Tous les articles par Emmanuel

Marié et heureux père de deux enfants, je suis né à Quito en Équateur où j'ai vécu deux ans. J'étudie deux ans les Lettres modernes à l'Université d'Aix-en-Provence avant de suivre une formation à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris (ESJ). En 1996 je débute en tant que secrétaire de rédaction dans un magazine d'insertion des travailleurs handicapés avant de m'orienter vers la critique de jeux vidéo, aussi bien sur PC que sur console. Auteur d'un recueil de nouvelles de SF, Espace et Spasmes, je recherche dans l'écriture l'ailleurs et l'évasion. Je puise mes sources d'inspiration dans mes multiples lectures, mais également dans les univers ludiques arpentés çà et là, sans oublier les bandes dessinées dans lesquelles je suis tombé étant petit.

Sortie du Souffle d’Aoles en librairie et en version ebook

Depuis aujourd’hui 15 mars 2010, il est donc possible de commander mon roman de science-fantasy Le Souffle d’Aoles  en librairie. Par ailleurs, d’importantes mises à jour ont été effectuées sur les sites http://emlguillot.free.fr/ et http://www.babelpocket.fr. On peut désormais commander facilement, en un clic, non seulement la version imprimée du livre mais également les versions ebook, c’est à dire les livres électroniques lisibles sur i-phone, i-pod touch (format epub), liseuses électroniques de type Bookeen ou Sony PRS et PDA de type Blackberry (format PRC pour ce dernier). Il existe même une version PDF A4 que l’on peut imprimer. On se rapproche à présent des 3000 consultations pour le premier chapitre du roman sur le site Issuu (lecture en ligne),  et les premiers retours de lecteurs sont positifs, c’est plutôt bon signe.
J’ai conscience que le prix du livre imprimé, 21 €, peut s’avérer dissuasif, les temps étant difficiles. Aussi le prix des fichiers électroniques lisibles sur les périphériques mentionné ci-dessus a-t-il été fixé à 6 €.
De nouvelles versions d’essai (premier chapitre), très proches des versions électroniques en vente, sont à présent téléchargeables sur ces deux sites, http://emlguillot.free.fr/ et http://www.babelpocket.fr

Je vous souhaite une belle découverte de mon univers, et j’attends bien sûr avec impatience le lancement officiel du livre la semaine prochaine, le samedi 20 mars à l’Espace Culturel Leclerc de Conflans Ste Honorine rue des Belles Hâtes, qui sera pour moi l’occasion d’aller à la rencontre des lecteurs et d’échanger avec eux.

Concours le Souffle d’Aoles : les résultats

Le concours d’illustrations visant à trouver l’image de couverture du Souffle d’Aoles, roman de science-fantasy à paraître en mars 2010 aux Editions Emmanuel Guillot, s’est donc terminé hier, mardi 2 février. Le vainqueur est Thibaut, suivi de Pierre le Pixx, puis d’Elie Darco. Cet événement aura donné lieu, avec l’aval des participants au concours, à la création d’une page couvertures et d’une page images complètes – esquisses sur mon site d’auteur, et enfin à la mise en place d’un groupe Facebook Le cycle d’Ardalia (le Souffle d’Aoles étant le premier roman de ce cycle), le tout afin de faire connaître et de référencer le roman et les sites d’illustrateurs. Retrouvez ici  mon appréciation personnelle concernant les dix premières images (jaquettes comprenant la couverture et le dos du livre), et les liens vers toutes les autres !

L’image de Thibaut a été d’emblée reconnue de haut niveau par les quatre membres du jury. Les qualités de cette image sont d’abord visuelles : excellente utilisation de la lumière, personnage qui accroche le regard et dont on peut avoir envie de devenir l’ami, attitude lui conférant un léger dynamisme (j’y vois un mouvement du torse). Mais la vue est ici rapprochée, ce qui accroche l’oeil.

Au delà de ses qualités esthétiques, qui vont être appréciées différemment selon les personnes, je l’ai trouvée très fidèle à l’univers. Quiconque aura lu le livre s’apercevra d’emblée que les personnages représentés sont des Hevelens, ce qui implique que l’on ne peut confondre cette couverture avec celle de n’importe quel autre univers de fantasy. Je pense bien sûr aux narines. Ces dernières sont ce qui relie les Hevelens, enfants d’Aoles, au vent, c’est grâce à elles que le dialogue se fait, et qu’ils peuvent deviner les sautes d’humeur de leur père.

Il se trouve que l’univers m’a demandé beaucoup de travail, et c’est justement pourquoi il m’a fallu, à un certain point, réécrire une grande partie du roman pour redonner plus d’importance aux personnages. Et c’est là que cette couverture touche le plus juste : chacun l’interprétera comme il le souhaite, mais moi, j’y vois une mise en scène des relations entre les trois personnages du début du livre, Pelmen lorsqu’il a encore le crâne rasé et Teleg et maître Galn. Ces derniers sont au coeur de la quête personnelle du héros. Thibaut est le seul à avoir ainsi touché le coeur de sa cible, si je puis dire, et je ne pouvais faire autrement que de reconnaître la supériorité de son illustration, en quoi les trois autres personnes du jury ont été d’accord. Elle a été classée deux fois première, une fois deuxième et une fois troisième, terminant largement en tête.

Le site de Thibaut

L’image de Pierre le Pixx est à mon sens l’une des plus dynamiques que le jury ait reçu, de par la position et l’attitude du personnage. La gestion de la lumière tombant sur les rochers du canyon, la parfaite maîtrise des ombres sur le corps lui confèrent un attrait certain. Le caractère particulier du héros est respecté, il y a une véritable finesse d’exécution. On pourrait presque sentir le vent s’engouffrer dans le canyon, et il y avait une symbolique importante à rendre cet effet. Néanmoins, l’histoire que raconte cette image se rapporte plus à l’univers qu’à l’intrigue en elle-même, et comme le personnage est un peu petit pour attirer l’oeil d’un peu loin, par exemple dans une librairie, je l’avais classée troisième. Un autre membre du jury, Laurent, l’avait classée première, ce qui explique sa deuxième place au total (les deux autres membres l’avaient classée quatrième).

Le site de Pierre

Je suis resté estomaqué quelques instants en recevant l’illustration d’Elie Darco. La fidélité à l’univers du roman m’a paru exceptionnelle sur le coup. On voit les veguer’en, plantes capables d’accélérer le cours du vent, un chariot à voile sur la piste poussiéreuse, et l’arrière-plan est tout simplement magnifique… Ce n’est que dans un deuxième temps que je me suis aperçu que le personnage représenté avait cinq doigts (les Hevelens, peuple du vent, n’en ont que quatre et ont trois narines). Par ailleurs, il n’était pas logique qu’Astar, « dieu-soleil plus imposant que la plus grande bâtisse de Durepeaux » soit presque entièrement masqué par la simple courbure d’un arc. Ce ne sont que des détails, bien sûr, mais là encore, l’histoire qui est racontée est avant tout celle de l’univers. Tout comme celle de Pierre, cette illustration aurait malgré cela fait l’affaire sans problème, si je n’avais reçu celle de Thibaut. Je l’ai classée deuxième, de même que ma femme Anne-Christine, membre du jury, mais comme Laurent et Sébastien (les deux autres membres) l’ont mise respectivement en quatrième et cinquième place, elle a dû se contenter de cette troisième place. Laurent trouvait que la piste était un peu trop lisse et qu’il n’était pas évident de différencier le char à voile d’un bateau au premier coup d’œil.

Le site d’Elie Darco

Les couleurs sont éclatantes sur l’illustration de Sandrine, avec un dégradé véritablement envoûtant, l’attitude du héros est excellente et Astar, bien qu’un peu jaune, bénéficie d’une représentation convaincante. Je n’avais néanmoins pas classé cette image parmi les toutes premières, car rien n’identifie clairement le héros, où même l’univers comme appartenant à celui du roman. Disons que c’est une illustration transposable à divers univers. L’illustratrice possède en tout les cas un sens artistique très sûr. Sébastien Naeco, qui tient le blog du comptoir de la BD, l’avait classée deuxième, rien de moins !

Dès que Sandrine possédera un site, je le signalerai ici.

J’ai été content de  voir Herckeim, premier illustrateur à avoir participé au concours, se classer en cinquième position. Il me disait dans un mail récent ne s’être investi dans la peinture numérique que depuis un an et demi, on peut donc voir qu’il a du talent ! Sa couverture est un peu sombre en dépit de la lumière (qui n’apparaitrait qu’au dos du livre), et l’attitude du personnage, trop raide. Rien ne différencie ce dernier d’un humain. Il a toutefois représenté la cité de Sinista exactement telle que je l’imaginais, et évoque ici une scène marquante de l’histoire.

Le site de Herckeim

J’aurais été heureux que Sabrina, qui s’est classée sixième, remporte le concours, car le 2 février,  jour où a été annoncé le vainqueur, elle a fêté son anniversaire. Son illustration est peut-être la plus féérique de toutes, elle donne véritablement le sentiment de pénétrer dans un autre univers, dont elle respecte très bien les caractéristiques. Les lunes sont inoubliables. Hélas, le héros est trop efféminé  par rapport à la description que j’en faisais, comme en ont été d’accord les trois autres membres du jury. Ses caractéristiques d’Hevelen sont respectées, mais de manière plutôt discrète. Je suis en tout cas certain que les qualités de Sabrina lui vaudront de travailler avec des éditeurs, c’est tout le mal que je lui souhaite!

Le site de Sabrina

L’illustration de Marc est celle d’un dessinateur expérimenté. La dynamique de la course, le côté vivant de cette scène sont là. L’estampille BD a du charme, mais serait plus adaptée, justement, à une bande dessinée, comme me le confiait justement Laurent. La scène n’est par ailleurs pas tout à fait fidèle à celle du roman à laquelle elle semble faire référence, car Pelmen n’avait pas eu le temps de récupérer son arc, et avait le crâne rasé à ce moment de l’histoire.

Le site de Marc

L’illustration de Chloris présente une merveilleuse qualité de traits et une expressivité d’une rare profondeur. La technique de l’illustratrice et le caractère asiatique, ou « asiatisant », ont été appréciés par Sébastien Naeco. Malheureusement, c’est principalement cet aspect qui a entraîné son éviction par les autres membres du jury. Tous ont reconnu le talent de l’illustratrice, mais malheureusement elle est passée à côté du sujet, puisque le personnage est manifestement humain, et que l’image puise dans un référentiel terrien identifié.

Je remettrais à jour cet article si Chloris me signale qu’elle s’est créée un site.

Chris est l’une des rares à avoir représenté les Krongos, peuple de la roche et son représentant, Fekkar (le personnage imposant à l’arrière-plan). C’était un pari risqué et elle s’en sort bien. L’univers est bien respecté, avec les deux lunes, Tinmal la bleue et Hamal la verte, à part peut-être ce ciel bleuté  en quatrième de couverture (en principe, le ciel est jaune sur Ardalia). Petit bémol par rapport à l’histoire, l’attitude du héros est agressive, ce qui est normal, vous me direz, pour un archer, mais assez peu représentative de sa personnalité. Beau dynamisme de l’image en tous les cas.

Le site de Chris

L’illustration de Xela est pour moi l’une des plus attachantes, en dépit de son côté enfantin qui ne convenait pas au public recherché pour ce roman (jeunes adultes et adultes). Elle a su représenter l’un des moments les plus forts au niveau émotionnel pour le héros, bien que cette scène ne soit pas celle qui détermine l’intrigue comme ce qu’a représenté le vainqueur, Thibaut. Je n’en dévoile évidemment pas trop pour ne pas déflorer l’histoire…

Le site de Xela

Bien que cette image ne figure pas dans les dix premières (personnage trop différent d’un Hevelen et attitude assez raide), je ne résiste pas à vous la présenter ainsi que la suivante, car Romain J, son auteur, est l’un des premiers à inaugurer la section images complètes – esquisses de mon site d’auteur. Son illustration a aussi indéniablement un aspect féérique. Romain est un jeune illustrateur de 20 ans de la Réunion qui mérite lui aussi, je crois, tout mon soutien.

Pour finir, voici les liens des sites, ou quand ils n’en possèdent pas, les liens vers leur dessin des autres illustrateurs, par ordre alphabétique du prénom ou pseudo :

L’illustration d’Agnès

L’illustration de Béatrice

L’illustration du Docteur X et son site

L’illustration de Didizuka et son site

L’illustration d’Emilie et sa page

L’illustration de Foziya et son site

L’illustration de Frédéric et sa page

L’illustration de Gasss et son site

L’illustration de Georges et sa page

L’illustration de Gérald et son site

L’illustration d’Isabelle

L’illustration de Judith

L’illustration de Kristian et son site

L’illustration de Mata et son site

L’illustration de Phil et sa page

L’illustration de Romain G et son site

L’illustration d’Utopix et son site

L’illustration de Vittaya

Concours le souffle d’Aoles : en bonne voie

Il y a maintenant plus d’un mois qu’a débuté le concours d’illustrations Le Souffle d’Aoles. Ce concours, qui devrait me permettre de trouver la couverture de ce roman de science-fantasy à paraître en mars 2010, est en bonne voie, et les dessins commencent à arriver. J’ai spécialement dédié une page de mon site au travail effectué par les participants. Cette page permettra donc de découvrir les images (en format réduit pour des raisons évidentes), mais aussi le site de chacun des illustrateurs si ce dernier existe. Ce n’est que justice, étant donné le travail effectué. Je tiens ici à remercier Vanessa, à la fois parce qu’elle m’a permis d’annoncer le concours sur le présent blog, et parce que je sais qu’elle en a aussi parlé à des dessinateurs de sa connaissance. Un double merci, donc. :good: :good:

Concours d’illustrations : 400 euros à gagner

De la même manière que mon roman Le Souffle d’Aoles a participé au concours du roman jeunesse Michel Lafon, j’ai décidé de convier les illustrateurs à un concours organisé par mes soins, qui se tient du mardi 1er décembre 2009 au vendredi 30 janvier 2010 à minuit. Le gagnant remportera la somme de 400 euros et verra son illustration faire la couverture du roman Ardalia – Le Souffle d’Aoles.

Les personnes intéressées doivent envoyer un mail à l’adresse jeuconcours.ardalia@gmail.com en y joignant leurs coordonnées postales et de préférence un lien vers leur site ou au moins une image de leur cru. Le règlement officiel a été déposé sur le site de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice. Vous pouvez aussi le retrouver en version PDF en cliquant sur ce lien. Le grand vainqueur  sera annoncé sur les sites http://eml.guillot.free.fr/ et www.babelpocket.fr le lundi 2 février 2010. Attention cependant, si aucune illustration ne rencontre les critères de qualité du jury, en tant qu’organisateur, je me réserve le droit de ne pas désigner de vainqueur. Tous les styles de dessins ou d’illustrations en couleur sont acceptés, sachant bien sûr que le livre devra être visible en librairie, et qu’il faut donc un contraste suffisant. Le gagnant sera celui qui, selon les membres du jury, aura créé l’oeuvre la plus évocatrice du roman Ardalia – Le Souffle d’Aoles.

L’originalité de ce concours,  qui s’effectue en partenariat avec le blog du comptoir de la BD de Sébastien Naeco, (membre du jury), c’est que durant toute sa durée, des illustrations que je sélectionnerai paraîtront sur mon blog, http://emmanuelguillot.over-blog.com/ (réduites au format 300 x 450 pixels au maximum, afin de respecter les droits des illustrateurs sur leurs oeuvres), et sur  le site http://emlguillot.free.fr/ avec des liens vers les sites ou blogs de leurs auteurs, et ceci à des fins de promotion mutuelle. N’hésitez donc pas à faire circuler le communiqué de presse.

Ma philosophie concernant ce concours est celle-ci : si des talents reconnus y participent, tant mieux bien sûr, mais le but est aussi de faire connaître et pourquoi pas reconnaître des talents émergents, de la même manière que ce concours, représente, je ne m’en cache pas, une manière de tenter d’attirer l’attention sur mon propre travail. Entre les frais d’huissier et la récompense du vainqueur du concours, je dois dire qu’il s’agit d’un investissement conséquent pour moi… pourtant bien moins considérable que l’investissement en temps déjà consacré à l’écriture et aux différentes réécritures du roman.

J’estime par ailleurs le travail des illustrateurs prépondérant, car c’est souvent grâce à eux que le bras du lecteur va se tendre vers un livre et sa main se refermer sur l’ouvrage. Ils conçoivent les fenêtres qui vont donner à rêver. A l’occasion de ce concours, aussi immodeste que cela puisse paraître, je souhaite que les fenêtres soient nombreuses à s’ouvrir sur l’univers que j’ai retranscrit. Au moins n’aurais-je pas de regrets par la suite.

Bonne chance à tous les participants !

Jeu concours Alice au Pays des Morts

Participer à une anthologie illustrée est toujours un événement dans la vie d’un auteur. Cela m’a donné l’idée d’imaginer un jeu concours qui permettrait de lier plusieurs blogs et sites de news au travers du net. L’idée : retrouver les dix autres fausses couvertures Alice au Pays des Morts, en plus de celle figurant ci-dessous. Mais je n’en dis pas plus, lisez plutôt ce qui suit…

La mort armée de sa faux conduisant Alice sur un chemin dallé, un homme entrouvrant un cercueil de l’intérieur sur fond de tête de mort, un grand escogriffe s’envolant pour reconquérir son GPS, une barque avançant dans une brume mordorée, une jeune femme hantée par une série de visages et sanglée à un établi, la main en forme d’île de quelque géant, une fillette et son nounours confrontés à un zombie à l’entrée d’un caveau, Alice tendant la main vers un fantôme au sortir de son cercueil, Alice à l’intérieur d’un miroir entouré de personnages de contes de fées, un homme frappé de terreur au pied du portrait d’un prêtre, un spectre offrant une confiserie… Onze images de couverture Alice au pays des morts ont été disséminées sur différents sites de news, blogs et forum sur Internet. Onze fausses couvertures, chacune différentes et réalisées par l’illustrateur Tom Robberts. Onze illustrations qu’il vous faudra découvrir, télécharger et renvoyer à l’adresse alice@babelpocket.fr Le gagnant recevra un exemplaire d’Alice au Pays des Morts en couleur.

Vous pouvez vous faire une idée de l’apparence des fausses couvertures en allant sur le site : http://fr.calameo.com/read/0000142337d78bb5cf152

Souscription anthologie fantastique : Alice au Pays des Morts

Avec le printemps, les souscriptions éclosent ! Alice au Pays des Morts, c’est onze nouvelles sur le thème du fantastique, illustrées en couleur pour la version en souscription jusqu’au 30 avril 2009 et en noir et blanc pour la version d’ores et déjà en vente sur le site lulu. Un véritable travail d’équipe : l’initiateur de ce projet ambitieux, L.V. Cervera Merino, a réalisé la sélection des textes et a assumé la direction littéraire, la majeure partie des corrections ainsi que le choix de la maquette. Tom Robberts, le talentueux illustrateur, a réalisé, non seulement l’illustration de couverture, mais aussi celles qui font l’ouverture de chaque nouvelle. Pas moins de trois auteurs, dont deux ayant participé à l’anthologie, sont venus prêter main forte pour les corrections. La maquette a été améliorée au fil d’échanges entre deux des membres de la valeureuse équipe, et il a été décidé de demander deux ISBN afin de permettre un meilleur référencement des différentes versions l’oeuvre, ce qui impliquait que l’un des auteurs endosse la fonction d’éditeur.

Vous trouverez le recueil dans sa version noir et blanc à l’adresse suivante : http://stores.lulu.com/Aliceaupaysdesmorts

Couverture d'Alice au Pays des morts réalisée par Tom Robberts
La version imprimée couleur, quant à elle, est en souscription sur le site Babelpocket à cette page : http://eml.guillot.free.fr/cariboost1/crbst_96.html jusqu’au 30 avril 2009… à un prix à peine supérieur frais de port compris à la version noir et blanc ! Pour juger du résultat, vous pouvez feuilleter le recueil en ligne sur le site Calameo : http://fr.calameo.com/books/0000142337d78bb5cf152

Quatrième de couverture :

D’un au-delà passablement perturbé à l’Ile des illusions, d’un quotidien apparemment sans histoire, recelant pourtant l’innommable, à un mystérieux hôpital tenu par des enfants, du caveau d’un cimetière à une maison de retraite peuplée de vieillards des plus étranges, de la ville enchantée de Megelith à la Nature chatoyante et odorante, d’une terrifiante nécropole à un magnifique coucher de soleil sur la rivière Isis, en passant par une grande maison aussi ancienne que sont ténébreux les secrets qu’elle renferme, onze nouvelles délirantes, machiavéliques, inquiétantes, mordantes, merveilleuses ou tendres qui vous feront passer de l’effroi à l’exultation, de la stupeur au dépaysement.

Au sommaire :

– Alice et les couleurs du ciel de Jacques Païonni
– L’Ile des illusions de Maria Lidia Petrulli
– Amour Fou de Frédéric Vasseur
– Lollipop de Tom Robberts
– Je suis mort, et alors ? de Michèle Desmet
– Retrouvailles de Stéphane Thomas
– Grand Pouvoir Séculaire d’Emmanuel Guillot
– Umbrae Anima d’Adam Joffrain
– L’Appel des morts de L.V.Cervera Merino
– La dernière aventure d’Alice de Fabrice Chotin
– Stryges de Stéphane Bouvet

220 pages format A5

Couverture et illustrations internes : Tom Robberts

Décalages technologiques et culturels

Ayant vécu entre 1996 et 2004 de ma plume en tant que journaliste (critique de jeux vidéo, pour être précis), puis étant devenu auteur par la suite, j’ai souvent à cœur de défendre le fait, pour un auteur, d’être rémunéré pour chaque œuvre qu’il rédige. Il est bien établi de nos jours que demander de l’argent en échange de l’autorisation d’accéder à un contenu textuel, n’est pas une pratique courante sur le net. En tout cas, c’est un modèle économique très largement minoritaire par rapport aux sites et aux blogs où on accède « gratuitement » (entre guillemets car les frais d’hébergement et d’équipement entrent en ligne de compte) au texte et à l’information. Il s’agit là de ce qu’on pourrait appeler un fait culturel. Cet idéal du tout gratuit a conduit dans les dernières années de nombreux auteurs à proposer des textes, nouvelles et parfois romans dans leur intégralité, gratuitement. Il peut s’agir d’un choix tout à fait respectable et raisonné, reposant sur l’élaboration d’une œuvre en ligne avec le concours et les suggestions des Internautes. Il peut s’agir d’offrir à ses proches son travail littéraire. Là encore, rien à redire. J’ai moi-même fait l’expérience de mettre en disponibilité gratuite, durant une période d’un an, un recueil de nouvelles de science-fiction. A l’exception d’un site dédié à la lecture en ligne du nom d’In Libro Veritas, où le recueil a été pas mal lu, j’ai pu constater que le nombre de téléchargements gratuits n’était supérieur aux ventes physiques que dans un rapport de 60/40, et donc ne boostait pas la notoriété du livre autant que je l’aurais cru initialement. En faisant cette expérience, j’avais conscience de participer à cet idéal finalement assez fallacieux du tout gratuit, ce qui me mettait mal à l’aise. C’est peut-être une mentalité d’arrière-garde, mais j’ai toujours pensé qu’offrir des objets – fut-ce des objets intellectuels – à n’importe quel passant en dépréciait la valeur. Dans mon esprit, la masse d’œuvres gratuites présentes sur le Net, leur profusion a tendance à faire germer l’idée inconsciente que les textes poussent dans les champs qui bordent les autoroutes de l’information aussi naturellement que le blé dans nos campagnes.

Le problème, c’est que même pour faire pousser du blé, il faut de la main-d’œuvre. Il y a là un décalage entre la gratuité des œuvres et le travail qu’elles occasionnent. Un décalage culturel.

La même tendance à la gratuité existait déjà pour les morceaux de musique en téléchargement… à une différence notable près : avec l’arrivée des lecteurs MP3, les artistes ont commencé à avoir la possibilité de requalifier leur musique. Un morceau ne servait plus uniquement de décoration auditive à un site, mais pouvait faire office de produit d’appel pour tout un album qui viendrait occuper les mémoires des lecteurs MP3. Evidemment, la musique demeurant numérique, le piratage reste très tentant. Mais les chiffres (+16 % de vente de morceaux téléchargés en 2007) prouvent qu’une économie numérique de la musique est possible. La grande leçon, c’est qu’il aura fallu que des objets technologiques (les lecteurs MP3) naissent pour qu’un contenu immatériel dévalorisé regagne de la valeur.

Quel rapport avec le livre ? Eh bien cela tient en un mot, l’électrophorétique. L’électrophorétique, c’est la technologie de l’encre numérique qui rend possible la fabrication de lecteurs d’e-book (on peut aussi dire e-reader ou livrel) à des résolutions au moins aussi bonnes que les imprimés papier. Dans le numéro d’automne de la revue Médias, on nous annonce une baisse possible des prix des lecteurs d’e-books pour la fin d’année. On se situerait alors entre 150 et 300 euros pour un lecteur d’e-book capable de lire du .doc, du PDF ou du PRC (une technologie propriétaire inventée par Mobipocket). Toujours selon Médias, en Chine, la production de masse des fameux e-readers a déjà commencé. Quatre-vingt pour cent des éditeurs y proposent leur catalogue en version numérique. Le gouvernement chinois souhaite remplacer tous les manuels scolaires par des supports numériques à partir de 2012, pour des raisons à la fois économiques et environnementales.

En Europe, à Dresde, non seulement la société Plastic Logic a investi 96 millions d’euros dans la construction d’une usine, mais elle propose déjà un nouveau modèle d’e-reader grand format . Et en France, une expérimentation de prêt de lecteurs d’e-book s’est déjà mise en place à la bibliothèque universitaire d’Angers.

On est donc à l’aube d’une nouvelle révolution, qui devrait réduire encore plus drastiquement le nombre de journaux et revues papier, et augmenter le volume de leur version numérique. En contrepartie, on peut penser qu’il apparaîtra plus logique aux gens de payer pour quelque chose qui va approvisionner leur lecteur d’e-book, que pour l’accès à un simple site sur Internet. Il faut savoir qu’aux Etats-Unis, il existe déjà des formules d’abonnement à des journaux téléchargés à distance sur le Kindle, un lecteur d’e-book.

Michaël Dahan, co-fondateur du Bookeen rencontré au salon du livre de Paris 2008, se plaignait de l’absence de contenu numérique (moins de 10 000 livres français sont accessibles actuellement dans leur version e-book) pour ses machines. Un véritable paradoxe à l’heure d’Internet… Eh bien la bonne nouvelle, c’est qu’à l’image d’initiatives telles Babelpocket (librairie en ligne de vente d’e-books de Science-Fiction, Fantasy et Fantastique sans DRM), les auteurs ont désormais la possibilité de se regrouper et de proposer du contenu. Et de se faire, enfin, rétribuer pour ce qu’ils écrivent…

<Ça y est !>

En tant qu’auteur de Science-fiction et de Fantasy, j’ai déjà eu l’impression d’être un gourou, un messie voire un dieu en découvrant des univers souterrains, alternatifs, multidimensionnels ou que sais-je encore. Du coup évidemment, l’égo a tendance à gonfler, ce qui est très agréable pour moi et un peu moins pour mes proches. Me laissant bercer par cette impression, combien de fois me suis-je écrié: « Ça y est ! » Ce qui veut dire, je l’ai, mon récit est parfait, il m’a été transmis par, disons, des voix venues d’ailleurs qui ont fait de moi leur chantre épique. Il ne faut plus y toucher, c’est sacré.

Evidemment, tout dépend de ce que l’on veut réaliser au travers de l’écriture. Pour ce qui me concerne, l’un des objectifs est tout de même de toucher un maximum de lecteurs et de leur faire plaisir, c’est pourquoi j’estime écrire de la littérature populaire. Je me dois de leur donner envie de lire la page suivante. Ce qui passe, bien sûr, par l’art du romanesque.

A mon sens, l’art du romanesque peut comprendre beaucoup de choses, art dramatique, art poétique, art de la comédie et j’en oublie. Une manière de toucher le lecteur et d’instaurer une certaine complicité, un jeu entre lui et moi, c’est de le surprendre. Créer de l’imprévu, pour lui donner envie d’aller plus loin. Si cet imprévu n’est pas au point, si la complicité n’est pas au rendez-vous, le fameux message stellaire peut aller se rhabiller. Le texte doit être retravaillé dans le sens qui conviendra le mieux, à la fois au lecteur et au récit. C’est ce qu’on pourrait appeler l’un des aspects ludiques de l’écriture, dont gagneraient d’ailleurs à s’inspirer nombre de manuels scolaires et enseignants rébarbatifs.

Il est bien évident que quand on écrit, on utilise plusieurs canaux, plusieurs facettes de sa personnalité, et on fait passer, consciemment ou non, pas mal de choses. Il n’empêche qu’en définitive, mes livres, mes romans doivent être des compromis. S’il y a bien une chose que m’a appris Ardalia, mon prochain roman, et de la meilleure manière qui soit c’est à dire de manière empirique, c’est bien cela.

Moins d’intermédiaires avec Babelpocket

L’idée de Babelpocket est née sur le forum Babel, lieu d’entraides entre auteurs de SF, Fantasy et Fantastique tel que nous étions plusieurs à le rêver. Nous estimions en effet que la mise en commun de ressources s’avérait bien plus bénéfique pour des auteurs que l’individualisme, le repli sur soi ou l’esprit de concurrence.

J’ai été l’un des instigateurs de Babelpocket, librairie en ligne de Fantasy Fantastique et Science Fiction. Dans mon esprit, Babelpocket est un outil, un outil à destination des auteurs. Objectif : leur permettre de toucher directement, sans aucun intermédiaire le produit de leurs ventes d’e-book. Cette volonté de vendre sans intermédiaire ne procède pas, en tout cas en ce qui me concerne, d’un dénigrement de la chaîne du livre, dont l’avenir n’est pas remis en cause, mais bien du simple constat que la technologie et Internet permettent, dans une certaine mesure, de se passer des intermédiaires, lesquels font monter le prix du livre et réduisent la diffusion culturelle à un happy few forcément arbitraire. Il s’agit aussi de développer l’idée d’un rapprochement entre auteur et lecteur.

Pour les lecteurs, c’est une librairie d’e-books, avec également des liens pour commander les livres papier sur les sites indiqués par les auteurs s’il y a lieu. Le site a été conçu, non pour séduire les auteurs (à la différence d’un site comme lulu dont c’est clairement le but), mais bien pour essayer de toucher les lecteurs qui souhaitent se lancer dans la lecture d’e-book. Le site Mobipocket m’a servi d’exemple, mais on ne peut pas dire que cette version de Babelpocket soit une version définitive. Un peu à la manière des logiciels Open Source, il s’agit d’une webbrairie en Open Source, à la disposition des webmasters auteurs qui souhaitent l’améliorer.
L’un des buts est de retrouver très facilement les oeuvres des auteurs. Pour éviter qu’ils soient noyés dans la masse, et par souci de cohésion des genres, le site se contente donc d’accueillir les romans de SF, Fantasy et Fantastique. L’objectif de créer un lien plus rapproché avec le lecteur passe par une présentation plus personnelle des auteurs.

Compte tenu du contexte actuel, Babelpocket représente un placement sur l’avenir pour les auteurs, en attendant que les e-books décollent. C’est déjà le cas aux Etats-Unis avec les e-books du Kindle. En France, il faudra attendre que le prix des liseuses électroniques type Bookeen baisse. A noter qu’il est aussi possible de lire sur certains téléphones portables, d’où le sous-titre du site, « De l’imaginaire sur vos téléphones portables. »
Si le concept vous intéresse, vous pouvez me contacter via le forum Babel la Ghilde des Mondes , par MP (Eguillot) : http://babel-lgdm.forumpro.fr/index.htm Bien qu’en pleine correction/réécriture de mon prochain roman, je ferai de mon mieux pour vous apporter des éclaircissements si nécessaire.

J’aimerais aussi renvoyer à cet article de Marc Autret, qui résume assez bien la philosophie du site (article “allô l’imaginaire ?”) : http://marcautret.free.fr/news/2008/nw0802.php