ME II : 3. Comment trouvez-vous les noms de vos personnages (ou des lieux, si vous écrivez à propos de lieux fictifs) ?

3. Comment trouvez-vous les noms de vos personnages (ou des lieux, si vous écrivez à propos de lieux fictifs) ?

Difficile de répondre… J’aime beaucoup le prénom Michaël, du coup, je l’ai utilisé dans le Sang des Miroirs pour un des persos principaux, et pour deux persos des Enfants de l’Ô dans sa version russe Mikhail (les persos en question sont russes). Sinon, j’aime bien ne pas trop m’éloigner des prénoms « connus », histoire de ne pas perdre le lecteur. Je trouve que les noms avec plein de h ou d’apostrophes dedans ont tendance à être plus difficiles à retenir que des noms plus « standards ». (allez, je vous donne un lien vers une planche de Boulet, que vous rigoliez un peu : Fantasy) Je suis partie sur des persos d’origine russe pour beaucoup, donc ils ont des noms russes. Genre Svetlana. Ou Ludméa, qui est une variante, évidemment, de Ludmilla (mais ses parents étaient des originaux). J’ai des prénoms anglais : William, John, Daniel, Helen, ou allemands : Katrin, Ernst… Les noms de famille, c’est pareil : russes, anglais, allemands, français. Rien d’inventé, ce sont des noms qui existent bel et bien. Borovitch, Lewis, Eisl, de l’Orme, Owen, Warner, Dortner…

Le prénom de Lúka est peut-être le seul qui a une histoire que je peux retracer : quand j’étais plus jeune, j’étais fan de la série Seaquest, et en particulier du beeeaaauuuu Jonathan Brandis (non, mais regardez-moi cette tête de beau gosse !!!

Jonathan Brandis

N’importe quelle jeune adolescente craquerait, n’est-ce pas ?)

Bref, du coup, j’aimais aussi beaucoup le prénom Lucas, et je me suis dit que j’allais créer un perso qui s’appellerait comme ça (mais avec une petite variante slave).

Pour les jumeaux Tio et Tia, qui sont là depuis la naissance de la saga, honnêtement, je ne sais plus du tout comment j’en suis venue à les appeler comme ça. Mis à part ça, je trouve leurs prénoms franchement pourris et très gnangnans, mais c’est le seul et unique truc qui rattache la saga actuelle avec l’ébauche que j’en avais faite il y a 16 ans, donc je les ai gardés et intégrés à l’histoire.

Ruan, Ludméa, Svetlana, Tio, Tia et Alicha étaient là depuis le départ, tous les autres sont arrivés après (y compris mon perso principal, Lúka, qui a été un rajout tardif).

Pour les noms de la famille d’Eaven, j’ai pris un peu plus de libertés : Yolan, Nato, Lyen et Kali (puis Maya, qui vient plus tard, et qui n’a rien à voir avec Maya l’abeille, mais dont le prénom est dérivé du prénom d’une de ses ancêtres, Mayi, qui vient lui-même du mois de mai (mayi, en russe)).

Line est aussi un ajout (très) tardif, et dans une ancienne version, elle était juste mentionnée comme la soeur de Lúka, je ne me rappelle même pas si elle était en vie ou morte depuis longtemps, mais bref, l’histoire a complètement changé. Au départ, elle s’appelait Eolina, à cause, bien sûr, d’Eole, le dieu des vents (j’aime bien les noms de dieux). Eolina est devenu Lina, puis Line.

Et après, pour des raisons liées à l’histoire, j’ai toute une flopée de prénoms dérivés de Line… Genre Lyen. Ou Lena. Et pour les autres, je me tais, je refuse de spoilier la suite ^^

Et il y a les prénoms bibliques… mais je n’en dis pas plus parce que pour l’instant, il n’y a que deux personnages portant ce genre de prénoms qui apparaissent dans le premier cycle, Eve et Saraï.

Et pour l’anecdote, mais j’en ai déjà parlé, pour les personnages secondaires ou qui ne font que passer par-là afin de mourir dans d’atroces mais brèves souffrances avant de traîner leur cadavre sur 50 mètres trois pages plus loin, après les avoir nommés Truc ou Bidule en attendant de décider de leur prénom et m’être retrouvée avec deux persos appelés Truc dans le même bouquin (et je ne vous dis pas la galère à la relecture), j’ai trouvé une bonne technique : si j’étais chez moi, je regardais autour de moi et je prenais le nom d’un auteur d’un bouquin qui traînait (il doit y avoir un ou deux auteurs de bouquins de biologie moléculaire ou de génétique dans le roman parallèle qui mettait en scène Yens et Okhanan et dont certains se souviennent peut-être), et si j’étais au boulot, je regardais les listes de passagers ou je prenais le nom de mon prochain passager s’il avait un nom qui pouvait correspondre (mais si je me retrouvais à enregistrer un Mr Chang, je n’allais évidemment pas appeler mon perso d’origine russe ou allemande comme ça). Et je crois que je viens d’écrire la phrase la plus longue de toute mon existence.

Pour les lieux, étant donné que je n’ai aucune imagination, je… Eh non, je ne dévoilerai rien sur mon nouveau premier tome :)

Allez, encore un peu d’eye candy :

Jonathan Brandis

(non, mais genre il était ami avec un dauphin. Un dauphin, quoi ! Raahhh, les crushs d’adolescentes… lol)

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