Archives pour la catégorie Édition

Tout ce qui concerne l’édition

Quelques infos sur les liaisons presque dangereuses.

A la demande générale (de Ness), voici le détail du parcours de ce premier roman

J’ai commencé l’écriture du roman à l’été 2006, ce qui m’a tenu en woody durant cinq mois (et en haleine aussi, par la même occasion).

Ensuite, j’ai pris Albin Michel en otage pour qu’il publie ce génial roman, mais la famille a refusé de négocier, ce qui m’a valu trois semaines de garde à vue et douze mois de séjour pénitentier à fleury Mérogis. Séjour durant lequel j’ai envoyé mon manuscrit à tous les grands éditeurs de la place de Paris. Mais le milieu étant une grande famille, j’étais grillé auprès des parrains de l’édition.

Je m’apprêtais à me faire Sepukku (ça sonne mieux que Hara Kiri, surtout depuis que le professeur Choron en a dévoyé le sens) dans une ruelle de Ste Colombe (Seine et Marne), lorsque le patron des Nouveaux Auteurs s’est penché vers moi et m’a posé la main sur le front. Outre que j’avais une fièvre fusillée (ou carabinée, rayez la mention inutile), il a senti un remarquable potentiel sous ma caboche. Il m’a accompagné chez lui, m’a fait couler un bain parfumé à la camomille, et m’a tendu une plume qu’il avait trempée dans mon propre sang, m’enjoignant à signer un contrat qui, disait-il, changerait ma vie pour toujours.

Et voilà… mon roman est paru en décembre dernier, il recueille tous les suffrages (d’où la déroute de l’UMP), à tel point qu’Amélie Nothomb a acheté une statuette à mon effigie, et tous les matins plante des aiguilles dans ce qui est censé représenter mon corps. Ça m’est parfaitement égal, car je crois aux bienfaits de l’acupuncture, et je me porte comme un charme depuis.

bon, me direz-vous, mais de quoi parle ce satané bouquin?

Bonne question, je vous remercie de l’avoir posée.

Imaginez un type quelconque. Il se prénomme Lucius. Infirmier. Mais aussi photographe. En outre, un ancien métier abandonné qu’il voudrait bien oublier. Mais voilà, sur un coup de tête que n’aurait pas renié Zinédine, il se lance à la recherche de Barbara. Son amour d’enfance. Bon, d’accord, Lucius a quarante-quatre ans, mais il n’est jamais trop tard pour faire une bêtise.

Et quelle bêtise! Son passé va lui exploser à la g.. figure comme un boomerang.

Je renonce à vous dévoiler la suite, car sinon vous n’achèterez pas ce roman révolutionnaire. Ce qui serait bien dommage.

bonne soirée à tous.

Lucius

iLiad


Table des matières pour iLiad

  1. iLiad
  2. iLiad, les nouvelles photos !
  3. iLiad – les softwares

Voilà, j’ai craqué ! Après plusieurs années à hésiter à cause du prix assez élevé de ces « liseuses électroniques », je me suis laissée tenter par l’iLiad :) Surtout qu’en plus, c’était un cadeau, d’une personne que j’apprécie vraiment. J’ai passé ma commande mercredi dernier, le site indiquait un délai minimum de deux semaines à cause des nombreuses demandes, mais surprise, la bête est arrivée lundi matin, soit cinq jours plus tard. Par contre, le paquet est arrivé chez mes parents, à mon adresse de facturation, au lieu de l’adresse de destination que j’avais pourtant spécifiée. Heureusement, ils ne m’ont pas fait payer la TVA ;)

Ma mère m’a fait la surprise en m’amenant le carton mardi matin. Du coup, je me suis dit que j’allais faire un petit « pas à pas » de l’ouverture de la boîte. C’est débile, je sais, mais je trouvais ça marrant. Comme je n’étais pas là la moitié de la journée, ni aujourd’hui (salon du livre de Genève), je n’ai encore installé aucun eBook dessus, mais ça ne saurait tarder ! En revanche, je me suis déjà bien amusée avec le stylet ! Il est vraiment super, l’iLiad a même reconnu mon écriture hiéroglyphique. Mais bon, pour le moment, je vais me contenter de vous montrer les premières photos, les autres suivront, avec davantage de détails.

Les liaisons presque dangereuses, roman drôle et émouvant de Luc Doyelle

Un grand merci à Vanessa pour m’avoir proposé un espace sur son blog.

J’ai publié, en décembre dernier, un roman humoristique aux éditions Les Nouveaux Auteurs : Les liaisons presque dangereuses.

Lucius, photographe et infirmier en milieu psychiatrique, se lance brusquement à la recherche de Barbara, un amour d’enfance disparu depuis de longues années. Peut-être aurait-il mieux fait de s’abstenir, car son passé va remonter par vagues et envahir son quotidien, au point de mettre en péril sa vie de couple.

Tout cela n’est qu’un prétexte à une succession de situations plus ou moins cocasses, mais parfois teintées d’émotion.

Ce roman rencontre actuellement un accueil chaleureux de la part de mes lecteurs, et je les remercie vivement pour tous les commentaires que je reçois régulièrement.

Edit de Ness : quelques liens, parce que le roman de Luc en vaut la peine :

Les Liaisons presque dangereuses, sur le site de l’éditeur, sur Amazon, et sur le blog de Luc !

Livres électroniques

Je viens de voir une petite émission sur les livres électroniques destinée à la télévision suisse. On y parle de liseuses, de livres électroniques, et de la mort « potentielle » des livres papier. On a pu voir l’iLiad, le Sony Reader (dont le logo avait été soigneusement dissimulé), le Cybook, ainsi que le Kindle, mais seul ce dernier a réellement été « présenté » : pas un mot sur les trois autres, des images, certes, mais pas de nom, pas de détail. Alors que dans le cas du Kindle, on a bien insisté pour dire que c’était le bébé d’Amazon. Je me demande quels accords ils ont signé avec cette entreprise.

Certains ont peur pour l’avenir des librairies, d’autres semblent penser que le format « livre électronique » sera un flop. Personnellement, je crois que le livre électronique a un avenir, et je le crois depuis de longues années, ce qui est aussi une des raisons pour lesquelles j’ai proposé LEÔ en version pdf à l’époque.

Je vais bientôt être l’heureuse propriétaire d’une liseuse, l’iLiad, de iRex. Je vous en parlerai dès que je la recevrai. Mais pour en revenir à ce reportage, j’ai trouvé qu’il ne mettait pas assez en valeur les liseuses, et beaucoup trop l’accent sur la disparition potentielle des livres papier.

En outre, gros moment d’incrédulité alors qu’ils font la pub d’un site dont je ne mettrai pas l’url ici, parce qu’ils ne méritent même pas les quelques visiteurs supplémentaires que leur apporterait ce blog. Ce site, au design très moche (oui, je sais, mon gros défaut, c’est qu’en tant que webdesigner, je ne peux pas m’empêcher de juger les sites des autres), propose une « plateforme de publication », pour la modique somme de 150 chf (environ 90€) par auteur. Ladite plateforme (site archaïque et extrêmement mal conçu) est une simple page qui propose des téléchargements pour les auteurs présents. On ne sait pas trop où passent les 150 chf. Hébergement ? Allons bon. Marketing ? Publicité ? Euh…

« Il s’agit bien d’auto-édition à ne pas confondre avec l’édition à compte d’auteur. » Oui, c’est sûr. L’autoédition, c’est tout à fait ça. Pour moi, de l’autoédition, c’est quand un auteur entreprend toutes les démarches en vue de la parution d’un livre PAPIER, et pas quand un pseudo auteur envoie un fichier .doc à un prestataire de services pour qu’il le transforme en pdf et le mette sur son horrible site. Ce genre d’affirmations me sidère. Pour moi, quelque chose d’aussi mauvais a de nombreuses conséquences :

  • tous les gens qui ont suivi cette émission vont aussitôt avoir une mauvaise image des livres électroniques
  • ces mêmes personnes vont également avoir une mauvaise opinion de l’autoédition, alors que ce site n’a rien à voir avec l’autoédition
  • quelques auteurs désespérés vont donner 150 chf à ces charlatans en croyant accéder à la gloire éternelle

Bref. Apparemment, les livres électroniques ne seront pas présents au salon du livre de Genève, qui ouvrira ses portes après-demain. Et ce n’est pas avec des émissions comme celle que je viens de voir que l’opinion publique sur le livre électronique changera.

Moins d’intermédiaires avec Babelpocket

L’idée de Babelpocket est née sur le forum Babel, lieu d’entraides entre auteurs de SF, Fantasy et Fantastique tel que nous étions plusieurs à le rêver. Nous estimions en effet que la mise en commun de ressources s’avérait bien plus bénéfique pour des auteurs que l’individualisme, le repli sur soi ou l’esprit de concurrence.

J’ai été l’un des instigateurs de Babelpocket, librairie en ligne de Fantasy Fantastique et Science Fiction. Dans mon esprit, Babelpocket est un outil, un outil à destination des auteurs. Objectif : leur permettre de toucher directement, sans aucun intermédiaire le produit de leurs ventes d’e-book. Cette volonté de vendre sans intermédiaire ne procède pas, en tout cas en ce qui me concerne, d’un dénigrement de la chaîne du livre, dont l’avenir n’est pas remis en cause, mais bien du simple constat que la technologie et Internet permettent, dans une certaine mesure, de se passer des intermédiaires, lesquels font monter le prix du livre et réduisent la diffusion culturelle à un happy few forcément arbitraire. Il s’agit aussi de développer l’idée d’un rapprochement entre auteur et lecteur.

Pour les lecteurs, c’est une librairie d’e-books, avec également des liens pour commander les livres papier sur les sites indiqués par les auteurs s’il y a lieu. Le site a été conçu, non pour séduire les auteurs (à la différence d’un site comme lulu dont c’est clairement le but), mais bien pour essayer de toucher les lecteurs qui souhaitent se lancer dans la lecture d’e-book. Le site Mobipocket m’a servi d’exemple, mais on ne peut pas dire que cette version de Babelpocket soit une version définitive. Un peu à la manière des logiciels Open Source, il s’agit d’une webbrairie en Open Source, à la disposition des webmasters auteurs qui souhaitent l’améliorer.
L’un des buts est de retrouver très facilement les oeuvres des auteurs. Pour éviter qu’ils soient noyés dans la masse, et par souci de cohésion des genres, le site se contente donc d’accueillir les romans de SF, Fantasy et Fantastique. L’objectif de créer un lien plus rapproché avec le lecteur passe par une présentation plus personnelle des auteurs.

Compte tenu du contexte actuel, Babelpocket représente un placement sur l’avenir pour les auteurs, en attendant que les e-books décollent. C’est déjà le cas aux Etats-Unis avec les e-books du Kindle. En France, il faudra attendre que le prix des liseuses électroniques type Bookeen baisse. A noter qu’il est aussi possible de lire sur certains téléphones portables, d’où le sous-titre du site, « De l’imaginaire sur vos téléphones portables. »
Si le concept vous intéresse, vous pouvez me contacter via le forum Babel la Ghilde des Mondes , par MP (Eguillot) : http://babel-lgdm.forumpro.fr/index.htm Bien qu’en pleine correction/réécriture de mon prochain roman, je ferai de mon mieux pour vous apporter des éclaircissements si nécessaire.

J’aimerais aussi renvoyer à cet article de Marc Autret, qui résume assez bien la philosophie du site (article “allô l’imaginaire ?”) : http://marcautret.free.fr/news/2008/nw0802.php

Présentation d’Alexandrie Online

Bonjour à toutes et à tous,

Sur l’invitation de Vanessa, mais aussi par plaisir, j’ai l’honneur et le privilège de venir vous présenter, sur ce magnifique Weblog, le site d’Alexandrie Online lié désormais aux « Enfants de l’Ô ». En effet, lEdÔ a été primé cette année par une majorité de membres d’Alexandrie mais a aussi été fortement plébiscité tout au long de l’année. Les ouvrages en lice de ce cru 2008 étaient d’excellente facture et le suspens a duré jusqu’à la dernière minute. C’est donc avec beaucoup de joie que le petit comité de lecture Alexandrin a découvert les résultats après un décompte nocturne « en coulisses ».

Bien que ce prix n’ait de valeur que le nom, il est l’aboutissement de 5 ans de travail sur l’organisation de notre association de fait qui a pour seul et unique objectif de mettre en lumière les manuscrits diffusés au travers de notre humble bibliothèque contenant, à l’heure où j’écris ces lignes, 176 ouvrages dont 56 romans en libre accès.

Alexandrie Online est né tout d’abord d’un amour inconditionnel pour les livres mais surtout d’un constat affligeant qui montre que moins de 0,2% des manuscrits envoyés aux éditeurs traditionnels sont publiés et diffusés en librairie. Bien que la plupart des manuscrits reçus par les éditeurs soient de véritables calamités en matière littéraire, il existe néanmoins un pourcentage non négligeable de ces écrits « vagabonds » qui sont bons, très bons voire même excellents. L’idée de départ, et qui est d’ailleurs encore d’actualité, était donc de diffuser ces manuscrits via un site fédérateur et mettre en lumière ceux qui ont été le plus plébiscités par les lecteurs. L’image qui me vient en tête serait un peu comme les bulles de champagne qui remontent à la surface d’une coupe afin d’en libérer tout le bouquet.

Le site d’Alexandrie Online est donc avant toute chose un outil destiné aux auteurs désirant diffuser librement leurs ouvrages sur la toile afin de mieux se faire connaître voire peut-être un jour se faire repérer par un éditeur traditionnel. Cependant, nous nous sommes aperçu au cours du temps que l’édition traditionnelle voyait d’un très mauvais oeil l’édition en ligne tant il y a eu d’abus vis à vis des auteurs considérés par certains sites comme de véritables « vaches à lait ». Fort de ce constat, nous avons mis en place des services littéraires, que je n’hésite pas à qualifier de « lowcost », destinés aux auteurs peu fortunés et étant (vraiment) fâchés avec les outils informatiques afin qu’ils puissent présenter correctement leurs manuscrits sur Internet.

De fil en aiguille la bibliothèque d’Alexandrie s’est étoffée et sous la quantité d’ouvrages que nous recevons régulièrement, le comité de lecture et moi-même avons décidé de mettre en place un système de validation afin que tout et n’importe quoi ne soit pas publié, par respect pour les lecteurs mais aussi pour l’auteur lui-même. En effet, de nombreux auteurs en attente de publication sur Alexandrie sont réellement enchantés que l’on s’attarde de manière significative sur leur prose et qu’on leur demande de revoir leurs fautes ou leurs coquilles qui sont parfois très nombreuses dans leur manuscrit.

La validation des ouvrages s’applique essentiellement sur la présentation et/ou sur la forme grammaticale et orthographique du manuscrit. Nous n’intervenons pas sur le contenu lui-même. Si l’ouvrage ne comporte pas trop de fautes et s’il est correctement mis en page, nous décidons alors de l’enregistrer dans la bibliothèque. Sinon, nous proposons à l’auteur de revoir sa copie ou de faire appel à nos services littéraires qui sont, somme toute, très abordables comparé aux tarifs réels appliqués par le syndicat du livre en ce qui concerne le maquettage. Quant à la correction, nous orientons souvent l’auteur vers une correction professionnelle si l’ouvrage est vraiment illisible.

Avec l’apparition de l’impression à la demande un nouveau besoin s’est fait ressentir chez la plupart des auteurs, celui de voir son manuscrit (ou plutôt tapuscrit) transformé en livre papier. Le site de Lulu (société américaine) fut le premier à proposer ce service de POD (Print On Demand) et certains auteurs se sont vus soudainement pousser des ailes en rêvant de la « sacro-sainte » librairie. Nous avons donc proposé aux auteurs intéressés de prendre en charge intégralement la publication de leurs ouvrages (correction, mise en page, illustration) moyennant une petite obole afin qu’ils puissent enfin « toucher » leur bébé. Pour les auteurs se débrouillant très bien avec les outils informatiques (et il y en a quelques uns) le problème ne se pose pas et nous les accueillons à bras ouverts sur Alexandrie, dans la bibliothèque ou la librairie (virtuelle) afin qu’ils acquièrent un peu plus de visibilité sur Internet. Taper par exemple « Vanessa du Frat » sur Google et vous verrez que le site d’Alexandrie arrive en seconde position juste après les sites de Ness alors que son ouvrage n’est en ligne que depuis un an dans la bibliothèque.

Aujourd’hui, et grâce au partenariat récent avec le site de TheBookEdition pour l’impression numérique, nous proposons aux auteurs qui le souhaitent une publication personnalisée de leurs ouvrages, dans les règles les plus strictes de la pré-presse, qui est un travail quasiment insurmontable pour un non initié.

Mais attention, ne nous méprenons pas ; même si Alexandrie se défend d’être un éditeur en ligne, Alexandrie n’est pas un éditeur traditionnel et n’a jamais eu l’intention de l’être. Même si la frontière semble mince et qu’il n’y a qu’à créer les statuts d’une édition associative (en quelques jours tout serait en place), nous ne voulons en aucun cas marcher dans les plates-bandes des acteurs de l’édition traditionnelle qui eux sont de réels professionnels du livre. En effet, le métier d’éditeur est un métier très difficile qui demande de nombreuses compétences et de nombreuses relations. A l’inverse d’éditeurs peu scrupuleux sévissant sur la toile, nous n’aurons en effet jamais la prétention qu’un site comme Alexandrie s’y substitue, aussi connu soit-il. Laissons cela aux affabulateurs !…

Voilà donc une présentation de notre petite association qui j’espère vous aura un peu plus éclairé sur les objectifs fondamentaux qui nous animent. Je souhaite une longue vie à la saga de Vanessa qui le mérite au plus haut point et qui j’espère nous surprendra dans les mois à venir…

A très bientôt ici ou ailleurs,
Pascal, responsable d’Alexandrie.
http://www.alexandrie.org

Faire de la pub chez Ness, c’est la classe.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir.

Je profite de ce pouvoir qui m’est octroyé – la folle ! – pour faire de la pub éhontée. De la pub pour quoi, que diable ? Réfléchissez…

De la pub pour les Editions des Mille Saisons, évidemment. Les Editions 5ème Saison changent de peau et deviennent les Mille saisons. Nouveau nom, nouveau logo, nouveau site en perspective, et nouveau roman dont vous pouvez admirer la couverture, lire le quatrième de couverture et le prologue sur le site actuel [clic].

Et surtout n’oubliez pas : lisez Les Enfants de l’Ô ! :D

Photos du Bookeen comparé à un livre de poche classique.

On voit ici l’engin sorti de son étui en cuir :

Liseuse
Ensuite, l’engin vu sur la tranche, il a exactement l’épaisseur d’un crayon ordinaire :

Liseuse, épaisseur d'un crayon
Surprise, un jour, j’ai vu naître Brad 2051 au milieu de mes 800 livres sur ma carte SD :

Bookeen Brad
J’insère le Bookeen dans son étui, avec Brad 2051 ouvert à la première page et je compare avec une page d’un livre de poche (non, pas le poche de Brad 2051, il est en fabrication actuellement), juste à côté, en réglant la même taille de caractères :

Liseuse et livre de poche
Je règle avec une taille de caractères plus grande, et je compare à nouveau :

Liseuse et livre de poche
On peut même avoir de très gros caractères :

Liseuse

ou des tout petits :

Liseuse
Une douzaine de tailles possibles, autant de fichiers fontes que l’on veut (à intégrer dans la carte SD)
Ensuite une vue sur la tranche :

Liseuse et livre de poche

et encore une :

Liseuse et livre de poche

et pour finir, les deux « livres » fermés, placés côte à côte :

Liseuse et livre de poche

Une autonomie batterie impressionnante
La technologie de papier électronique (ePaper) ne nécessite aucun courant électrique pour maintenir une image affichée à l’écran. Cette technologie réduit donc de façon drastique les besoins énergétiques de l’appareil. Ainsi, le Cybook offre une autonomie batterie de 8 000 rafraîchissements écran sans rechargesoit l’équivalent de la lecture de 10 livres de 180 pages.
Fin et léger
Grâce à son écran de 1 mm d’épaisseur et sa minuscule batterie Lithium Polymer, le Cybook offre une surface de lecture ultra confortable dans un encombrement minimal.
188 x 118 x 8.5 mm 174 g
Capacité de stockage. Vous pouvez stocker vos livres soit dans la mémoire interne du Cybook soit dans une carte mémoire additionelle.
La capacité interne du Cybook est de 64 Mo (Méga octets) de mémoire persistante. 64 Mo représente 300 livres de littérature générale au format Mobipocket, HTML ou Texte.
Vous pouvez augmenter cette capacité de stockage en utilisant une carte mémoire additionnelle et obtenir jusqu’à 2 Go de mémoire supplémentaire (2 Giga octets = 2048 Méga octets).Cela représente 10 000 livres de littérature générale au format Mobipocket, HTML ou texte.

http://www.bookeen.com/ebook/ebook-reading-device.aspx site en Français

Diffusion des œuvres sous forme numérique.

Des auteurs enfin libres…

La France est le seul pays occidental à être à la traîne de plusieurs longueurs, dans le domaine de la diffusion des œuvres littéraires en version numérique. C’est un constat, c’est comme ça.
Les raisons en sont multiples et bien connues, la plus importante étant le principe de l’unicité du support papier, lié à un accord tacite entre éditeurs imprimeurs et libraires.
De ce fait, l’offre d’œuvres récentes en diffusion numérique est restée longtemps ridiculement faible.
Parallèlement, cependant, les moyens matériels de lecture numériques, autres que des PC, faisaient leur apparition, mais ils n’étaient pas faits pour permettre la lecture du trop grand format classique du PDF en A4.
Si vous souhaitez en savoir plus, allez visiter la page « Ebook : mode d’emploi » sur http://www.babelpocket.fr/ où vous trouverez la raison du développement du format PRC (logiciel lecture et de conversion gratuit, d’origine française Mobipocket, diffusé en millions d’exemplaires aux USA).

Si l’auteur cherche à conserver sa liberté d’expression, en particulier, s’il veut rester libre de pouvoir diffuser ses œuvres lui-même, sous forme numérique également, eh bien, il faut tout simplement qu’il ne signe pas de contrat avec les éditeurs « papier », car ceux-ci se réservent les droits de diffusion sur toutes les formes de diffusion. Jusqu’à présent, les éditeurs ne faisaient absolument rien pour la diffusion numérique (accord avec libraires) ou s’ils le faisaient, c’était en la mettant au même prix que le bouquin, histoire de dissuader le client. Pour ceux qui ont déjà signé avec un éditeur à ce jour, il est trop tard, attendez 100 ans pour ces oeuvres là !

Le pavé dans la mare de ce système « totalitaire », c’est que l’auteur « libéré » qui prend la décision de diffuser en PRC ses œuvres, gagne deux fois plus en vendant la même œuvre trois fois moins cher, et ça finit vite par se savoir dans le milieu des auteurs un peu branchés et autoédités.
Le développement des « liseuses », comme dit Irène Delse http://www.irenedelse.com/ est maintenant en cours en France, grâce à un constructeur français Bookeen http://www.bookeen.com/ avec son Cybook3 qui rivalise aisément avec le modèle Iliad de Irex (Hollande).
Les sites les plus intéressants qui parlent de cette évolution en France sont tous décrits sur le merveilleux
http://www.mobileread.com/forums/showthread.php?t=12807 d’Hadrien de FeedBooks.
Je recommande vivement la lecture de ces blogs, ils vous mettront très vite dans un bain de jouvence.

Si vous connaissez quelqu’un qui possède un Bookeen ou un Iliad, demandez qu’on vous le prête, ne serait-ce qu’une soirée, mais n’oubliez pas de le rendre le lendemain, car vous aurez passé une nuit blanche à lire, avec l’odeur du cuir pleine peau dans le nez.

Un peu d´histoire, ou pourquoi j´ai choisi l´autoédition

A chaque fois que je rencontre quelqu’un par le biais de mon roman Les Enfants de l’Ô, la question qui revient sans cesse est la suivante : « mais pourquoi tu ne l’envoies pas à un éditeur ? »

Difficile de faire comprendre à quelqu’un qui ne connaît pas forcément toute l’histoire des Enfants de l’Ô qu’on n’a simplement pas envie de passer par l’édition classique. Et même quand c’est quelqu’un qui me connaît depuis des années et qui connaît très bien toutes les étapes par lesquelles je suis passée, je me heurte à une profonde incompréhension.

Pour beaucoup d’écrivains et encore plus de lecteurs, la publication d’un roman en édition classique est LA finalité, celle sans laquelle un roman n’est pas un roman, un écrivain n’est pas un écrivain. Bon, soyons honnêtes, beaucoup de lecteurs ne font pas la différence entre de l’édition classique, de l’édition à compte d’auteur ou de l’autoédition, donc au final, s’ils ont une version papier pas trop « amateur » entre les mains, ils sont contents. Pour les écrivains, c’est différent : certains cherchent la reconnaissance de leur talent, d’autres voient la publication comme l’étape ultime du parcours d’un roman, une poignée de naïfs espèrent gagner leur vie avec l’écriture. Après, il y en a aussi qui se fichent pas mal de la publication de leur roman, parce que ce qu’ils veulent avant tout, c’est partager le plaisir de l’écriture avec des lecteurs. Je ne dis pas que ce n’est pas également le cas de la première catégorie, mais cette seconde catégorie n’a pas d’attente particulière vis-à-vis de la forme sous laquelle le roman touchera leur public.

Vous l’aurez compris, je fais partie de la seconde catégorie, celle qui se fiche pas mal d’obtenir la reconnaissance via une publication en édition classique et qui n’imagine pas un seul instant faire de l’écriture son métier (ou au pire sous forme de journalisme scientifique, mais ça n’a rien à voir). Voilà pourquoi, il y a déjà quelques années, je me suis lancée dans la publication en ligne.

A l’époque, tout ceci est parti de l’envie d’apprendre à faire un site internet, et de deux copines qui avaient elles aussi décidé de publier en ligne (Lolyka, par Clairwitch, Aska par Cryss — ces sites sont désormais fermés, et c’est fort dommage, car des ouvrages de cette qualité sont rares sur le net). Je n’écrivais plus depuis quelques années (manque de temps, manque d’envie) et j’avais abandonné les Enfants de l’Ô dans un coin de mon ordinateur, sans même imaginer que j’y reviendrais un jour. L’idée de la publication en ligne m’a amusée et voilà, c’est comme ça qu’est né le premier site des Enfants de l’Ô.

Le texte était vieux, bourré de fautes, tellement lourd qu’il n’aurait même pas eu besoin de pierres pour couler direct au fond du lac, les personnages avaient un mental de gamins de 8 ans, l’histoire était niaise à souhait, etc. Faut-il que j’en rajoute ou vous avez compris que c’était vraiment nul ? En même temps, j’avais écrit cette histoire à l’âge de 13-14 ans, et je ne l’avais que peu retouchée. La dernière correction datait de mes 16 ans, après quoi je suis passée à autre chose (un autre roman, terminé).

Néanmoins, j’ai eu un certain succès. Pourquoi ? Je ne me l’explique pas encore vraiment. Peut-être que l’âge de mes lecteurs de l’époque correspondait bien à cette version de l’histoire, peut-être que l’effet « novateur » du roman en ligne (je parle d’événements qui se déroulaient il y a 5 ans…) y était pour quelque chose, peut-être que vous, les lecteurs de la première heure, vous aviez vraiment mauvais goût, bref… Toujours est-il que j’ai retrouvé peu à peu la motivation et que j’ai écrit une suite à cette première partie, qui a été diffusée un temps sur le net, avant d’être remplacée par une toute nouvelle version de la première partie.

Bref, je vais abréger, je ne suis pas là pour réécrire les Enfants de l’Ô ^^ Les années passant, j’ai réalisé que la publication ne m’attirait pas (pour ce roman, en tout cas), pour toutes sortes de raisons, que je vais m’empresser de vous citer, sinon ce ne serait pas drôle :

  • les Enfants de l’Ô est une saga. Non seulement les sagas d’auteurs inédits ne sont pas franchement les pouliches préférées des éditeurs, mais dans le monde actuel où tout le monde veut tout faire vite-vite-vite, cet ouvrage se plaçait assez mal dans une optique de publication en édition classique de par sa longueur.
  • les Enfants de l’Ô appartient à un genre bâtard, qui n’est ni vraiment de la science-fiction, ni vraiment de la littérature « blanche ». Or, tout le monde le sait, la SF, c’est un peu l’enfant maudit de la littérature. (d’ailleurs, les Enfants de l’Ô s’appelait à l’époque les Enfants Maudits. Je devais être inconsciemment consciente (quelle belle phrase) de ce problème)
  • les Enfants de l’Ô est publié gratuitement sur internet depuis des années. Les éditeurs aiment bien publier des romans inédits, sinon, ce n’est commercialement pas très rentable.
  • je suis une chieuse de première, et je ne SUPPORTE pas les corrections si je les trouve injustifiées ou si elles dénaturent à mon sens l’histoire, le développement de mes personnages, l’ambiance, etc. J’ai publié plusieurs nouvelles, ça ne s’est pas toujours très bien passé (en fait, ça s’est très bien passé pour toutes sauf une), et je me suis rendu compte que jamais je n’accepterais de ne pas garder un contrôle total sur mon « bébé » (François, tu vas en baver :) ).
  • dans la lignée du point précédent, je suis une personne très dominatrice (paraît) qui aime tout faire elle-même (sauf le ménage ou descendre les poubelles, mais ça ne rentre pas dans le cadre de ce blog), et je veux garder un contrôle sur la maquette, sur l’illustration de couverture, sur la diffusion, bref, sur tout.
  • et pour finir, parce que tout cela m’amuse ! J’ai très envie de connaître le parcours d’un livre du début à la fin, et quoi de plus idéal pour ce faire que de se diriger vers l’autoédition !

Alors voilà, maintenant, vous savez (presque) tout sur ma volonté de publier les Enfants de l’Ô en autoédition. Aujourd’hui, à force de persévérance, les Enfants de l’Ô s’est fait une petite place sur le net, ce roman n’embête personne, il ne sera pas l’objet de déchirements entre divers clans, et je crois qu’au fond, les gens l’aiment bien, ce qui me comble de bonheur.

Les gens, merci. Grâce à vous, à votre soutien, j’ai renoué avec l’écriture, et vos petits commentaires ou messages concernant les Enfants de l’Ô me font un énorme plaisir. Au final, je crois que tout le monde y trouve son compte : je suis heureuse de partager mon roman, et vous aimez le lire (ou vous faites très bien semblant) !