12 conseils pour écrire votre premier roman…

Vraiment ? C’est ce que laisse entendre cet article du site enviedecrire.com : 12 conseils pour écrire votre premier roman.

Amusons-nous un peu…

Il est très rare – et c’est un euphémisme – qu’un nouvel écrivain reçoive une avance de 200 000 € pour un premier roman. Plutôt que de compter sur un miracle de ce type, gardez raison. Ne quittez pas votre emploi si vous en avez un. Vous en aurez besoin pour payer les factures, le temps de finir votre livre – ce qui peut prendre un, deux ou trois ans. Quant à l’avance que vous recevrez, utilisez-la pour embaucher un correcteur ou quelqu’un qui vous aidera à faire vos recherches.

Très rare, vraiment ? J’aimerais savoir si c’est déjà arrivé en France, ne serait-ce qu’une fois. Il me semble que les auteurs les plus « prisés » touchent une avance de quelques dizaines de milliers d’euros, mais on est loin des 200 000€. Déjà, première chose : si en tant que primo-romancier, vous avez la chance de voir votre manuscrit accepté par un éditeur (ce qui est déjà très rare, et ça aussi c’est une euphémisme), si vous lui parlez d’à-valoir (oui, il y a un terme en français bien spécifique, autant l’utiliser), il va vous rire au nez. Ou alors il vous donnera gracieusement 150€.
Deuxièmement, si vous êtes assez stupide pour quitter votre emploi parce que vous avez écrit un roman et sans même savoir s’il sera publié, laissez tomber tout de suite, ce n’est même pas la peine d’envoyer le roman. Essayez de sortir de votre bulle et de regarder autour de vous, on n’est pas au pays des bisounours. Très peu (et vraiment trèèèèès peu) d’écrivains français vivent de leur plume. Faut pas croire, pour un premier roman, vous serez déjà bien content d’avoir touché 2000€. Certes, si vous vivez en Thaïlande, il y a moyen de laisser tomber votre job et de vivre, mais on parle de la France, là. Un tirage de 1000 exemplaires, pour un auteur qui publie pour la première fois, c’est déjà quelque chose de rare. Si vous en avez vendu 3000, on va vous dire que vous avez fait d’excellentes ventes. Les romanciers qui vivent de leurs plumes vendent plusieurs dizaines de milliers de romans chaque année. Il y en a peu.

Troisièmement, réfléchissez deux minutes (c’est valable aussi pour vous, chers gens du site enviedecrire.com, traduire des trucs sans voir si c’est adapté à votre public-cible, c’est pas très malin. Ce qui me fait penser que j’avais bien envie de sortir un guide sur comment trouver du travail en 1870, ça peut valoir la peine, il y a sans doute plein de bons conseils à donner aux chômeurs d’aujourd’hui). Si vous êtes publié, et que par miracle (on parle bien d’un miracle) vous avez touché un à-valoir… vous n’avez pas besoin d’engager un correcteur. C’est votre éditeur qui se chargera de faire corriger votre roman. Pourquoi pas garder votre « avance » pour payer le papier, l’encre, ou encore l’illustration de couv, voire le maquettiste qui va mettre en page votre oeuvre ? Les gens, on parle d’édition à compte d’éditeur (un compte d’auteur ne vous donne pas une avance, il vous prend votre fric, c’est pas pareil), vous n’avez rien à payer. Si vous avez reçu une avance, ce sera 50€, profitez-en pour faire une bonne bouffe avec le conjoint que vous avez délaissé (on y vient).

Votre roman doit devenir une véritable obsession. Vous ne devez penser qu’à votre livre, rien qu’à votre livre, juste à votre livre – sans pour autant négliger votre vie en dehors de l’écriture. Si vous manquez de discipline, rejoignez un atelier : il vous donnera un cadre, vous forcera à vous fixer des échéances régulières.

Ça tombe bien, vous n’avez rien d’autre à faire de vos journées. On rappellera ici qu’en tant qu’auteur plein d’espoir, vous avez quitté votre emploi et vous vous êtes exilé au fond de la brousse. Là aussi, il faut recadrer les choses. Si vous écrivez un bouquin, veillez à ne PAS penser qu’à votre livre. Pensez à vos amis, et pas juste pour les bassiner avec votre futur Goncourt. Pensez à votre conjoint, et pas pour ne lui parler que de votre histoire. Si vous avez un job, faites votre job. L’écriture du bouquin, c’est sur le temps libre, pas sur le temps de travail. (Mais c’est vrai, nous sommes en 1870, c’est très très simple de retrouver du boulot, il suffit de faire du porte à porte.) Si vous ne pensez qu’à votre livre, c’est la meilleure manière de faire une dépression. Parce que soyons réaliste, votre bouquin, personne ne le voudra. Pourquoi ça ? C’est un premier roman. Vous n’avez jamais rien écrit avant, c’est comme pour tout, il faut apprendre. Ça m’étonnerait que le premier gribouillage de Léonard de Vinci ait défrayé la chronique et lui ait valu une « avance » de l’équivalent de 200 000€. Si vous vous coupez du monde, si rien d’autre ne compte que votre roman, vous allez déchanter.

De nos jours, il est quasiment impossible de vendre un recueil de nouvelles à un (gros) éditeur, a fortiori quand on débute dans le métier. Mieux vaut privilégier la forme romanesque, plus longue, mais plus facilement vendable. Si vous êtes attaché à l’une de vos nouvelles, vous pouvez par exemple essayer de l’étoffer pour en faire un roman.

Faux, faux, et archi faux. Si vous débutez, écrivez des nouvelles. Vous allez voir, ce n’est pas si simple. Suivez les appels à textes, envoyez vos nouvelles, vous pourrez avoir de bonnes surprises, qu’il s’agisse d’une acceptation (ça arrive, même la première fois, contrairement à un roman), ou d’un refus argumenté qui vous fera faire des progrès. Après avoir publié quelques nouvelles dans des magazines ou recueils, vous aurez fait vos preuves, et un éditeur regardera d’un meilleur oeil votre roman (ou votre recueil de nouvelles). Une nouvelle, c’est 10, 20 pages. Vous vous plantez lamentablement ? Ok, au moins, ce n’était que sur 10 ou 20 pages. Pas sur 500.

Il est rare qu’un éditeur achète un manuscrit si celui-ci n’a pas été écrit entièrement. C’est encore plus vrai, bien évidemment, quand il s’agit d’un auteur inconnu, qui cherche à faire publier son premier roman.

Aucun éditeur ne va signer (à plus forte raison acheter) un manuscrit incomplet, à moins que vous en soyez à votre 3e best-seller (là, vous aurez aussi un bel à-valoir en prime). Ce n’est pas rare, c’est impossible. Aux USA, les éditeurs peuvent s’intéresser à des synopsis, donc pourquoi pas, mais je rappellerai à tout hasard que nous sommes en France.

Le meilleur moyen de se rendre compte si son livre peut plaire au public, c’est de le faire lire à ce même public. Soyez ouvert aux suggestions qu’on peut vous faire. Attention, cela ne signifie pas pour autant qu’il faut toutes les accepter. Retenez celles que vous jugez pertinentes et faites les corrections en conséquence.

C’est quoi une critique non pertinente ? Une critique qui ne vous fait pas plaisir ? Comment savoir si la critique est pertinente ou non ? Certes, si vous avez un gulu qui vous sort : « j’ai tro kiffé ton bouquin, tro d’la balle, c’es d’la bonbe, zy-va, fonce, le goncour c’es pour toi c’es sur ! », remettez son jugement en question. Mais on peut avoir tendance, en tant que jeune romancier, à remettre en doute les critiques négatives. C’est très très dur, quand on débute, de savoir ce qui est à garder et ce qui est à jeter. Il y a quinze ans, par exemple, j’aurais rejeté en bloc beaucoup de critiques que j’estime aujourd’hui très utiles et constructives.
Un conseil bien plus pertinent ? Faites lire votre manuscrit, mais pas à votre entourage. Votre maman ou votre conjoint(e) aura peur de vous blesser, et son jugement ne sera pas objectif, puisqu’il s’agit de quelqu’un qui a de l’affection, peut-être même de l’admiration pour vous. Vous vous rappelez le dessin hideux que vous rameniez à la maison à la sortie de l’école lorsque vous étiez en 2e maternelle ? Votre maman qui écarquillait les yeux et qui vous complimentait ? Ben là, c’est pareil.

Si jamais vous avez peur que votre livre soit trop controversé, ou qu’il pourrait vous apporter des ennuis judiciaires, n’hésitez pas à consulter un avocat. Il pourra vous dire ce que vous devez retirer, ce que vous devez modifier et ce qui peut rester en l’état, sans crainte pour vous d’être attaqué au tribunal. Une bonne manière d’éviter les problèmes, c’est de romancer, « fictionaliser » les personnages qui s’inspirent trop de la réalité.

Oui, parce que les avocats n’ont que ça à foutre. Mais bon, avec votre « avance », on ne doute pas une seule seconde que vous pourrez sans problème vous payer une (ou deux, mais pas plus) heure de consultation juridique pour démêler tout ça avec lui. Ah, votre oncle est avocat ? Ok, là, c’est différent. (mon voisin est policier, je lui ai cassé les pieds pendant 1 heure et demie avec des questions super biscornues sur les homicides, à tel point qu’il a dû se demander si je planifiais le crime parfait, mais bon, c’est mon voisin, c’est pas un policier lambda que j’ai été déranger sur son lieu de travail ou pire, chez lui)

Une bonne manière d’attirer l’attention d’un agent littéraire, ou d’un éditeur, c’est de publier un récit court (trois, quatre pages) dans la presse. Non seulement cela vous permettra peut-être de vous faire remarquer, mais cela vous permettra peut-être aussi de gagner un peu d’argent. Même modeste, la somme peut être utile, par exemple, pour faire corriger votre manuscrit par un correcteur professionnel…

Comme chacun le sait, c’est très simple de publier un récit dans la presse, parce que tous les journaux ont évidemment une section consacrée aux jeunes auteurs qui leur envoient des nouvelles (d’ailleurs, je croyais qu’il ne fallait pas écrire des nouvelles ?). A la limite, dans le journal de votre village, pourquoi pas. Mais je doute que vous vous fassiez remarquer par un gros éditeur, en général, ils ne vivent pas dans des bleds de 200 habitants, ou alors n’ont pas le temps de lire la gazette du coin.
La somme… Vous impliquez qu’il va y avoir un paiement ? Soyez déjà heureux si le journal accepte de publier votre texte, hein, faut pas croire que quelqu’un va vous payer pour ça ! (d’ailleurs, pareil pour les appels à textes, souvent, le paiement est symbolique. Tout l’intérêt réside dans la ligne dans la bibliographie ou dans les critiques qui vous permettront de vous améliorer). Je rappellerai quand même que « somme modeste », pour moi, c’est 20€, et que si vous contactez un correcteur professionnel, il est fort peu probable qu’il accepte de corriger votre manuscrit pour cette somme dérisoire.

Blog, page Facebook, compte Twitter, vidéos de présentation sur YouTube, etc. Tous ces éléments sont devenus indispensables pour vous faire connaître, et faire connaître votre travail. Ne les négligez pas, car ils peuvent être de redoutables outils de bouche-à-oreille.

Bonne méthode : si vous n’êtes pas publié, emmerdez tout le monde avec votre texte, vous allez vous faire des amis. Faites de petites bandes-annonces sur youtube, ça aussi, c’est super sérieux, d’ailleurs, on a bien vu que tous les grands éditeurs le faisaient, hein ! A chaque fois que Bernard Werber ou Amélie Nothomb sortent un bouquin, on voit fleurir des teasers à la con partout sur le réseau… Restons sérieux deux minutes. Être sur les réseaux sociaux, c’est bien. Bombarder tout le monde de pub pour votre futur best-seller, c’est le meilleur moyen de gonfler les gens. Essayez d’être vous-même (ou d’être intéressant, il est à espérer que ça va de paire), simple, naturel, faites-vous des contacts, parlez de temps à autre de votre roman pour susciter l’intérêt de votre entourage, prévenez de la sortie de votre livre, faites un peu de pub, mais s’il vous plaît, PAS de matraquage chaque jour à grand renfort de slogans surréalistes à la « le Stephen King français », « le nouvel Harry Potter », ou des trucs comme ça qui vous donnent juste l’air d’un mytho fini.

Une fois que vous avez terminé l’écriture, la relecture, les corrections, etc., établissez-vous une liste des éditeurs à démarcher. Ciblez en priorité les maisons qui publient des histoires du même style que celle de votre roman. Pour mettre toutes les chances de votre côté, envoyez-leur un dossier comprenant un résumé percutant de votre livre, une petite biographie de vous et les meilleures pages de votre manuscrit. Ne soyez pas surpris si vous n’obtenez pas de réponse immédiatement. Cela peut prendre du temps. Le tout est de ne pas se décourager.

Oui, faites ça. Et ne soyez pas surpris si vous n’obtenez pas de réponse du tout…
Bon, on reprend : une fois que vous avez terminé l’écriture, la relecture, les corrections, etc., établissez-vous une liste des éditeurs à démarcher. Ciblez uniquement les maisons qui publient des histoires du même style que celle de votre roman (pas la peine d’envoyer de la SF à une maison qui publie du roman historique). Pour mettre toutes les chances de votre côté, allez sur leur site pour voir les conditions d’envoi du manuscrit. Inutile de leur envoyer votre ouvrage s’il est marqué en gros sur leur page de contact « nous n’acceptons actuellement aucun manuscrit ». Inutile de l’envoyer par la poste s’il est noté « soumissions uniquement par email ». Et s’il est noté d’envoyer un manuscrit relié recto simple TNR 12 une interligne et demie, inutile d’envoyer votre roman en police Comic sans MS 10, recto verso, interligne simple, sans marge, il ne sera sans doute pas lu. Pour la présentation, restez simple : une petite lettre d’accompagnement suffit, et dans celle-ci, inutile de vous étaler sur votre vie et ce qui vous a poussé à l’écriture, inutile également de préciser que « tout le monde a adoré » votre roman, même que votre maman, elle a dit que c’était le meilleur bouquin qu’elle avait lu de sa vie (vous vous souvenez, le dessin, la maternelle, les yeux qui pétillent, tout ça ?). Une bio, pourquoi pas, mais si elle est demandée. La plupart des éditeurs ne vont pas vous la demander. Si vous avez publié ailleurs, précisez-le (ah non, j’oubliais, on parle d’un premier roman, et bien sûr, comme vous avez suivi les conseils adaptés au marché américain qu’on vous a servis sur un plateau assortis d’une jolie traduction, vous n’avez pas non plus publié de nouvelles). Envoyez les meilleures pages ? Parce que vous pensez que l’éditeur, rendu fou par le suspens insoutenable qui se dégage des trois premières pages du bouquin, va composer d’une main fébrile et le coeur battant la chamade votre numéro de téléphone pour vous réclamer le manuscrit entier ? Oui, bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu. S’il est noté d’envoyer le manuscrit, envoyez le manuscrit. Et PAS en recommandé avec AR. L’éditeur n’a pas que ça à foutre, s’il n’est pas là, il ne va pas être content d’aller chercher le paquet à la poste. M’est avis qu’il n’ira d’ailleurs pas le chercher.
Inutile d’envoyer 20 manuscrits en même temps. Ciblez les 5 maisons que vous visez en priorité, envoyez-leur votre manuscrit. Après quelques mois, vous recevrez sans doute une jolie lettre du comité de lecture, vous précisant que « malheureusement, votre manuscrit ne correspond pas à notre ligne éditoriale ». Si vous avez BEAUCOUP de chance, il y aura quelques remarques. Si c’est le cas, corrigez en fonction. Envoyez aux cinq suivantes. Attendez. Renvoyez. Et ainsi de suite.
Ecrivez d’autres romans, participez à des forums, écoutez les conseils d’écrivains plus expérimentés, évitez de lire des conseils sur des sites qui n’ont visiblement pas la moindre idée de ce qu’est l’édition en France. Bref, vivez votre vie, et ne vous formalisez pas quand (j’aurais pu dire « si », mais là encore, restons réaliste) vous aurez reçu toutes vos lettres de refus.

L’écriture, ce n’est pas pour le business, pour être utile aux autres, pour devenir célèbre, pour se faire du fric, mais c’est un moyen d’expression. Racontez une histoire qui vous plaît, qui vous touche, et si elle touche les autres, c’est du bonus. Mais il faut surtout que l’acte d’écrire soit quelque chose qui vous plaise. Si seule la finalité vous intéresse (et par finalité, j’entends pouvoir dire « j’ai écrit un bouquin », ou « j’ai publié un bouquin » ou « j’ai vendu mon premier roman à 200 000 exemplaires »), laissez tomber.

(demain, nous parlerons des conseils pour écrire de la science-fiction…)

Couverture du livre ?

J’ai quelques idées pour la maquette du bouquin, par contre, je n’arrive pas à me décider au niveau de l’illustration de couv… Portrait de perso(s ?), scènes, portrait de famille ?

Qu’est-ce que vous aimeriez voir ? J’ai toujours adoré les couvertures des romans de Virginia C. Andrews (voir par exemple ici les couvertures de la saga Dawn : http://completevca.com/lib_cutler.shtml), mais je ne sais pas si ça pourrait le faire pour mes persos ? (je vais donner ici des exemples de couvertures de VCA, parce que tout a plus ou moins été fait, et que les couvertures m’ont toujours beaucoup plu)

Donc plutôt scènes, genre :

Scènes

Scènes

Portraits de famille, qui évolue en fonction des tomes :

Portrait 1

Portrait 2

Portraits d’un personnage mis en scène :

Mis en scène

Mis en scène 2

Ou plutôt portrait « head-shot » :

Headshot 1

Headshot 2

(à tout hasard, pour ceux qui se poseraient la question, oui, la saga des Enfants de l’Ô a des allures de saga de VCA, il y a d’ailleurs quelques clins d’oeil à certains de ses livres dans mes romans)

Je rappelle qu’il y a 7 bouquins, c’est à prendre en compte pour le choix des couvertures…

À vos votes :

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(ou si vous avez des suggestions, pourquoi pas, mais je crois que j’ai un peu fait le tour des possibilités, là. Évidemment, je peux mettre une photo de chaton, mais ça n’aura pas un grand rapport)

Merci :)

ME II : 9. Comment trouvez-vous les idées pour vos personnages ? Décrivez votre processus de création.

9. Comment trouvez-vous les idées pour vos personnages ? Décrivez votre processus de création.

Alors ça, c’est pas une question évidente… J’ai un peu l’impression que mes personnages se créent tout seuls. Je vais définir une situation de départ, et mon personnage va évoluer en fonction de ses contraintes familiales, des influences qu’on sur lui d’autres personnages. Un de mes personnages les plus récents, c’est Maya. Situation de départ : Maya est la dernière née d’une famille royale, la mère est morte à sa naissance et son père peu après. Sur quatre filles, deux se sont fait enlever (Lyen et Nato, pour situer), la dernière qui reste, Cali, est pleine de ressentiment envers la petite soeur qui a « tué » sa mère. Du coup, elle lui mène une vie infernale, tout en la laissant à peine libre de ses mouvements de peur qu’elle aussi soit enlevée. En fonction de tout cela, le personnage évolue d’une certaine manière. Pourrie gâtée, quand même, c’est une princesse, mais qui a toujours le sentiment de ne pas être « assez bien », qui est assez renfermée, et mal dans sa peau.

Je n’ai pas vraiment « créé » le personnage de Maya, j’ai surtout décidé que je voulais une princesse, et tout s’est mis en place par rapport aux autres personnages (Lyen, Nato, Cali, l’histoire familiale…). Je pense que mes personnages sont « auto-évolutifs ». Je ne fais pas de fiche, je ne réfléchis pas à des traits de caractère, au vécu du personnages… Mes personnages font parfois des trucs que je ne comprends pas sur le moment (mais que je sens que je DOIS écrire), et qui font sens un peu plus tard, ou qui sont en total accord avec leur personnalité.

ME II : 8. Quel est le genre que vous préférez écrire ? Que vous préférez lire ?

8. Quel est le genre que vous préférez écrire ? Que vous préférez lire ?

Alors… Je vais en surprendre plus d’un… Le genre que je préfère écrire : la littérature générale. Que je préfère lire ? La littérature générale… Eh oui ^^

En fait, j’aime aussi beaucoup la science-fiction, à cause des thèmes abordés, qui me plaisent particulièrement. C’est pour cela que j’ai eu envie d’écrire une saga familiale avec de petites notions de SF. Et c’est vrai que le genre que je préfère après la littérature générale, c’est effectivement la SF, mais la SF hard-science. Donc les batailles dans l’espace, non. J’adore Michael Crichton, j’adore René Barjavel (même si ce n’est pas vraiment de la SF hard-science…), j’ai été totalement soufflée par Rendez-vous avec Rama d’Arthur C. Clarke… Bref, pour moi, il faut que tout soit nickel scientifiquement parlant, ou que ça en ait vraiment l’air. Parce que le problème, c’est que les erreurs scientifiques, moi, je les remarque ^^

Ce que je reproche parfois à la SF (y compris aux auteurs que je viens de mentionner), c’est l’absence de relief ou de développement des personnages. Maintenant, je suis très loin de tout connaître, et il est vrai que littérature générale ne rime pas forcément avec développement des personnages. En fait, vous pouvez vous moquer, mais je suis une grande fan de Virginia Andrews (surtout de ses premiers bouquins, ceux qu’elle a écrit elle-même et qui ne sont pas des produits commerciaux créés par un écrivain « fantôme » sur la base de ses idées ou de ses schémas habituels). Je pense que c’est plus à classer dans la romance que dans la littérature générale, et c’est franchement mal écrit (non, je n’ai pas dit mal traduit, j’ai dit mal écrit. C’est curieusement mieux écrit en français qu’en anglais, à mon avis), mais ce n’est pas ça qui m’intéresse, c’est vraiment le développement du personnage principal, qui se retrouve toujours dans des situations extrêmes (et souvent absurdes, avec plein d’incohérences, mais il y a bien des gens qui aiment Twilight, donc…).

Et voilà :) C’est difficile, au final, de cataloguer un genre, car il y a tellement de styles différents, et tout ce qui a un brin de SF dedans se retrouve classé dans le rayon SF, ce qui est un gros problème pour moi, car comme je l’ai dit souvent (et comme on me l’a dit aussi), mon roman va faire fuir les lecteurs de SF qui s’attendent à beaucoup plus d’éléments de SF et qui se retrouvent avec une saga familiale, et n’attirera pas les lecteurs de littérature générale, parce qu’ils ne vont pas vraiment dans ces rayons… Mais bon, il y a bien un style qui marche en ce moment et qui est un mélange de fantastique et de romance, donc il y a peut-être de l’espoir pour mon truc. La SF-lit, ou je ne sais quoi ^^ (quoique je pense que mon truc ne vise pas franchement le même public, au vu des situations et des personnages…)

ME II : 7. Écoutez-vous de la musique en écrivant ? Quelle sorte ? Est-ce qu’il y a des morceaux que vous aimez associer à vos personnages ?

7. Écoutez-vous de la musique en écrivant ? Quelle sorte ? Est-ce qu’il y a des morceaux que vous aimez associer à vos personnages ?

Oui, parfois j’en écoute, ça dépend de mon humeur du moment. Quand je suis dans le train, j’ai toujours mes écouteurs sur les oreilles, histoire d’avoir un environnement sonore un peu plus sympa que les gosses qui gueulent, les jeunes qui écoutent leur propre musique si fort que je peux identifier les morceaux alors qu’ils sont à deux rangées et les gens qui sont au téléphone (ou pire : qui jouent avec leur téléphone).

Après, la sorte, ça peut varier. En général, j’évite les chansons en français, parce que ce sont souvent des chansons à texte, contrairement aux chansons américaines, où sortis des « baby » « why did you leave me » « please come back » « I love you so », le texte est relativement pauvre. J’aime bien des groupes comme Era, ou Trans-Siberian Orchestra, qui mettent dans l’ambiance sans gêner.

Il y a certaines chansons qui me font penser à mes personnages, mais je crois que l’influence la plus visible de la musique sur mes écrits se manifeste sur mon roman de littérature générale Le Sang des miroirs. A l’époque, j’écoutais en boucle les premiers albums de Mylène Farmer, et je pense que ça doit se sentir au vu de l’ambiance bien glauque…

Et vous ?

Grosse remise en question

Quelques personnes (pas les lecteurs du site, d’autres) m’ont fait la remarque que mon histoire se consacrait trop aux personnages et pas assez à l’intrigue de SF. Intrigue qui, pour moi, est surtout un cadre pour faire évoluer les personnages, même si, évidemment, elle se développe au cours de la saga et que toutes les questions auront, au final, des réponses.

On m’a suggéré de virer les passages romantiques ou d’interaction entre les personnages, ou en tout cas de sérieusement les réduire. Personnellement, si je fais ça, je vais me retrouver avec quelque chose qui ne sera pas ce que j’ai voulu écrire. Maintenant, il est possible aussi qu’au final je me dise que c’est bien mieux et que je ne regrette pas d’avoir changé les choses.

J’ai essayé de mêler histoires de famille et science-fiction, parce que c’était un mélange qui m’intéressait. J’ai essayé de rendre mes personnages vivants et accessibles, pour que tout le monde puisse s’identifier à certains traits de leur caractère, et pas à faire des personnages qui ne sont là que pour servir l’intrigue. Mais après, il est évident que si ça ne plaît à personne, je peux envisager de faire des modifs.

Donc j’aimerais beaucoup avoir l’avis de ceux qui ont lu le roman. Juste le tome 1 ou les 4 disponibles sur le site, ça me plairait d’avoir un ressenti aussi par rapport à l’histoire dans son ensemble. Genre si vous avez lu seulement le tome 1, vous allez avoir une vision différente que si vous avez continué sur les trois suivants et vu comment l’histoire évoluait.

Mon but est de sortir le tome 1 en autoédition au printemps 2013. Evidemment, si j’ai une réponse positive d’un éditeur cet automne, cela changera la donne. Mais je n’ai pas envie de faire attendre encore des années les lecteurs qui me suivent avec beaucoup de patience depuis toutes ces années.

Alors, à votre avis ? Je change ? Je laisse tel quel ?

Merci d’avance !

30 ans…

… et toutes mes dents ! Non, j’avoue, en fait, il m’en manque deux, mais on s’en fout.

Et je suis un peu déprimée… Pas de vieillir, ça je m’en fous un peu, mais quand je regarde en arrière, je me dis « ok, j’ai 30 ans, mais qu’est-ce que j’ai fait ? Rien ». J’avais d’autres espoirs pour ma vie, mais on ne fait pas toujours comme on veut. Cette année, par contre, sera celle de la sortie des Enfants de l’Ô, d’une manière ou d’une autre. J’attends des réponses d’éditeurs sans trop me faire d’illusion, personne n’a envie en France de publier une saga familiale de SF. De toute manière, que ce soit de l’édition à compte d’éditeur ou de l’autoédition, ce sera une expérience sympa.

Bref, je retourne me morfondre dans mon coin…

ME II : 6. Où vous sentez-vous le mieux pour écrire ? A quel moment de la journée ? Ordinateur ou stylo ?

6. Où vous sentez-vous le mieux pour écrire ? A quel moment de la journée ? Ordinateur ou stylo ?

Alors, là où je me sens le mieux… Quand je suis chez moi, c’est dans le lit, avec l’ordi posé sur les genoux. Et tard le soir, sinon je n’y arrive pas (après, tout dépend de la deadline, je m’étais fixé une deadline pour un des tomes, et c’était très serré, donc j’ai également écrit pendant la journée histoire de pouvoir finir à temps). Et donc, évidemment, sur l’ordinateur. C’est plus simple et plus rapide.

Quand je ne suis pas chez moi, j’adore écrire dans le train. Là aussi, ordinateur (Sony Vaio P, un tout petit PC, bien pratique vu qu’il ne fait que 600g et 8.9″, ça change de The Precious : macbook pro 17″). Je crois que c’est l’endroit où je suis le plus productive, vu que je ne suis pas tentée par quoi que ce soit d’autre (pas d’internet, pas de télé, pas de bouquin, rien).

Sinon, quand je dois attendre, style avant un rendez-vous de médecin, j’écris aussi, mais là, c’est sur papier. Je suis très attachée à mes feuilles de log Swissair, qui ont un look bien particulier, et que j’ai pu récupérer par centaines à mon ancien boulot, vu que Swissair, ben… voilà, quoi. Je mettrai peut-être une photo pour que vous voyiez à quoi elles ressemblent…

Donc en résumé : ordinateur de préférence, mais je ne boude pas le papier-stylo si je n’ai que ça sous la main…

Et vous ?

ME II : 5. Qui est le plus jeune de vos personnages ? Le plus âgé ? Et en terme de date de création ?

5. Qui est le plus jeune de vos personnages ? Le plus âgé ? Et en terme de création ?

Bon, on va continuer sur les Enfants de l’Ô, parce que de toute manière c’est le premier sur lequel j’ai bossé et c’est sur celui-là que je bosse encore actuellement.

Mon personnage le plus jeune ? Ben ça dépend. Parce que j’ai des persos qui naissent et qui grandissent ensuite… Donc forcément, ça change. Mais les plus jeunes qui apparaissent dans le tome 1 (avant la naissance du bébé à la fin du tome) sont les jumeaux Nato et Yolan aka Tia et Tio (non, je ne cherche pas à compliquer…). Le plus âgé, c’est Saraï Paso, qui apparaît dans le tome 2.

En terme de création, le perso le plus récent dans les principaux, c’est Line Paso, la cousine de Ruan. Le plus ancien… Les jumeaux, encore et toujours. Et Svetlana et Johannes, les parents adoptifs des jumeaux qu’on ne voit pas beaucoup dans le premier cycle. Ludméa et Ruan ont également été créés très tôt. Line (de l’Orme) et Lúka sont des personnages beaucoup plus récents.

ME II : 4. Parlez-nous d’une de vos premières histoires ou d’un de vos premiers personnages.

4. Parlez-nous d’une de vos premières histoires ou d’un de vos premiers personnages.

Une des premières histoires que j’ai écrite (j’étais encore en primaire, genre en CM1 ou CM2) parlait d’enfants qui perdaient leurs parents et qui étaient placés dans un orphelinat. Ils décidaient de s’évader après avoir appris que l’un d’eux allait être adopté et qu’ils seraient séparés. Ils partent ensuite à l’aventure pour retrouver leur oncle. Bon, c’était très très bête, et on voit bien que c’était écrit par quelqu’un de très jeune, au vu de l’absence totale de cohérence de l’histoire ^^

Et sinon, en 6e, j’ai écrit avec une amie de l’époque une petite histoire de fantasy (eh oui, de la fantasy !!!) avec des centaures, une sorte de monstre genre tyrannosaure, un trésor, un génie, et une fin à la Disney. Encore une fois, c’était assez mauvais. Par contre, on était parties ensuite sur une deuxième histoire, avec une orpheline (oui, mes persos ont souvent perdu leurs parents, ou ont des parents odieux. Je tiens à préciser que j’ai une très bonne relation avec les miens et qu’ils ne sont pas du tout odieux ^^), recueillie par Merlin l’Enchanteur, qui l’emmenait ensuite dans une série de voyages temporels. L’histoire avait du potentiel, mais on a arrêté assez vite et elle n’a jamais eu de fin.