement exigeante avec mes enfants (cp et cm1) sur cette question et je ne vois pas comment leur donner le goût d’écrire correctement si nous retrouvons des fautes régulièrement dans les textes qu’on leur demande de lire. Au passage, la maîtresse de ma fille fait régulièrement des fautes dans les énoncés de devoirs qu’elle donne aux enfants, qui sont pourtant tapés sur un traitement de texte (avec correcteur) et photocopiés pour chaque enfant !

    J’espère que votre métier restera indispensable pour les éditeurs et je suis de tout coeur avec vous.

    Et désolée si il y a quelques fautes (ce que je n’espère pas !).

    Bon courage à vous.

    Cordialement.

    Bélisama

  2. Ah ! les fautes sont malheureusement du domaine de l’involontaire. Cela n’excuse pas la politique actuelle des éditeurs : réduction des effectifs, salaires bas, statut de travailleur à domicile précaire, etc. Tu as raison de souligner que la qualité de l’écrit se dégrade en France : on pourrait donc penser que les correcteurs seront de plus en plus sollicités — ce qui n’est pas la tendance actuelle ! merci de ton soutien.

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