Tous les articles par Vanessa du Frat

Vanessa du Frat écrit depuis son plus jeune âge. Après des études de biologie passionnantes mais sans débouché réaliste, elle se trouve un boulot alimentaire (néamoins très intéressant) qui lui permet de continuer à vivre ses deux passions : l'écriture et le webdesign. Les Enfants de l'Ô, une expérience littéraire audacieuse et entièrement gratuite, est son deuxième roman.

Pseudo or not pseudo ?

Beaucoup de gens, en particulier les membres de ma famille, me demandent pourquoi j’ai tenu à utiliser un pseudonyme pour mes écrits. Pour certains, l’utilisation d’un pseudonyme signifie aussitôt que j’ai honte de ce que j’écris, ou que j’ai honte de mon véritable nom de famille. Ma mère, en particulier, doit probablement être déçue que je n’ai pas choisi de publier sous mon premier prénom. En revanche, je pense que mon père est assez content, car c’est lui qui avait choisi Vanessa !

Alors, pourquoi un pseudonyme ? Déjà, je vous recommande la lecture de l’excellent article sur les pseudonymes, sur le génialissime site « Jusqu’au dernier mot« , qui liste les raisons habituelles qui poussent un auteur à publier sous un autre nom.

Ce qu’il faut savoir, c’est que je me destinais au départ à une carrière en génétique, et que je comptais donc publier des articles scientifiques sous mon vrai nom. Je n’avais pas particulièrement envie que les gens fassent l’amalgame entre mes écrits professionnels et mes romans. Du coup, j’ai décidé de me créer un pseudonyme. J’ai ensuite choisi de ne pas continuer dans la recherche, mais bon, quand on travaille dans les sciences ou dans le médical, ce n’est vraiment pas commun d’écrire des livres à côté, pas comme quand on est prof ou quand on bosse dans le milieu littéraire.

Certains d’entre vous connaissent mon premier prénom. Il n’est pas moche, pas forcément ridicule non plus, mais il fait très « pseudonyme », justement. Et à force de me faire chambrer pendant toute mon enfance et au travail à chaque fois que je téléphonais à quelqu’un, je me suis dit que j’en avais assez ! Donc, deuxième raison d’utiliser un autre prénom.

Maintenant, pourquoi changer également le nom de famille ? C’est vrai, comme mon nom de famille est assez courant, j’aurais pu choisir de changer uniquement le prénom. Mais j’ai toujours rêvé d’avoir un nom de famille à particule, et puis, tant qu’à changer, autant tout changer ! Je vous fais grâce de l’origine sibylline du patronyme « du Frat », mais sachez qu’à la base, c’était surtout un délire avec ma meilleure amie.

J’ai longtemps hésité entre plusieurs pseudonymes, et pendant une période, j’avais même utilisé un autre prénom pour diffuser sur le net mon roman plus sombre, plus réaliste : le Sang des Miroirs. Ce même pseudonyme a été utilisé pour ma première publication papier. Ensuite, comme mon copain n’aimait pas du tout le prénom Andréa, j’ai changé pour Vanessa. (mais bon, de son côté, il aurait préféré mon premier prénom, qu’il doit être un des seuls à aimer, avec ma mère…)

Quand j’étais plus jeune, au lycée, je m’étais décidée pour mon deuxième prénom suivi du nom de mon grand-père paternel. Cela posait plusieurs problèmes : déjà, cela mettait clairement en avant mes origines italiennes, dont je me contrefiche complètement (c’est triste à dire, mais je ne me sens pas du tout italienne, même si la moitié de mes grand-parents le sont. D’ailleurs, je ne parle pas un mot d’italien). En plus, ça se terminait par un « a », comme Vanessa, donc question sonorité, on aime ou on n’aime pas, et moi, je n’aimais pas trop. Et surtout, au vu de la réaction de ma mère, j’ai compris que cela risquait de ne pas tellement plaire à mon père, à cause de différentes histoires de famille. Exit le patronyme italien.

Aujourd’hui, même si je le souhaitais (ce qui n’est pas le cas), je ne pourrais plus changer de pseudonyme, trop connue sous le nom de Vanessa du Frat. Si je me marie, j’en profiterai peut-être pour ajouter encore un patronyme derrière, parce que j’adore les noms à rallonge. Mais bon, ce n’est pas pour tout de suite !

Et vous, pseudo ou pas pseudo ? Pourquoi ?

La réponse de Cécile Duquenne, alias Gabytrompelamort, sur son blog d’édition !

Satané chapitre 8 (ou l’écriture d’un chapitre charnière)

Dans ma dernière entrée avant les deux sondages (d’ailleurs, c’est Alexandryane qui l’a emporté, désolée pour les fans d’Alexandrine et pour le fan unique d’Alexandrina), je disais avoir enfin repris l’écriture, après de très très longs mois sans la moindre ligne, à cause de mes problèmes de concentration. Il y avait également une autre raison : le chapitre dont j’avais commencé la rédaction n’était peut-être pas le chapitre le plus facile à écrire.

En effet, il s’agit de ce que j’appelle un chapitre charnière, c’est-à-dire un chapitre qui regroupe une bonne partie des personnages du roman et qui s’axe sur un événement pas forcément inattendu de l’histoire, mais qui marque clairement la fin de quelque chose et le début de quelque chose d’autre, pour plusieurs des personnages (dans mon cas : pour tous).

Ma première difficulté : quel point de vue privilégier, vu que mes personnages ont tous leur importance, et que je n’ai donc pas de raison d’en choisir un plutôt que l’autre ? Seconde difficulté : gérer tous ses personnages en même temps, sans que ça ne devienne un véritable fouillis. Troisième difficulté, et inhérente à mon roman en particulier : gérer des personnages qui ont le même prénom (bon, vous me direz, je n’avais qu’à être un peu plus imaginative)…
Comment faire ?

Lily me parlait avant-hier de son problème pour un dialogue qui impliquait deux hommes, et me demandait si je connaissais un autre moyen que « le blond » et « le brun » pour différencier les personnages (nous avons d’ailleurs déliré sur un texte qui mentionnait « le mordoré », sans nous rappeler d’où nous sortions ça, mais ça illustre bien le ridicule de cette méthode, à mon avis). Il y a évidemment « l’homme », mais quand ce sont deux hommes, ça le fait moyen. « le grand », « le petit », « le gros », « le maigre », « le bossu avec un oeil torve » ne sont pas terribles non plus pour faire comprendre au lecteur de qui il s’agit. Personnellement, si je lis un texte où l’auteur mentionne son personnage en l’appelant « le gros », j’aurais tendance à tiquer. Dans les autres moyens, nous trouvons quelque chose que j’utilisais beaucoup il y a quelques années et que j’essaie d’éviter aujourd’hui : « l’autre ». Moi, ça ne me choquait pas, mais ça choquait les lecteurs. Et je me suis dit que la personne qui avait utilisé « le mordoré » dans son texte n’avait pas dû être choquée non plus. Ça m’a décidé à éviter d’utiliser cette méthode.

Alors que faire ? Bon, déjà, vos personnages ont un prénom, ça peut être utile de s’en servir (s’ils ont le même prénom, c’est râpé). Pas trop souvent non plus, et rappelez-vous qu’à part dans les séries américaines débiles genre « Top model » (désolée pour les fans, s’il y en a), les gens ne sont pas toujours en train de s’interpeler par leur prénom quand ils discutent à deux, l’un en face de l’autre, seuls dans une même pièce.

- Oh, Charles, je suis si heureux de te voir ! s’écria Marc-Henri.

-Moi aussi, Marc-Henri, si tu savais ! lui répondit Charles avec fougue.

Le mordoré se leva pour saluer le châtain-clair-avec-des-reflets-ocre-sombre, tandis que l’autre lui ouvrait ses bras.

Evidemment, c’est ridicule, mais ça illustre bien mes propos. Donc, les prénoms, oui, mais il ne faut pas en abuser.
Rien ne vous empêche également de différencier vos personnages par leur manière de parler (sans tomber dans la caricature, et puis, on n’est pas dans Bienvenue chez les Cht’is).
Et le lecteur n’est pas non plus une nouille, il peut aussi identifier les personnages d’après le contenu de leurs dialogues ou vos descriptions. Si vous avez un personnage marié et un autre qui ne l’est pas, celui qui triturera machinalement son alliance est forcément le premier (à moins que votre perso marié ne porte pas d’alliance et que l’autre, qui n’est pas marié, en porte une pour faire croire qu’il l’est, mais après, ça devient un peu trop compliqué…). Si un de vos deux persos est assis sur une chaise pendant que l’autre est debout, celui qui va croiser et décroiser les jambes est le premier. Pas la peine donc de repréciser de qui il s’agit.

Je ne vais pas me la jouer plus longtemps « grand maître sioux », mais ça m’intéresserait d’avoir vos méthodes !

Après, si vous êtes suicidaire, vous pouvez écrire un chapitre avec deux personnages se ressemblant beaucoup physiquement, portant le même prénom, aimant le même autre personnage, étant habillés quasiment pareil, ayant plus ou moins le même âge, etc. etc. Oui, je sais, j’aime la complexité.

Pour le point de vue, j’ai résolu mon problème en choisissant un point de vue « tournant ». Perso 1, perso 2, perso 3, perso 4, perso 4, perso 3, perso 2, perso 1. Je trouvais ça plus original que de reprendre à « perso 1″ juste après « perso 4″. J’aurais aussi pu faire perso 1, perso 2, perso 3, perso 4, perso 5, perso 6, perso 7 et perso 8, mais je ne sais pas, j’ai eu pitié de mes lecteurs. C’était déjà assez compliqué avec quatre personnages. L’avantage, avec ce genre de point de vue, c’est qu’on peut utiliser deux méthodes :

  1. La méthode qui consiste à reprendre la même scène, vue de plusieurs points de vue différents, avec à chaque fois des éclairages nouveaux qui y sont apportés. D’ailleurs, on peut aussi se retrouver avec une même scène, qui aura l’air complètement différente à cause de l’interprétation du personnage dont on a pris le point de vue.
  2. La méthode qui consiste à faire avancer l’histoire, en profitant des points de vue tournant pour montrer ce qui se passe ailleurs. L’avantage, c’est qu’on a une vue d’ensemble, que l’histoire avance, et qu’on a également les interprétations des personnages.

Pour mon chapitre 8, j’ai utilisé la deuxième méthode, qui me plaisait plus, parce que mes personnages étaient séparés en petits groupes et que ça permettait au lecteur de voir davantage de choses.

Mais franchement, l’écriture d’un tel chapitre est difficile, parce qu’il faut veiller à ne pas perdre le lecteur dans les méandres des points de vue, des noms des personnages tous plus ou moins identiques, des relations entre les personnages, des liens entre les personnages (familiaux, par exemple), tout en faisant avancer l’histoire.

J’ai pratiquement terminé la rédaction de ce chapitre, mais je dois avouer qu’il m’a très longtemps fait peur. Je craignais vraiment de le rater, étant donné son importance pour l’ensemble du roman. Ce qui me bloquait, c’était clairement l’histoire des points de vue. A partir du moment où ce point a été résolu, je ne vais pas dire que le chapitre s’est écrit tout seul, mais ça a été beaucoup mieux.

Et vous ? Comment gérez-vous ce genre de choses ?

Encore des prénoms

Au vu du dernier sondage, le prénom Alexandrine remporte la bataille… MAIS : vu qu’une grande partie des gens trouvait les deux prénoms vraiment moches, je propose deux autres prénoms, et cette fois sans la possibilité de choisir « ces prénoms sont trop moches ».

Le sondage dure 24h, et cette fois, le choix sera définitif, que vous aimiez les choix ou pas :)

Comme toujours, vous pouvez vous lâcher et critiquer dans les commentaires. Je sais que les trois prénoms sont longs, c’est fait exprès. La personne qui va porter ce prénom est quelqu’un de très aristocratique, il est donc normal que son nom soit un peu snob.

Le prénom que vous préférez :

  • Alexandryane / Alexandriane (53%, 10 Votes)
  • Alexandrine (42%, 8 Votes)
  • Alexandrina (5%, 1 Votes)

Nombre de votants : 19

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Un petit sondage !

Certains d’entre vous le savent déjà, après une année de « feuille blanche », j’ai enfin repris l’écriture. Que je m’explique : non, je n’avais pas de blocage, je ne manquais pas d’inspiration, je n’ai pas eu l’angoisse de la page blanche, je ne me suis pas remise en question genre « tout ce que je fais c’est tellement nul, je vais épargner à la collectivité une horreur pareille », bref, la véritable raison, c’est qu’à cause de mes problèmes de santé, je suis incapable de me concentrer. Essayez donc d’écrire quand vous ne vous souvenez même pas du mot que vous venez de taper une seconde auparavant ! Essayez aussi d’écrire avec un réel problème de dyslexie (ce n’est pas vraiment de la dyslexie, mais je me retrouve à écrire d’autres mots à la place de ceux que je veux, genre « leurrent » à la place de « leur », « l’a » à la place de « la », « l’en » à la place de « l’an », « appelaient » à la place de « appeler », etc.).

Rien de bien folichon, mais j’avais tellement envie d’écrire que j’ai essayé de passer au-dessus. Très difficile. Très très difficile. Cependant, je me force (dites-vous que pour écrire mes entrées sur les blogs ou les forums, je passe environ deux fois plus de temps qu’avant, car je suis toujours obligée de revenir en arrière pour corriger les « faux mots »), vu qu’il faudra bien que j’écrive si je veux me retrouver un boulot un jour :eyes:

Bon, je ne vais pas vous abreuver plus longtemps des malheurs de Ness, et je lance donc The Sondage !

Pour vous faire participer un peu, je vais vous laisser choisir le prénom d’une des héroïnes des Enfants de l’Ô, sachant que vous la connaissez déjà (si vous lisez le roman), mais qu’elle est connue sous un autre prénom. C’est un truc vraiment anecdotique, mais bon, je me suis dit que ça vous ferait peut-être plaisir de participer un peu !

Il y a deux choix, deux prénoms que j’aime particulièrement (j’ai une fascination pour les prénoms en « lex », comme « Alexandre », « Alexis », « Alexandra », « Alexane », et par extension, « Axel », « Axelle »). Comme je n’arrive pas à choisir, je m’en remets à vous !

Le prénom que vous préférez :

  • Alexandrine (51%, 18 Votes)
  • Alexandria (26%, 9 Votes)
  • Aucun des deux, ils sont très moches (23%, 8 Votes)

Nombre de votants : 35

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Pour info, Alexandrine était le prénom d’une ex-collègue, quant à Alexandria, c’est le prénom de la fille dans Zork Nemesis, un jeu que j’adore !

Salon de l’Imaginaire – Nogent-sur-Oise

Au début du mois de février, j’ai passé quelques jours à Paris et j’ai assisté au salon de l’Imaginaire dans la ville de Nogent-sur-Oise, en tant qu’auteur du Quidam de l’Olibrius Céleste. C’était la première fois que je participais à un salon, et seulement la deuxième ou troisième fois que je m’y rendais, les précédentes étant de rapides visites au salon du livre de Genève. Mon verdict sans fioriture et sans hypocrisie : j’ai trouvé ça assez glauque, au final. Peut-être était-ce dû au manque d’éclairage de la bibliothèque ou au fait que les gens me paraissaient tous un peu coincés, mais voilà. J’étais très contente de rencontrer les gens de l’Olibrius : Raphaël (éditeur), Laure (auteur de Cavatines), Jessy et Merlin (comité de lecture) ; puis les gens de 5ème Saison, et surtout Krystal (éditrice) ; Sand, d’Eclats de Rêves ; les gens de Griffe d’Encre, ainsi que Nathalie Dau, d’Argemmios.

J’ai harcelé tout le monde avec mes cartes postales gratuites des Enfants de l’Ô, j’ai fait le plein de livres, et surtout, j’ai passé une excellente journée en compagnie de François et de Jean-Christophe. Voici quelques photos du salon, prises par François et moi :

Le soir, nous nous sommes rendus tous les trois à la soirée d’inauguration de l’Olibrius Céleste, un moment super sympa dont je parlerai bientôt !

Un peu d´histoire, ou pourquoi j´ai choisi l´autoédition

A chaque fois que je rencontre quelqu’un par le biais de mon roman Les Enfants de l’Ô, la question qui revient sans cesse est la suivante : « mais pourquoi tu ne l’envoies pas à un éditeur ? »

Difficile de faire comprendre à quelqu’un qui ne connaît pas forcément toute l’histoire des Enfants de l’Ô qu’on n’a simplement pas envie de passer par l’édition classique. Et même quand c’est quelqu’un qui me connaît depuis des années et qui connaît très bien toutes les étapes par lesquelles je suis passée, je me heurte à une profonde incompréhension.

Pour beaucoup d’écrivains et encore plus de lecteurs, la publication d’un roman en édition classique est LA finalité, celle sans laquelle un roman n’est pas un roman, un écrivain n’est pas un écrivain. Bon, soyons honnêtes, beaucoup de lecteurs ne font pas la différence entre de l’édition classique, de l’édition à compte d’auteur ou de l’autoédition, donc au final, s’ils ont une version papier pas trop « amateur » entre les mains, ils sont contents. Pour les écrivains, c’est différent : certains cherchent la reconnaissance de leur talent, d’autres voient la publication comme l’étape ultime du parcours d’un roman, une poignée de naïfs espèrent gagner leur vie avec l’écriture. Après, il y en a aussi qui se fichent pas mal de la publication de leur roman, parce que ce qu’ils veulent avant tout, c’est partager le plaisir de l’écriture avec des lecteurs. Je ne dis pas que ce n’est pas également le cas de la première catégorie, mais cette seconde catégorie n’a pas d’attente particulière vis-à-vis de la forme sous laquelle le roman touchera leur public.

Vous l’aurez compris, je fais partie de la seconde catégorie, celle qui se fiche pas mal d’obtenir la reconnaissance via une publication en édition classique et qui n’imagine pas un seul instant faire de l’écriture son métier (ou au pire sous forme de journalisme scientifique, mais ça n’a rien à voir). Voilà pourquoi, il y a déjà quelques années, je me suis lancée dans la publication en ligne.

A l’époque, tout ceci est parti de l’envie d’apprendre à faire un site internet, et de deux copines qui avaient elles aussi décidé de publier en ligne (Lolyka, par Clairwitch, Aska par Cryss — ces sites sont désormais fermés, et c’est fort dommage, car des ouvrages de cette qualité sont rares sur le net). Je n’écrivais plus depuis quelques années (manque de temps, manque d’envie) et j’avais abandonné les Enfants de l’Ô dans un coin de mon ordinateur, sans même imaginer que j’y reviendrais un jour. L’idée de la publication en ligne m’a amusée et voilà, c’est comme ça qu’est né le premier site des Enfants de l’Ô.

Le texte était vieux, bourré de fautes, tellement lourd qu’il n’aurait même pas eu besoin de pierres pour couler direct au fond du lac, les personnages avaient un mental de gamins de 8 ans, l’histoire était niaise à souhait, etc. Faut-il que j’en rajoute ou vous avez compris que c’était vraiment nul ? En même temps, j’avais écrit cette histoire à l’âge de 13-14 ans, et je ne l’avais que peu retouchée. La dernière correction datait de mes 16 ans, après quoi je suis passée à autre chose (un autre roman, terminé).

Néanmoins, j’ai eu un certain succès. Pourquoi ? Je ne me l’explique pas encore vraiment. Peut-être que l’âge de mes lecteurs de l’époque correspondait bien à cette version de l’histoire, peut-être que l’effet « novateur » du roman en ligne (je parle d’événements qui se déroulaient il y a 5 ans…) y était pour quelque chose, peut-être que vous, les lecteurs de la première heure, vous aviez vraiment mauvais goût, bref… Toujours est-il que j’ai retrouvé peu à peu la motivation et que j’ai écrit une suite à cette première partie, qui a été diffusée un temps sur le net, avant d’être remplacée par une toute nouvelle version de la première partie.

Bref, je vais abréger, je ne suis pas là pour réécrire les Enfants de l’Ô ^^ Les années passant, j’ai réalisé que la publication ne m’attirait pas (pour ce roman, en tout cas), pour toutes sortes de raisons, que je vais m’empresser de vous citer, sinon ce ne serait pas drôle :

  • les Enfants de l’Ô est une saga. Non seulement les sagas d’auteurs inédits ne sont pas franchement les pouliches préférées des éditeurs, mais dans le monde actuel où tout le monde veut tout faire vite-vite-vite, cet ouvrage se plaçait assez mal dans une optique de publication en édition classique de par sa longueur.
  • les Enfants de l’Ô appartient à un genre bâtard, qui n’est ni vraiment de la science-fiction, ni vraiment de la littérature « blanche ». Or, tout le monde le sait, la SF, c’est un peu l’enfant maudit de la littérature. (d’ailleurs, les Enfants de l’Ô s’appelait à l’époque les Enfants Maudits. Je devais être inconsciemment consciente (quelle belle phrase) de ce problème)
  • les Enfants de l’Ô est publié gratuitement sur internet depuis des années. Les éditeurs aiment bien publier des romans inédits, sinon, ce n’est commercialement pas très rentable.
  • je suis une chieuse de première, et je ne SUPPORTE pas les corrections si je les trouve injustifiées ou si elles dénaturent à mon sens l’histoire, le développement de mes personnages, l’ambiance, etc. J’ai publié plusieurs nouvelles, ça ne s’est pas toujours très bien passé (en fait, ça s’est très bien passé pour toutes sauf une), et je me suis rendu compte que jamais je n’accepterais de ne pas garder un contrôle total sur mon « bébé » (François, tu vas en baver :) ).
  • dans la lignée du point précédent, je suis une personne très dominatrice (paraît) qui aime tout faire elle-même (sauf le ménage ou descendre les poubelles, mais ça ne rentre pas dans le cadre de ce blog), et je veux garder un contrôle sur la maquette, sur l’illustration de couverture, sur la diffusion, bref, sur tout.
  • et pour finir, parce que tout cela m’amuse ! J’ai très envie de connaître le parcours d’un livre du début à la fin, et quoi de plus idéal pour ce faire que de se diriger vers l’autoédition !

Alors voilà, maintenant, vous savez (presque) tout sur ma volonté de publier les Enfants de l’Ô en autoédition. Aujourd’hui, à force de persévérance, les Enfants de l’Ô s’est fait une petite place sur le net, ce roman n’embête personne, il ne sera pas l’objet de déchirements entre divers clans, et je crois qu’au fond, les gens l’aiment bien, ce qui me comble de bonheur.

Les gens, merci. Grâce à vous, à votre soutien, j’ai renoué avec l’écriture, et vos petits commentaires ou messages concernant les Enfants de l’Ô me font un énorme plaisir. Au final, je crois que tout le monde y trouve son compte : je suis heureuse de partager mon roman, et vous aimez le lire (ou vous faites très bien semblant) !

Pages des abonnés

Les gens, maintenant que j’ai fait une page des abonnés, il faut en profiter pour mettre votre avatar et surtout, remplir votre profil avec vos liens, etc !

J’ai ôté l’affichage de l’email (même si celui-ci était crypté pour éviter les spams) et l’affichage du vrai nom. Ces infos sont toujours affichées pour les auteurs, mais si ceux-ci veulent que je les enlève, je peux le faire aussi.

Pour rentrer ces infos, connectez-vous simplement. Votre image n’apparaîtra pas tout de suite, c’est normal, j’ai encore quelques soucis avec l’affichage des images sur les pages « auteurs » et « abonnés », et je dois les transformer en jpg pour qu’elles apparaissent. Notez aussi que si tout se passe bien, votre image devrait se transformer en sépia. Parfois ça ne marche pas, et je transforme moi-même les images qui jurent trop avec les autres. Si ça pose un problème réel à tout le monde, je peux virer la transformation en sépia, mais je trouvais ça marrant, alors…

Promis, après toutes ces entrées sur le fonctionnement du blog et ces problèmes techniques à régler, je ferai un « vrai » article !

Nouvelle page

Et voilà, une autre petite modification de dernière minute : les personnes inscrites au blog ont maintenant un petit privilège par rapport aux personnes non inscrites. J’ai créé une page similaire à la page des auteurs, qui présente les abonnés.

Donc, je vous encourage à vous inscrire au site, et si vous êtes déjà inscrit, à remplir votre profil avec toutes vos infos !

La page des abonnés est accessible par l’onglet « A propos » du menu. Et pour s’inscrire, c’est par-là, ou tout simplement en cliquant sur le deuxième postit après avoir cliqué sur un post pour commenter. J’espère que ce n’est pas trop compliqué !

Quant à moi, je vais me coucher, je suis naze de chez naze, avec une migraine carabinée.

Petit tour d’horizon

Parce que ce blog est pas mal différent de ce qu’on trouve habituellement sur les plateformes gratuites (overblog, livejournal, et autres), quelques petites explications s’imposent peut-être.

Première chose : si vous pensez revenir souvent, inscrivez-vous ! Cela vous permettra de stocker vos informations, de rajouter une photo, et de ne pas avoir à remettre votre adresse email, etc. à chaque fois que vous voulez poster. A terme, il n’est pas non plus exclu que je fasse une page similaire à la page des auteurs, avec les inscrits.

Deuxième chose : en cliquant sur les écouteurs, vous aurez droit à un super lecteur mp3 mignon tout plein créé par mes petites mains habiles et à ma liste de lecture assez, euh, éclectique. Pas intérêt de critiquer, hein !

Troisième chose : si vous voulez que votre site apparaisse dans les liens et qu’il n’y est pas déjà, mettez-moi un petit commentaire ici !

Je crois que c’est tout. Comme pour les blogs habituels, il y a un flux RSS, vous avez la possibilité de vous inscrire pour suivre une discussion, même si vous n’avez pas commenté.

Si vous avez d’autres questions, c’est par-là que ça se passe !!!

Ouverture du blog

Et voilà, le blog sur l’auto-édition des Enfants de l’Ô est ouvert ! Notez qu’il est encore en phase de lancement, donc il se peut qu’il y ait quelques clashs, deux ou trois bugs, bref, comme souvent lorsqu’on lance un nouveau site.

Pour les amateurs de LJ, et je sais qu’il y en a (moi la première), retrouvez ce blog sur le LiveJournal des Enfants de l’Ô. Vous pourrez y suivre les entrées, mais pour commenter, il faudra venir ici, car ce serait trop compliqué pour moi de devoir gérer deux plateformes identiques avec des commentaires différents. Et puis, j’ai passé du temps sur le design, ce serait sympa de venir jeter un petit coup d’oeil de temps en temps !

Et parce que, tout de même, nous sommes le premier avril, un petit cadeau :pwink: