Cordial et Antidote

Correction orthographique, sémantique, conjugaison, typographique, mots régionaux (Québec, Belgique, Suisse, etc.), mots argotiques (différents niveaux réglables), mots « familiers », mots « passés de mode », etc.)
J’ai pris l’habitude depuis 9 mois d’utiliser conjointement les deux correcteurs en même temps, pour chaque texte.
L’avantage de Cordial, c’est son intégration dans Word (dont il remplace la dll du correcteur Word intégré), Open Office, Notepad, Outlook Express, etc.
J’ai en effet une saine horreur de découvrir des fautes quand je relis mes dix dernières lignes, ça me perturbe dans la concentration pour la suite de la frappe.
Je passe ensuite Antidote RX, chaque fois que j’ai rédigé 25 pages, et ils se complètent bien.
Le problème qui subsiste (sans aucune solution on line) c’est la correction des messages émis sur les forums, et comme je suis plutôt bavard, je suis donc obligé d’utiliser Notepad pour la frappe et la correction, puis intégrer au dernier moment dans le post.

Bien entendu, aucun correcteur n’étant parfait, aucun de ces deux là n’est parfait.
Mais l’association des deux est quasiment idéale.
Ce n’est pas donné, compter environ 220 € pour les deux.

Chacun d’entre eux est une sorte d’usine à gaz, surtout Antidote, mais le paramétrage initial est ESSENTIEL, car avec les changements de format de fichier (et pour les eBooks), par exemple, les espaces non sécables (avant les : par exemple) sont IMPERATIFS, à cause des justifications de texte multiples qui prennent place dans ces conversions.
C’est d’ailleurs le défaut majeur du PDF quand on le convertit.

Ce Billet uniquement pour lancer la discussion.
A vous de jouer.

Satané chapitre 8 (ou l’écriture d’un chapitre charnière)

Dans ma dernière entrée avant les deux sondages (d’ailleurs, c’est Alexandryane qui l’a emporté, désolée pour les fans d’Alexandrine et pour le fan unique d’Alexandrina), je disais avoir enfin repris l’écriture, après de très très longs mois sans la moindre ligne, à cause de mes problèmes de concentration. Il y avait également une autre raison : le chapitre dont j’avais commencé la rédaction n’était peut-être pas le chapitre le plus facile à écrire.

En effet, il s’agit de ce que j’appelle un chapitre charnière, c’est-à-dire un chapitre qui regroupe une bonne partie des personnages du roman et qui s’axe sur un événement pas forcément inattendu de l’histoire, mais qui marque clairement la fin de quelque chose et le début de quelque chose d’autre, pour plusieurs des personnages (dans mon cas : pour tous).

Ma première difficulté : quel point de vue privilégier, vu que mes personnages ont tous leur importance, et que je n’ai donc pas de raison d’en choisir un plutôt que l’autre ? Seconde difficulté : gérer tous ses personnages en même temps, sans que ça ne devienne un véritable fouillis. Troisième difficulté, et inhérente à mon roman en particulier : gérer des personnages qui ont le même prénom (bon, vous me direz, je n’avais qu’à être un peu plus imaginative)…
Comment faire ?

Lily me parlait avant-hier de son problème pour un dialogue qui impliquait deux hommes, et me demandait si je connaissais un autre moyen que « le blond » et « le brun » pour différencier les personnages (nous avons d’ailleurs déliré sur un texte qui mentionnait « le mordoré », sans nous rappeler d’où nous sortions ça, mais ça illustre bien le ridicule de cette méthode, à mon avis). Il y a évidemment « l’homme », mais quand ce sont deux hommes, ça le fait moyen. « le grand », « le petit », « le gros », « le maigre », « le bossu avec un oeil torve » ne sont pas terribles non plus pour faire comprendre au lecteur de qui il s’agit. Personnellement, si je lis un texte où l’auteur mentionne son personnage en l’appelant « le gros », j’aurais tendance à tiquer. Dans les autres moyens, nous trouvons quelque chose que j’utilisais beaucoup il y a quelques années et que j’essaie d’éviter aujourd’hui : « l’autre ». Moi, ça ne me choquait pas, mais ça choquait les lecteurs. Et je me suis dit que la personne qui avait utilisé « le mordoré » dans son texte n’avait pas dû être choquée non plus. Ça m’a décidé à éviter d’utiliser cette méthode.

Alors que faire ? Bon, déjà, vos personnages ont un prénom, ça peut être utile de s’en servir (s’ils ont le même prénom, c’est râpé). Pas trop souvent non plus, et rappelez-vous qu’à part dans les séries américaines débiles genre « Top model » (désolée pour les fans, s’il y en a), les gens ne sont pas toujours en train de s’interpeler par leur prénom quand ils discutent à deux, l’un en face de l’autre, seuls dans une même pièce.

- Oh, Charles, je suis si heureux de te voir ! s’écria Marc-Henri.

-Moi aussi, Marc-Henri, si tu savais ! lui répondit Charles avec fougue.

Le mordoré se leva pour saluer le châtain-clair-avec-des-reflets-ocre-sombre, tandis que l’autre lui ouvrait ses bras.

Evidemment, c’est ridicule, mais ça illustre bien mes propos. Donc, les prénoms, oui, mais il ne faut pas en abuser.
Rien ne vous empêche également de différencier vos personnages par leur manière de parler (sans tomber dans la caricature, et puis, on n’est pas dans Bienvenue chez les Cht’is).
Et le lecteur n’est pas non plus une nouille, il peut aussi identifier les personnages d’après le contenu de leurs dialogues ou vos descriptions. Si vous avez un personnage marié et un autre qui ne l’est pas, celui qui triturera machinalement son alliance est forcément le premier (à moins que votre perso marié ne porte pas d’alliance et que l’autre, qui n’est pas marié, en porte une pour faire croire qu’il l’est, mais après, ça devient un peu trop compliqué…). Si un de vos deux persos est assis sur une chaise pendant que l’autre est debout, celui qui va croiser et décroiser les jambes est le premier. Pas la peine donc de repréciser de qui il s’agit.

Je ne vais pas me la jouer plus longtemps « grand maître sioux », mais ça m’intéresserait d’avoir vos méthodes !

Après, si vous êtes suicidaire, vous pouvez écrire un chapitre avec deux personnages se ressemblant beaucoup physiquement, portant le même prénom, aimant le même autre personnage, étant habillés quasiment pareil, ayant plus ou moins le même âge, etc. etc. Oui, je sais, j’aime la complexité.

Pour le point de vue, j’ai résolu mon problème en choisissant un point de vue « tournant ». Perso 1, perso 2, perso 3, perso 4, perso 4, perso 3, perso 2, perso 1. Je trouvais ça plus original que de reprendre à « perso 1″ juste après « perso 4″. J’aurais aussi pu faire perso 1, perso 2, perso 3, perso 4, perso 5, perso 6, perso 7 et perso 8, mais je ne sais pas, j’ai eu pitié de mes lecteurs. C’était déjà assez compliqué avec quatre personnages. L’avantage, avec ce genre de point de vue, c’est qu’on peut utiliser deux méthodes :

  1. La méthode qui consiste à reprendre la même scène, vue de plusieurs points de vue différents, avec à chaque fois des éclairages nouveaux qui y sont apportés. D’ailleurs, on peut aussi se retrouver avec une même scène, qui aura l’air complètement différente à cause de l’interprétation du personnage dont on a pris le point de vue.
  2. La méthode qui consiste à faire avancer l’histoire, en profitant des points de vue tournant pour montrer ce qui se passe ailleurs. L’avantage, c’est qu’on a une vue d’ensemble, que l’histoire avance, et qu’on a également les interprétations des personnages.

Pour mon chapitre 8, j’ai utilisé la deuxième méthode, qui me plaisait plus, parce que mes personnages étaient séparés en petits groupes et que ça permettait au lecteur de voir davantage de choses.

Mais franchement, l’écriture d’un tel chapitre est difficile, parce qu’il faut veiller à ne pas perdre le lecteur dans les méandres des points de vue, des noms des personnages tous plus ou moins identiques, des relations entre les personnages, des liens entre les personnages (familiaux, par exemple), tout en faisant avancer l’histoire.

J’ai pratiquement terminé la rédaction de ce chapitre, mais je dois avouer qu’il m’a très longtemps fait peur. Je craignais vraiment de le rater, étant donné son importance pour l’ensemble du roman. Ce qui me bloquait, c’était clairement l’histoire des points de vue. A partir du moment où ce point a été résolu, je ne vais pas dire que le chapitre s’est écrit tout seul, mais ça a été beaucoup mieux.

Et vous ? Comment gérez-vous ce genre de choses ?

Encore des prénoms

Au vu du dernier sondage, le prénom Alexandrine remporte la bataille… MAIS : vu qu’une grande partie des gens trouvait les deux prénoms vraiment moches, je propose deux autres prénoms, et cette fois sans la possibilité de choisir « ces prénoms sont trop moches ».

Le sondage dure 24h, et cette fois, le choix sera définitif, que vous aimiez les choix ou pas :)

Comme toujours, vous pouvez vous lâcher et critiquer dans les commentaires. Je sais que les trois prénoms sont longs, c’est fait exprès. La personne qui va porter ce prénom est quelqu’un de très aristocratique, il est donc normal que son nom soit un peu snob.

Le prénom que vous préférez :

  • Alexandryane / Alexandriane (53%, 10 Votes)
  • Alexandrine (42%, 8 Votes)
  • Alexandrina (5%, 1 Votes)

Nombre de votants : 19

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Un petit sondage !

Certains d’entre vous le savent déjà, après une année de « feuille blanche », j’ai enfin repris l’écriture. Que je m’explique : non, je n’avais pas de blocage, je ne manquais pas d’inspiration, je n’ai pas eu l’angoisse de la page blanche, je ne me suis pas remise en question genre « tout ce que je fais c’est tellement nul, je vais épargner à la collectivité une horreur pareille », bref, la véritable raison, c’est qu’à cause de mes problèmes de santé, je suis incapable de me concentrer. Essayez donc d’écrire quand vous ne vous souvenez même pas du mot que vous venez de taper une seconde auparavant ! Essayez aussi d’écrire avec un réel problème de dyslexie (ce n’est pas vraiment de la dyslexie, mais je me retrouve à écrire d’autres mots à la place de ceux que je veux, genre « leurrent » à la place de « leur », « l’a » à la place de « la », « l’en » à la place de « l’an », « appelaient » à la place de « appeler », etc.).

Rien de bien folichon, mais j’avais tellement envie d’écrire que j’ai essayé de passer au-dessus. Très difficile. Très très difficile. Cependant, je me force (dites-vous que pour écrire mes entrées sur les blogs ou les forums, je passe environ deux fois plus de temps qu’avant, car je suis toujours obligée de revenir en arrière pour corriger les « faux mots »), vu qu’il faudra bien que j’écrive si je veux me retrouver un boulot un jour :eyes:

Bon, je ne vais pas vous abreuver plus longtemps des malheurs de Ness, et je lance donc The Sondage !

Pour vous faire participer un peu, je vais vous laisser choisir le prénom d’une des héroïnes des Enfants de l’Ô, sachant que vous la connaissez déjà (si vous lisez le roman), mais qu’elle est connue sous un autre prénom. C’est un truc vraiment anecdotique, mais bon, je me suis dit que ça vous ferait peut-être plaisir de participer un peu !

Il y a deux choix, deux prénoms que j’aime particulièrement (j’ai une fascination pour les prénoms en « lex », comme « Alexandre », « Alexis », « Alexandra », « Alexane », et par extension, « Axel », « Axelle »). Comme je n’arrive pas à choisir, je m’en remets à vous !

Le prénom que vous préférez :

  • Alexandrine (51%, 18 Votes)
  • Alexandria (26%, 9 Votes)
  • Aucun des deux, ils sont très moches (23%, 8 Votes)

Nombre de votants : 35

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Pour info, Alexandrine était le prénom d’une ex-collègue, quant à Alexandria, c’est le prénom de la fille dans Zork Nemesis, un jeu que j’adore !

Améliorations du site, et correction de bug

J’ouvre ce billet pour Ness, elle le classera éventuellement dans une catégorie pour lui tout seul, mais il y quelques petites choses à améliorer, ou en tout cas, quelques problèmes, qui dépendent peut-être du navigateur employé et qui méritent d’être aplanis.

1) Je prend mon exemple (on n’est jamais mieux servi, etc…) : dans la petite fenêtre réservée aux commentaires, la taille de la police et le nombre de caractères mai prévu en largeur m’oblige à un scrolling latéral pénible, source d’arreurs de frappe, et je ne retrouve le bouton « Dites le » qu’en ramenant tout à gauche, sinopn il est caché. J’ai tout essayé, rien ne change. Vista, IE7, 1920*1280

2) Lorsqu’on s’est abonné à tous les fils, il devient impossible de modifier ses abonnements, on est abonné à vie. Le fait d’appuyer sur le bouton adhoc nous amène vers une vierge qui réclame sa clé (euh, non, il faut lire « vers une page vierge qui réclame un clé ».

Dans ce cas, le truc, c’est d’attendre qu’il y ait un nouveau fil d’ouvert, et de profiter de l’occasion pour lui sauter dessus (!?!) et d’utiliser le bouton, en bas, qui marche cette fois-çi, vous amenant sur la gestion de vos abonnements, à condition de s’abonner au fil nouveau (!?!), bref un truc sans fin, mais amusant.

Remarquez que moi, qui vient de sauter trop vite sur mon propre billet (je l’édite en ce moment), et bien j’y suis abonné automatiquement, donc gros-jean comme avant, et il faut que j’attende que quelqu’un d’autre fasse un billet, un auteur, par exemple, puisqu’on est sur un blog d’auteur, paraît-il, hein, Ness ?

3) Dans la lignée du point 2) ci-dessus, je suis bien abonné partout, mais je ne reçois aucun email. Je sens que je vais faire la manoeuvre inverse, et me désabonner de partout, ça doit être la bonne solution :phappy: des fois qu’on soit abonné par défaut et que le bouton fasse l’inverse de ce qu’il dit :pwink:

J’ai alors fait la manoeuvre qui tue, je me suis déconnecté, je suis entré sans me loguer, je suis allé en bas, je n’ai pas coché la case, j’ai inscris mon email pour recevoir les messages, sans faire de commentaire, et on me répond « Erreur, il apparaît que vous êtes déjà abonné à cet article » :postangry:

Voilà le lien direct qui apparaît sous « Gérer vos abonnements » : lien.


Photos du Bookeen comparé à un livre de poche classique.

On voit ici l’engin sorti de son étui en cuir :

Liseuse
Ensuite, l’engin vu sur la tranche, il a exactement l’épaisseur d’un crayon ordinaire :

Liseuse, épaisseur d'un crayon
Surprise, un jour, j’ai vu naître Brad 2051 au milieu de mes 800 livres sur ma carte SD :

Bookeen Brad
J’insère le Bookeen dans son étui, avec Brad 2051 ouvert à la première page et je compare avec une page d’un livre de poche (non, pas le poche de Brad 2051, il est en fabrication actuellement), juste à côté, en réglant la même taille de caractères :

Liseuse et livre de poche
Je règle avec une taille de caractères plus grande, et je compare à nouveau :

Liseuse et livre de poche
On peut même avoir de très gros caractères :

Liseuse

ou des tout petits :

Liseuse
Une douzaine de tailles possibles, autant de fichiers fontes que l’on veut (à intégrer dans la carte SD)
Ensuite une vue sur la tranche :

Liseuse et livre de poche

et encore une :

Liseuse et livre de poche

et pour finir, les deux « livres » fermés, placés côte à côte :

Liseuse et livre de poche

Une autonomie batterie impressionnante
La technologie de papier électronique (ePaper) ne nécessite aucun courant électrique pour maintenir une image affichée à l’écran. Cette technologie réduit donc de façon drastique les besoins énergétiques de l’appareil. Ainsi, le Cybook offre une autonomie batterie de 8 000 rafraîchissements écran sans rechargesoit l’équivalent de la lecture de 10 livres de 180 pages.
Fin et léger
Grâce à son écran de 1 mm d’épaisseur et sa minuscule batterie Lithium Polymer, le Cybook offre une surface de lecture ultra confortable dans un encombrement minimal.
188 x 118 x 8.5 mm 174 g
Capacité de stockage. Vous pouvez stocker vos livres soit dans la mémoire interne du Cybook soit dans une carte mémoire additionelle.
La capacité interne du Cybook est de 64 Mo (Méga octets) de mémoire persistante. 64 Mo représente 300 livres de littérature générale au format Mobipocket, HTML ou Texte.
Vous pouvez augmenter cette capacité de stockage en utilisant une carte mémoire additionnelle et obtenir jusqu’à 2 Go de mémoire supplémentaire (2 Giga octets = 2048 Méga octets).Cela représente 10 000 livres de littérature générale au format Mobipocket, HTML ou texte.

http://www.bookeen.com/ebook/ebook-reading-device.aspx site en Français

Diffusion des œuvres sous forme numérique.

Des auteurs enfin libres…

La France est le seul pays occidental à être à la traîne de plusieurs longueurs, dans le domaine de la diffusion des œuvres littéraires en version numérique. C’est un constat, c’est comme ça.
Les raisons en sont multiples et bien connues, la plus importante étant le principe de l’unicité du support papier, lié à un accord tacite entre éditeurs imprimeurs et libraires.
De ce fait, l’offre d’œuvres récentes en diffusion numérique est restée longtemps ridiculement faible.
Parallèlement, cependant, les moyens matériels de lecture numériques, autres que des PC, faisaient leur apparition, mais ils n’étaient pas faits pour permettre la lecture du trop grand format classique du PDF en A4.
Si vous souhaitez en savoir plus, allez visiter la page « Ebook : mode d’emploi » sur http://www.babelpocket.fr/ où vous trouverez la raison du développement du format PRC (logiciel lecture et de conversion gratuit, d’origine française Mobipocket, diffusé en millions d’exemplaires aux USA).

Si l’auteur cherche à conserver sa liberté d’expression, en particulier, s’il veut rester libre de pouvoir diffuser ses œuvres lui-même, sous forme numérique également, eh bien, il faut tout simplement qu’il ne signe pas de contrat avec les éditeurs « papier », car ceux-ci se réservent les droits de diffusion sur toutes les formes de diffusion. Jusqu’à présent, les éditeurs ne faisaient absolument rien pour la diffusion numérique (accord avec libraires) ou s’ils le faisaient, c’était en la mettant au même prix que le bouquin, histoire de dissuader le client. Pour ceux qui ont déjà signé avec un éditeur à ce jour, il est trop tard, attendez 100 ans pour ces oeuvres là !

Le pavé dans la mare de ce système « totalitaire », c’est que l’auteur « libéré » qui prend la décision de diffuser en PRC ses œuvres, gagne deux fois plus en vendant la même œuvre trois fois moins cher, et ça finit vite par se savoir dans le milieu des auteurs un peu branchés et autoédités.
Le développement des « liseuses », comme dit Irène Delse http://www.irenedelse.com/ est maintenant en cours en France, grâce à un constructeur français Bookeen http://www.bookeen.com/ avec son Cybook3 qui rivalise aisément avec le modèle Iliad de Irex (Hollande).
Les sites les plus intéressants qui parlent de cette évolution en France sont tous décrits sur le merveilleux
http://www.mobileread.com/forums/showthread.php?t=12807 d’Hadrien de FeedBooks.
Je recommande vivement la lecture de ces blogs, ils vous mettront très vite dans un bain de jouvence.

Si vous connaissez quelqu’un qui possède un Bookeen ou un Iliad, demandez qu’on vous le prête, ne serait-ce qu’une soirée, mais n’oubliez pas de le rendre le lendemain, car vous aurez passé une nuit blanche à lire, avec l’odeur du cuir pleine peau dans le nez.

Un peu plus sur JPJ

Commençons pas le commencement, car je ne suis pas du tout connu parmi vous tous, les amis et amies de Ness, vous qui la suivez depuis deux ans et plus encore.
Mon profil d’auteur vous dira l’essentiel sur ma carrière classique d’ingénieur GE, qui n’est tombé dans le chaudron littéraire que depuis 20 mois environ.
Je reste fidèle à mes débuts, et toutes mes histoires commencent aujourd’hui, à l’époque contemporaine. C’est donc de l’anticipation pure et dure, contenant pas mal d’idées technologiques qui fleurissent, avec un style très dépouillé, genre carnet d’aventures, sans fioritures ni remplissage pour atteindre le volume (y a t il seulement une norme ?).
C’est en général assez dense (voire indigeste), mais chacun son approche, le monde est grand, il y a de la place pour tous.
Evidemment, je ne suis nullement satisfait de mon premier tome, ce roman de « jeunesse » littéraire qui recèle nombre d’erreurs de débutant, de sautes de temps, de manque de dialogues, etc., mais ça s’améliore grandement avec les deux Tomes suivants, 450 pages A5 au total.
Pour la note d’humour, j’attends de Ness qu’elle termine mon premier Tome, et je m’amuserais donc à la voir décortiquer la bête ici même quand elle l’aura terminé, mais laissons lui du temps, elle mène tellement de bidules en parallèle qu’il faut toujours garder l’espoir !

A noter que j’ai lu et corrigé vaguement les quelques très rares coquilles de son roman dans la version de janvier sur AoL (c’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai découvert que le PDF en A4 est la pire des choses pour les liseuses modernes (genre Cybook3 de Bookeen, ou autre Iliad de Irex), et que j’aurais du lui réclamer le DOC de départ).

J’ai changé un peu de genre depuis deux mois, et j’ai commis une série de Contes du Miroir (genre moralisateur, donc prévoir de gerber car ça réveille l’autocritique perso du lecteur) et de nostalgie des années 60. Ma dernière novella de 80 pages est plutôt du genre psy/ bio/neurologique/nanotechno avec quelques robots « humanisés » qui y traînent leurs guêtres, mais c’est surtout une vraie histoire d’amour moderne.
Vous trouverez tout ça sur http://anticipation-jpj.fr/default.aspx
Mais je vous recommande de commencer par les plus courtes, http://anticipation-jpj.fr/Test.aspx en position 1,3 et 4.
Tout y est disponible en lecture intégrale, style Issuu, en plein écran (si vous cliquez sur le bon bouton).
Si vous souhaitiez disposer d’un format imprimé, les liens avec Lulu sont indiqués, lorsqu’ils existent (uniquement pour les trois Tomes de la Série du Portail).
Les versions eBook (PRC Mobipocket) sont disponibles sur demande à moi-même pour les dernières petites oeuvres, ou sur http://www.babelpocket.fr/ pour la Série du Portail.
A noter que Ness s’est prise d’affection (et c’est réciproque) pour notre petit groupe de fanas de SFFF et pour Babelpocket dont elle envisage de refondre le site, pour un meilleur visuel et un meilleur « ranking ».
Mon prochain billet concernera les techniques modernes de diffusion des oeuvres sous la forme numérique.
Ne me cherchez pas dans les salons, je n’y vais jamais, et je n’ai donc aucune chance de rencontrer un jour notre charmante Ness.

Salon de l’Imaginaire – Nogent-sur-Oise

Au début du mois de février, j’ai passé quelques jours à Paris et j’ai assisté au salon de l’Imaginaire dans la ville de Nogent-sur-Oise, en tant qu’auteur du Quidam de l’Olibrius Céleste. C’était la première fois que je participais à un salon, et seulement la deuxième ou troisième fois que je m’y rendais, les précédentes étant de rapides visites au salon du livre de Genève. Mon verdict sans fioriture et sans hypocrisie : j’ai trouvé ça assez glauque, au final. Peut-être était-ce dû au manque d’éclairage de la bibliothèque ou au fait que les gens me paraissaient tous un peu coincés, mais voilà. J’étais très contente de rencontrer les gens de l’Olibrius : Raphaël (éditeur), Laure (auteur de Cavatines), Jessy et Merlin (comité de lecture) ; puis les gens de 5ème Saison, et surtout Krystal (éditrice) ; Sand, d’Eclats de Rêves ; les gens de Griffe d’Encre, ainsi que Nathalie Dau, d’Argemmios.

J’ai harcelé tout le monde avec mes cartes postales gratuites des Enfants de l’Ô, j’ai fait le plein de livres, et surtout, j’ai passé une excellente journée en compagnie de François et de Jean-Christophe. Voici quelques photos du salon, prises par François et moi :

Le soir, nous nous sommes rendus tous les trois à la soirée d’inauguration de l’Olibrius Céleste, un moment super sympa dont je parlerai bientôt !

Un peu d´histoire, ou pourquoi j´ai choisi l´autoédition

A chaque fois que je rencontre quelqu’un par le biais de mon roman Les Enfants de l’Ô, la question qui revient sans cesse est la suivante : « mais pourquoi tu ne l’envoies pas à un éditeur ? »

Difficile de faire comprendre à quelqu’un qui ne connaît pas forcément toute l’histoire des Enfants de l’Ô qu’on n’a simplement pas envie de passer par l’édition classique. Et même quand c’est quelqu’un qui me connaît depuis des années et qui connaît très bien toutes les étapes par lesquelles je suis passée, je me heurte à une profonde incompréhension.

Pour beaucoup d’écrivains et encore plus de lecteurs, la publication d’un roman en édition classique est LA finalité, celle sans laquelle un roman n’est pas un roman, un écrivain n’est pas un écrivain. Bon, soyons honnêtes, beaucoup de lecteurs ne font pas la différence entre de l’édition classique, de l’édition à compte d’auteur ou de l’autoédition, donc au final, s’ils ont une version papier pas trop « amateur » entre les mains, ils sont contents. Pour les écrivains, c’est différent : certains cherchent la reconnaissance de leur talent, d’autres voient la publication comme l’étape ultime du parcours d’un roman, une poignée de naïfs espèrent gagner leur vie avec l’écriture. Après, il y en a aussi qui se fichent pas mal de la publication de leur roman, parce que ce qu’ils veulent avant tout, c’est partager le plaisir de l’écriture avec des lecteurs. Je ne dis pas que ce n’est pas également le cas de la première catégorie, mais cette seconde catégorie n’a pas d’attente particulière vis-à-vis de la forme sous laquelle le roman touchera leur public.

Vous l’aurez compris, je fais partie de la seconde catégorie, celle qui se fiche pas mal d’obtenir la reconnaissance via une publication en édition classique et qui n’imagine pas un seul instant faire de l’écriture son métier (ou au pire sous forme de journalisme scientifique, mais ça n’a rien à voir). Voilà pourquoi, il y a déjà quelques années, je me suis lancée dans la publication en ligne.

A l’époque, tout ceci est parti de l’envie d’apprendre à faire un site internet, et de deux copines qui avaient elles aussi décidé de publier en ligne (Lolyka, par Clairwitch, Aska par Cryss — ces sites sont désormais fermés, et c’est fort dommage, car des ouvrages de cette qualité sont rares sur le net). Je n’écrivais plus depuis quelques années (manque de temps, manque d’envie) et j’avais abandonné les Enfants de l’Ô dans un coin de mon ordinateur, sans même imaginer que j’y reviendrais un jour. L’idée de la publication en ligne m’a amusée et voilà, c’est comme ça qu’est né le premier site des Enfants de l’Ô.

Le texte était vieux, bourré de fautes, tellement lourd qu’il n’aurait même pas eu besoin de pierres pour couler direct au fond du lac, les personnages avaient un mental de gamins de 8 ans, l’histoire était niaise à souhait, etc. Faut-il que j’en rajoute ou vous avez compris que c’était vraiment nul ? En même temps, j’avais écrit cette histoire à l’âge de 13-14 ans, et je ne l’avais que peu retouchée. La dernière correction datait de mes 16 ans, après quoi je suis passée à autre chose (un autre roman, terminé).

Néanmoins, j’ai eu un certain succès. Pourquoi ? Je ne me l’explique pas encore vraiment. Peut-être que l’âge de mes lecteurs de l’époque correspondait bien à cette version de l’histoire, peut-être que l’effet « novateur » du roman en ligne (je parle d’événements qui se déroulaient il y a 5 ans…) y était pour quelque chose, peut-être que vous, les lecteurs de la première heure, vous aviez vraiment mauvais goût, bref… Toujours est-il que j’ai retrouvé peu à peu la motivation et que j’ai écrit une suite à cette première partie, qui a été diffusée un temps sur le net, avant d’être remplacée par une toute nouvelle version de la première partie.

Bref, je vais abréger, je ne suis pas là pour réécrire les Enfants de l’Ô ^^ Les années passant, j’ai réalisé que la publication ne m’attirait pas (pour ce roman, en tout cas), pour toutes sortes de raisons, que je vais m’empresser de vous citer, sinon ce ne serait pas drôle :

  • les Enfants de l’Ô est une saga. Non seulement les sagas d’auteurs inédits ne sont pas franchement les pouliches préférées des éditeurs, mais dans le monde actuel où tout le monde veut tout faire vite-vite-vite, cet ouvrage se plaçait assez mal dans une optique de publication en édition classique de par sa longueur.
  • les Enfants de l’Ô appartient à un genre bâtard, qui n’est ni vraiment de la science-fiction, ni vraiment de la littérature « blanche ». Or, tout le monde le sait, la SF, c’est un peu l’enfant maudit de la littérature. (d’ailleurs, les Enfants de l’Ô s’appelait à l’époque les Enfants Maudits. Je devais être inconsciemment consciente (quelle belle phrase) de ce problème)
  • les Enfants de l’Ô est publié gratuitement sur internet depuis des années. Les éditeurs aiment bien publier des romans inédits, sinon, ce n’est commercialement pas très rentable.
  • je suis une chieuse de première, et je ne SUPPORTE pas les corrections si je les trouve injustifiées ou si elles dénaturent à mon sens l’histoire, le développement de mes personnages, l’ambiance, etc. J’ai publié plusieurs nouvelles, ça ne s’est pas toujours très bien passé (en fait, ça s’est très bien passé pour toutes sauf une), et je me suis rendu compte que jamais je n’accepterais de ne pas garder un contrôle total sur mon « bébé » (François, tu vas en baver :) ).
  • dans la lignée du point précédent, je suis une personne très dominatrice (paraît) qui aime tout faire elle-même (sauf le ménage ou descendre les poubelles, mais ça ne rentre pas dans le cadre de ce blog), et je veux garder un contrôle sur la maquette, sur l’illustration de couverture, sur la diffusion, bref, sur tout.
  • et pour finir, parce que tout cela m’amuse ! J’ai très envie de connaître le parcours d’un livre du début à la fin, et quoi de plus idéal pour ce faire que de se diriger vers l’autoédition !

Alors voilà, maintenant, vous savez (presque) tout sur ma volonté de publier les Enfants de l’Ô en autoédition. Aujourd’hui, à force de persévérance, les Enfants de l’Ô s’est fait une petite place sur le net, ce roman n’embête personne, il ne sera pas l’objet de déchirements entre divers clans, et je crois qu’au fond, les gens l’aiment bien, ce qui me comble de bonheur.

Les gens, merci. Grâce à vous, à votre soutien, j’ai renoué avec l’écriture, et vos petits commentaires ou messages concernant les Enfants de l’Ô me font un énorme plaisir. Au final, je crois que tout le monde y trouve son compte : je suis heureuse de partager mon roman, et vous aimez le lire (ou vous faites très bien semblant) !