ME II : 3. Comment trouvez-vous les noms de vos personnages (ou des lieux, si vous écrivez à propos de lieux fictifs) ?

3. Comment trouvez-vous les noms de vos personnages (ou des lieux, si vous écrivez à propos de lieux fictifs) ?

Difficile de répondre… J’aime beaucoup le prénom Michaël, du coup, je l’ai utilisé dans le Sang des Miroirs pour un des persos principaux, et pour deux persos des Enfants de l’Ô dans sa version russe Mikhail (les persos en question sont russes). Sinon, j’aime bien ne pas trop m’éloigner des prénoms « connus », histoire de ne pas perdre le lecteur. Je trouve que les noms avec plein de h ou d’apostrophes dedans ont tendance à être plus difficiles à retenir que des noms plus « standards ». (allez, je vous donne un lien vers une planche de Boulet, que vous rigoliez un peu : Fantasy) Je suis partie sur des persos d’origine russe pour beaucoup, donc ils ont des noms russes. Genre Svetlana. Ou Ludméa, qui est une variante, évidemment, de Ludmilla (mais ses parents étaient des originaux). J’ai des prénoms anglais : William, John, Daniel, Helen, ou allemands : Katrin, Ernst… Les noms de famille, c’est pareil : russes, anglais, allemands, français. Rien d’inventé, ce sont des noms qui existent bel et bien. Borovitch, Lewis, Eisl, de l’Orme, Owen, Warner, Dortner…

Le prénom de Lúka est peut-être le seul qui a une histoire que je peux retracer : quand j’étais plus jeune, j’étais fan de la série Seaquest, et en particulier du beeeaaauuuu Jonathan Brandis (non, mais regardez-moi cette tête de beau gosse !!!

Jonathan Brandis

N’importe quelle jeune adolescente craquerait, n’est-ce pas ?)

Bref, du coup, j’aimais aussi beaucoup le prénom Lucas, et je me suis dit que j’allais créer un perso qui s’appellerait comme ça (mais avec une petite variante slave).

Pour les jumeaux Tio et Tia, qui sont là depuis la naissance de la saga, honnêtement, je ne sais plus du tout comment j’en suis venue à les appeler comme ça. Mis à part ça, je trouve leurs prénoms franchement pourris et très gnangnans, mais c’est le seul et unique truc qui rattache la saga actuelle avec l’ébauche que j’en avais faite il y a 16 ans, donc je les ai gardés et intégrés à l’histoire.

Ruan, Ludméa, Svetlana, Tio, Tia et Alicha étaient là depuis le départ, tous les autres sont arrivés après (y compris mon perso principal, Lúka, qui a été un rajout tardif).

Pour les noms de la famille d’Eaven, j’ai pris un peu plus de libertés : Yolan, Nato, Lyen et Kali (puis Maya, qui vient plus tard, et qui n’a rien à voir avec Maya l’abeille, mais dont le prénom est dérivé du prénom d’une de ses ancêtres, Mayi, qui vient lui-même du mois de mai (mayi, en russe)).

Line est aussi un ajout (très) tardif, et dans une ancienne version, elle était juste mentionnée comme la soeur de Lúka, je ne me rappelle même pas si elle était en vie ou morte depuis longtemps, mais bref, l’histoire a complètement changé. Au départ, elle s’appelait Eolina, à cause, bien sûr, d’Eole, le dieu des vents (j’aime bien les noms de dieux). Eolina est devenu Lina, puis Line.

Et après, pour des raisons liées à l’histoire, j’ai toute une flopée de prénoms dérivés de Line… Genre Lyen. Ou Lena. Et pour les autres, je me tais, je refuse de spoilier la suite ^^

Et il y a les prénoms bibliques… mais je n’en dis pas plus parce que pour l’instant, il n’y a que deux personnages portant ce genre de prénoms qui apparaissent dans le premier cycle, Eve et Saraï.

Et pour l’anecdote, mais j’en ai déjà parlé, pour les personnages secondaires ou qui ne font que passer par-là afin de mourir dans d’atroces mais brèves souffrances avant de traîner leur cadavre sur 50 mètres trois pages plus loin, après les avoir nommés Truc ou Bidule en attendant de décider de leur prénom et m’être retrouvée avec deux persos appelés Truc dans le même bouquin (et je ne vous dis pas la galère à la relecture), j’ai trouvé une bonne technique : si j’étais chez moi, je regardais autour de moi et je prenais le nom d’un auteur d’un bouquin qui traînait (il doit y avoir un ou deux auteurs de bouquins de biologie moléculaire ou de génétique dans le roman parallèle qui mettait en scène Yens et Okhanan et dont certains se souviennent peut-être), et si j’étais au boulot, je regardais les listes de passagers ou je prenais le nom de mon prochain passager s’il avait un nom qui pouvait correspondre (mais si je me retrouvais à enregistrer un Mr Chang, je n’allais évidemment pas appeler mon perso d’origine russe ou allemande comme ça). Et je crois que je viens d’écrire la phrase la plus longue de toute mon existence.

Pour les lieux, étant donné que je n’ai aucune imagination, je… Eh non, je ne dévoilerai rien sur mon nouveau premier tome :)

Allez, encore un peu d’eye candy :

Jonathan Brandis

(non, mais genre il était ami avec un dauphin. Un dauphin, quoi ! Raahhh, les crushs d’adolescentes… lol)

ME II : 2. Combien de personnages vous avez ? Préférez-vous les persos féminins ou les persos masculins ?

2. Combien de personnages vous avez ? Préférez-vous les persos féminins ou les persos masculins ?

Alors, voyons, voyons… On va prendre les Enfants de l’Ô, parce que si je parle de ceux du Sang des Miroirs, je vais spoilier.

Persos principaux :

  • Lúka Owen (perso principal de la saga)
  • Line de l’Orme
  • Lyen d’Eaven
  • William Cort
  • Ludméa Eisl
  • Ruan Paso
  • Line Paso
  • Z’arkán

Persos secondaires suffisamment importants pour être mentionnés :

  • Mikhail de l’Orme
  • Saraï Paso
  • Maya d’Eaven
  • Nato d’Eaven
  • Mikhail Owen
  • Tio et Tia Romavitch
  • Svetlana et Johannes Romavitch
  • Daniel et Helen Borovitch

Il y en a d’autres, assez importants aussi, mais si j’en parle, je vais semer la confusion, vu qu’ils apparaissent dans les tomes 5, 6, et 7. Donc on va dire 8 persos principaux (dont certains plus principaux que d’autres dans le premier cycle), et 11 persos secondaires (dont certains plus secondaires que d’autres, certains qui meurent au cours du bouquin, et certains qui deviendront principaux dans le deuxième cycle).

Je n’ai pas vraiment de préférence pour les persos masculins ou les persos féminins. Dans les Enfants de l’Ô, il y a plus de femmes que d’hommes, mais ce n’est pas vraiment significatif, surtout quand on voit que le personnage principal de toute la saga est un homme. On va donc dire qu’il compte double :)

Je pense que j’aime les personnages féminins car ça me permet d’aller sur un terrain que je connais bien, et les persos masculins parce que j’ai toujours eu un côté garçon manqué et que j’aime bien essayer de me mettre dans la peau d’un mec :) Par contre, un truc que je n’aime pas vraiment, c’est écrire sur des persos très jeunes, genre des gosses de moins de 10 ans. Bon, les miens sont super bizarres, donc ça passe encore…

ME II : 1. Parlez-nous du projet d’écriture / de l’univers sur lequel vous avez préféré travailler et pourquoi.

1. Parlez-nous du projet d’écriture / de l’univers sur lequel vous avez préféré travailler et pourquoi.

Bon, ça va être assez simple, il n’y a pas vraiment de choix ici… Quoique. Vous l’aurez deviné, mon projet d’écriture / univers préféré, c’est bien sûr les Enfants de l’Ô. J’ai écrit un autre roman il y a 12 ans, mais il s’agissait de littérature générale, bien ancrée dans le réel, donc rien de passionnant à ce niveau (à part le développement des personnages qui était intéressant pour moi).

Donc pourquoi c’est celui que je préfère ? A part parce que c’est le seul, ben… Niveau univers, rien de passionnant, c’est de la SF, mais vraiment une SF de paresseuse, qui se passe pour partie dans un monde extrêmement similaire au nôtre, et pour ce qui est du reste, je n’ai pas fait beaucoup d’effort non plus. Je l’avoue, ce qui m’intéresse, ce sont les personnages. Alors oui, j’adore cet univers-là, parce que j’aime les personnages qui y évoluent. Dans mon précédent roman, le Sang des Miroirs, il n’y avait plus ou moins que deux personnages qui avaient une certaine substance, et ça se comprend, vu qu’il s’agissait d’un one-shot. Dans les Enfants de l’Ô, j’ai une demi-douzaine de personnages « principaux » et quelques personnages secondaires assez intéressants et récurrents. Donc je m’éclate :)

ME. Un nouveau meme, pour ressuciter ce blog…

J’ai beaucoup, beaucoup de mal à me motiver en ce moment, donc j’ai décidé de répondre à un nouveau meme, comme celui que j’avais rempli il y a deux ans. Pour les mêmes raisons que pour le précédent, chaque nouvelle question est dans un nouveau poste, histoire d’avoir une table des matières un peu cohérente.

Je précise que j’ai traduit les questions de l’anglais, et que j’ai vu le meme pour la première fois chez Yzabel.

Here we go !

Besoin de votre avis

Je sais, je sais, je ne poste pas souvent… En ce moment, je vous avouerai que je passe un peu par une phase de gros découragement, mais bon. J’attends des réponses pour mon premier tome, et je suis bloquée parce que je ne peux rien commencer tant que je n’ai pas les refus, et pour l’instant, ben… Pas de refus, mais pas de nouvelles non plus. Donc je ne vais pas dire que j’ai hâte de recevoir mes lettres de refus, cela dit j’aimerais bien que ça bouge d’un côté ou de l’autre, histoire que je ne sois pas au point mort avec tous mes projets actuels.

Anyway, ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler… Quelqu’un m’a dit, et à raison, que l’inceste présenté dès le départ dans mon roman pouvait choquer les lecteurs et les rebuter (je peux comprendre…). Est-ce que ça vous a dérangé ? A savoir que dans la nouvelle version, il est aussi un peu mieux amené que dans la version actuelle sur le site. Mais là, la personne qui m’a fait la remarque connaît bien la version actuelle, car il s’agit du / de la mystérieu(se)x inconnu(e) qui a bossé avec moi sur la nouvelle version du premier tome.
Je n’ai pas eu l’impression que des lecteurs avaient vraiment été choqués par ça, mais en même temps, je n’en sais rien, car peut-être ne l’ont-ils pas dit, ou peut-être ont-ils arrêté leur lecture à ce moment-là.
En réfléchissant un peu, je me suis dit que je pouvais peut-être dévoiler le lien de parenté de Line et Lúka plus tard dans le roman (voire dans la saga) pour que les lecteurs aient le temps de s’attacher à eux et d’en apprendre davantage sur leur enfance bizarre et traumatisante. Evidemment, pour ceux qui ont lu la version sur le net, ça ne changera rien, vu qu’ils sauront déjà la vérité, mais je pense aux éventuels nouveaux lecteurs.
Vous en pensez quoi ? Bien, pas bien ? Si je fais ça, ça va me demander un changement important mais réalisable et qui ne demande pas du tout la réécriture de tout le bouquin, donc quelque chose de raisonnable. Mais si vous pensez que c’est mieux de laisser comme ça, je ne toucherai rien.

Faut-il dissimuler le lien de parenté entre Line et Lúka et l'annoncer plus tard ?

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Non non non, ce blog n’est pas mort ! (l’auteur non plus)

Oui, je sais, ça fait genre un million d’années que j’ai pas posté (presque 4 mois, pour être précise), mais rien n’avance, en ce moment. J’ai vaguement commencé à réécrire le début du tome 2 dans l’optique d’entamer une correction sérieuse, j’ai tout fait sur des feuilles volantes parce que je n’avais rien d’autre sous la main (je n’avais pas vraiment prévu de tomber en panne sur l’autoroute à 2h30 de train de chez moi è__é), puis j’ai continué dans une salle d’attente, puis le truc a été laissé dans un coin et traîne depuis maintenant au moins trois semaines sans avoir été ouvert (je parle du classeur dans lequel j’ai mis mes notes). Il faudrait que je recopie ce que j’ai écrit, mais existe-t-il quelque chose de moins motivant que de recopier du texte à part faire le ménage ou changer la caisse des chats ?

Donc bon, rien ne se passe… Par contre, très très bonne nouvelle, je me suis remise à penser à mon histoire, ce qui est déjà mieux que ces derniers mois, où c’était un peu le vide intersidéral concernant le tome 8 ou même tout autre tome. Maintenant, j’ai parfois des petites scènes qui me viennent, ou des modifs auxquelles je pense pour du texte déjà écrit. Il ne manque plus que la motivation pour m’y remettre. J’ai avancé un peu mon tome 8 dans le train pour Paris il y a dix jours, mais étant donné qu’il m’a déjà fallu un tiers du trajet pour relire ce que j’avais écrit et me remettre dans le bain (forcément, après… euh… un an… oui, j’ai honte), je n’ai travaillé de manière effective *que* deux heures. En deux heures, j’ai écrit plus qu’en six mois, donc ça va, c’était moyennement productif. J’avais décidé, pour mes histoires en parallèle, de partir sur une et de la terminer, puis en faire une autre et ainsi de suite, et faire le découpage à la fin, mais ma super scène dont j’étais bien fière et qui a résumé l’ensemble de ma productivité de cet automne, eh bien… Je l’ai perdue. Ouais. La clé usb a disparu, pas moyen de remettre la main dessus (et je m’en suis rendu compte 2h avant de partir, évidemment), et j’avais reformaté l’ordi sur lequel était la dernière version du tome 8, certaine que tous mes fichiers étaient de toute manière sur la clé usb… Mais heureusement, j’ai réussi à récupérer mon fichier la semaine dernière, à grand coup d’image disque et de disque virtuel. Bref. Donc tout ça pour dire que l’histoire qui m’inspirait le moins et par laquelle j’avais décidé de commencer pour me forcer un peu (vu que l’histoire qui m’inspirait le plus et que j’avais bien entamée prenait le chemin des feuilletons minables qui passent le matin à la télé, ou des romans à l’eau de rose et qu’il fallait que je me recentre sur ce qui est important, à savoir un truc bien dark avec des persos toujours torturés et malheureux (Et là, ces petits bâtards commençaient à être un peu trop heureux pour moi, là, ça n’allait pas du tout)), je me suis retrouvée avec… ben l’histoire à l’eau de rose, quoi. Mais ça va, le passage « eau de rose » absolument nécessaire (je ne vais pas spoiler, donc je n’en dirai pas plus) prend des allures de machin plus tragique. Je vais bientôt tuer un perso, là, ça va chialer, et miss Line Paso (alias « Line la cousine » comme je la surnomme quand j’en parle pour que les choses soient claires et qu’elle ne soit pas confondue avec l’autre Line (que je surnomme « l’autre Line »… cherchez pas) ou « la petite salope nymphomane », comme l’ont surnommée certains de mes lecteurs (c’est un peu vache, ça, pauvre gamine)) va tomber de son petit nuage rose où elle se tient en ce moment avec des petits anges qui volent partout et des petites filles en robe bleue avec une sucette (le premier qui me trouve d’où la quote est tirée gagne un cookie virtuel (belle récompense, n’est-ce pas ?).

Donc, en résumé, ça avance un peu. Pas aussi bien que je le voudrais, de loin pas, mais mieux que ces derniers mois, car j’ai retrouvé un semblant de motivation pour continuer l’histoire.

Bon, maintenant que vous avez eu le bilan catastrophique de ce début d’année, il est temps de passer aux choses sérieuses. Le site. Ouais. J’en ai marre de ce site, je ne peux plus le voir en peinture, il a au moins 6 ans si ce n’est pas 7, et il faut vraiment que je le change. Sauf que… Pas d’inspiration (sans blague. Je crois que j’ai eu envie de le changer à peu près un an après sa création, et ça fait donc 6 ans que je cherche l’inspiration sans la trouver). Mon problème principal, c’est que je ne sais pas dans quelle direction partir. Même chose que maintenant, mais un peu plus interactif (autant profiter de CSS3 et d’HTML5), ou un truc complètement différent ? J’ai cherché avec le site actuel à avoir une connotation neutre pour mon bouquin, car soyons honnête (et partons allégrement sur des stéréotypes), si je fais un site orienté SF, je vais perdre une bonne partie du public-cible féminin, et si je fais un site plus orienté « histoires de personnages », les mecs n’iront même pas ouvrir le truc (je sais que c’est plus subtil en réalité, mais grosso modo, c’est ça). Donc… Je suis piégée. Bon, après, je peux aussi faire un site minimaliste,  genre une page blanche, avec à gauche un bouton « télécharger les tomes », et à droite un bouton « insultez le webmaster », mais je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas hyper tentée.

Vous avez des idées ? (siouplaît siouplaît siouplaît, dites-moi que vous avez des idées !!! *regard de biche morte*)

(ceci était la personnalité super space de la Ness du milieu de la nuit, qui manque de sommeil mais qui n’arrive pas à dormir. Ne vous inquiétez pas, elle redeviendra plus ou moins normale comme avant demain. Et oui, je me suis éclatée avec le strike. Comment ça le strike ça fait pitié ?)

Nouvelles

Non, je ne suis pas morte ! Du moins, pas encore… En ce moment, c’est un peu la galère. J’ai terminé les corrections de mon tome 1, qui est maintenant parti se faire jeter tenter sa chance auprès des éditeurs (enfin, de trois d’entre eux pour l’instant, et normalement je dois l’envoyer à un quatrième bientôt). Mais voilà, je n’ai pas trop de motivation pour m’attaquer aux corrections du tome 2, et encore moins de motivation pour écrire la suite de mon tome 8…

Je ne sais pas vraiment quel est le problème, peut-être la complexité de l’histoire au niveau de ce tome. Il y a plus de personnages, les histoires se recoupent moins, les personnages ne se rencontrent pas forcément, du coup, c’est un truc que je pourrais (ou devrais) traiter comme plusieurs fils narratifs séparés. J’hésite. Au début, j’ai commencé en écrivant tout dans l’ordre, donc un bout de l’histoire du perso 1, suivi d’un bout de l’histoire du perso 2, etc., la suite du bout de l’histoire du perso 1, la suite du bout de l’histoire du perso 2, … Et je me rends compte que ça me mélange complètement les idées. Je ne sais plus où je m’en suis arrêtée, ce qui s’est passé, ce que savent les persos…

J’ai ensuite décidé de poursuivre un fil narratif en particulier, celui qui m’inspirait le plus, et au final ça tombait un peu dans le soap (moi ça ne me gêne pas, j’aime bien, mais je ne voudrais pas que les lecteurs aient l’impression de lire un Barbara Cartland). J’ai donc switché pour un autre fil narratif, et… pas moyen. Ça. Ne. Veut. Pas. Avancer. Pas d’inspiration, rien. Autant dire qu’ayant épuisé mes deux fils narratifs préférés, j’ai pas super envie d’essayer les autres.

J’ai même fait un plan. Vous vous rendez compte ?! Un plan. Le truc que je ne fais jamais. Il est bien détaillé et tout et tout, et objectivement, l’histoire est vachement plus intéressante que dans les autres tomes, mais… Ça ne passe pas.

Et donc je ne sais plus quoi faire. Et avant que vous ne le suggériez, non, je ne peux pas écrire une autre histoire et laisser celle-là de côté, vous pensez bien que si c’était le cas je l’aurais fait depuis longtemps, pour avoir autre chose à présenter à un éditeur que mon énorme machin.

Snifff… Des suggestions ? :/

Et, au fait, bonne année :)

PS : pour ceux qui suivent les Enfants de l’Ô et qui auraient zappé l’info, le tome 4 est disponible en entier en versions pdf, prc et epub.

Raccourcis clavier et macros utiles pour les correcteurs

Je me suis simplifié la vie en créant quelques macros et quelques raccourcis clavier que j’utilise pour mes corrections, c’est un gros gain de temps. Du coup, je me suis dit que je pouvais en faire profiter les gens qui ne savent pas forcément comment faire. Petit tutoriel en images :) J’ai Word 2003 sur un PC, je sais que la procédure est similaire pour Word 2004 sur mac (faites attention aux raccourcis clavier que vous utilisez, par contre. Plutôt que « alt », préférez « ctrl »). Si vous avez une version plus récente de Word, j’imagine que la procédure n’est pas très différente, mais je ne peux pas vous faire de tutoriel, je suis restée sur le 2003, trouvant le 2007 et le 2011 trop pourris.

D’abord, on va créer une macro pour surligner un mot (ou une phrase) en jaune. Cliquez sur les images pour les voir en plus grand.

Première étape de la macro de surlignage en jaune

Deuxième étape de la macro de surlignage en jaune

Troisième étape de la macro de surlignage en jaune

Quatrième étape de la macro de surlignage en jaune

Cinquième étape de la macro de surlignage en jaune

Il vous suffit de répéter cette procédure pour les couleurs que vous souhaitez utiliser. Si vous n’avez pas envie de vous embêter, vous pouvez télécharger mon fichier VisualBasic et l’importer dans votre document par défaut. Cliquez sur alt+F11 quand vous êtes dans Word, ce qui vous ouvrira VisualBasic. Là, vous n’avez qu’à cliquer sur Fichier, puis Importer un fichier, et sélectionner le fichier suivant : corrections visual basic.

Les raccourcis clavier de mon fichier visualbasic sont les suivants :

  • alt+J : surlignage jaune (j’ai dû remplacer alt+Y car j’avais un conflit avec un module de Word, problème que vous n’aurez sûrement pas, mais tant qu’à faire…)
  • alt+P : surlignage rose
  • alt+G : surlignage vert
  • alt+B : surlignage bleu
  • ctrl+H : surlignage dans la couleur par défaut (que vous pouvez changer en haut à gauche) ou dans la couleur que vous utilisez déjà (par exemple si vous avez plusieurs trucs à surligner en rose, vous pouvez soit utiliser alt+P à chaque fois, soit alt+P la première fois puis ctrl+H, ou simplement changer la couleur par défaut du surlignage et utiliser tout le temps ctrl+H).

Maintenant, les raccourcis clavier :

Raccourcis clavier, étape 1

Raccourcis clavier, étape 2

Pour le surlignage par défaut (ctrl+R) :

Raccourcis clavier, surlignage

Pour l’insertion d’un nouveau commentaire :

Raccourcis clavier, commentaire

Faites attention si vous avez Word dans une autre langue que le français, certains raccourcis clavier sont peut-être déjà utilisés.

J’espère que tout marchera comme il faut ! Sinon, au pire, vous aller dans Outils – Macro – Macros… et vous cliquez sur les macros à enlever, puis sur supprimer.

Je sais qu’il y a des fautes de frappe dans les textes des images, mais c’était écrit tout petit sous photoshop et je n’ai pas relu, pas la peine de me le faire remarquer : il manque le « e » à appliquée dans une des images, un « r » en trop dans « sélectionner » et le « e » dans rappellerez. Je n’ai pas l’intention de modifier le texte, de réenregistrer les images et de les réuploader, puis de les modifier dans l’article, j’espère que vous comprendrez…

Mémoire de poisson rouge…

La mémoire de poisson rouge, c’est LE truc à ne pas avoir quand on écrit une grande saga familiale super compliquée qui se déroule sur plusieurs générations. Vous vous rappelez mon post précédent, celui dans lequel je désespérais de trouver une bonne solution pour mes settings temporels ? Figurez-vous qu’en faisant du rangement dans mon appartement, je suis tombée sur une vieille version des Enfants de l’Ô. Un truc qui faisait bien pitié (et non, je ne mettrai pas d’extrait. Cette version, heureusement, n’a jamais été diffusée nulle part !). Sauf que, dans le truc en question, j’avais nommé mes mois. Et là, je me suis souvenue qu’il y a au moins dix ans, j’avais eu le même problème, les mêmes questionnements, et que j’avais créé un calendrier.

Des fois, je me mettrais des baffes. Bref, reste encore le problème des années. Et puis je ne sais pas si je vais garder mon « ancien » calendrier (qui est plutôt simple et pas des masses original vu que j’avais calqué l’année sur l’année astrale, avec les mois qui portaient les noms de signes du zodiaque), ou en faire un nouveau. De toute manière, pour ne pas m’embêter, les mois n’auront pas de noms dans les petits settings temporels en début de chapitre, et je n’utiliserai mon calendrier que de manière purement anecdotique de temps à autre dans le bouquin.

Ah, et j’avais aussi fait une carte de ma planète, avec les continents, la population, le climat, et toute une chronologie. A cette époque, j’étais partie passer 10 mois en Autriche pour un séjour linguistique et je m’ennuyais grave ^^ Maintenant, faudrait m’attacher à une table pendant deux jours avec juste un bloc-note et un crayon pour que je refasse quelque chose du genre…

THE Dilemme

Avec un grand THE et un grand D parce que ça fait déjà plusieurs années que je le traîne, celui-là… Bon, comme vous le savez sûrement, je suis en grande « correction / réécriture partielle » de mon premier tome, et j’ai donc pris en compte les remarques (multiples) de mes lecteurs. Une remarque qui revenait très fréquemment, c’était celle sur la confusion entre les deux époques différentes dans lesquelles le bouquin se déroulait. Évidemment, moi je n’ai jamais trouvé ça confus car au final c’était très simple de s’y retrouver quand on avait compris que le seul perso qui se « déplaçait » entre les deux époques était Lúka, et que les autres restaient gentiment plantés toujours dans la même époque. Bref, je ne suis sans doute pas le bon exemple de lecteur lambda.

J’en viens aux faits… Ma solution à ce problème : donner au début de chaque changement d’époque une date et un lieu, comme ça, plus de confusion possible. Cette solution a été approuvée par plusieurs personnes. Oui, mais…

Mais maintenant se pose THE Dilemme : pour la faire brève (et caricaturer à gros traits car mon bouquin ne parle pas du tout de ça) il y a des gens qui vivent sur la Terre dans mettons une cinquantaine d’années, et d’autres qui vivent sur une autre planète, dans environ 300 ans (ou peut-être 400, ou 500, j’ai pas encore décidé, mais on s’en tape, ça ne change rien au problème). Comme bien souvent dans les grands clichés de la SF (dont je me sers à tour de bras car je préfère me concentrer sur les persos et que le background historique / politique / économique / … , soyons sérieux, j’en ai rien à braire), la nouvelle planète s’est frittée avec la Terre, résultat, les deux sont en guerre, et blablabla et blablabla. Pas original, je sais, mais je cherchais pas à faire original. Avec une histoire aussi compliquée que celle des Enfants de l’Ô, la dernière chose dont j’avais besoin, c’était un monde complexe, un environnement difficile à comprendre, et toutes sortes de choses qui ne servent à rien mais qui rendent l’histoire plus réaliste. Mais comme je ne suis pas Frank Herbert et que je n’ai pas son talent, j’ai un peu zappé tout ça pour me concentrer sur ce qui m’intéressait moi : les personnages.
Alors ces deux planètes se mettent sur la gueule depuis des années, et évidemment, la nouvelle planète a réclamé son indépendance (« and today is our Independence Dayyyyy!!!! » quelqu’un a saisi la référence ? ^^). Et par souci de « tout ce qu’il y avait avant c’était de la merde, créons notre propre monde où tout est mieux que chez les autres », les habitants ont, sans doute, décidé de le customiser un peu (« et là, on va… dégager les angles !!! »).

J’en arrive au coeur du problème (après avoir perdu sans doute une dizaine de lecteurs potentiels qui ont dû se dire « mais c’est qui cette débile ??? ») : au début de chacune de mes époques, donc, je vais mettre une date. Bon, c’est vrai, je pourrais me la jouer grand cliché de la SF, avec un truc à la « 0600 ST (standard time) 04/17/2482″, mais je ne sais pas pourquoi, ça me tente moyen. C’est comme les trucs qui se passent dans cinq cents ans avec leurs 350 planètes-colonies peuplées chacune de plusieurs millions d’habitants (« Chers écrivains de SF… Les humains, c’est pas comme les souris, ça vous pond pas 12 bébés toutes les trois semaines »). (oui, je sais, j’ai fait ça moi aussi, mais j’étais jeune)

Donc la date, je la vois plus comme un truc du genre 24 février 2059, qui fait moins « cheap science-fiction » que ce que j’ai mentionné plus haut (là, je vais me faire haïr par les écrivains de SF qui ont fait ça… en même temps, je ne vise personne, je n’ai jamais lu de SF française. J’aurais peut-être dû, du coup). Mais voilà où le bât blesse : pour ma nouvelle planète et ses chers habitants qui étaient si contents de rejeter tout ce qu’il y avait avant, est-il plausible qu’ils gardent les mêmes noms de mois, de jours ? (là vous allez sans doute me faire la réflexion qu’il n’y a pas le même nombre de jours sur ma nouvelle planète, que ce n’est pas possible, etc. Mais en fait, si, à peu de choses près, il y a le même nombre de jours, et même que c’est pas possible et que c’est pour ça que c’est fait exprès, merci aux gens qui ont pensé (et il y en a eu) que c’était juste n’importe quoi et que je n’avais pas réalisé que la probabilité était infime pour qu’un truc comme ça arrive)

J’avoue, je l’ai dit plus haut, je ne lis pas de SF française (c’est sans doute un tort, mais c’est juste que, ben… allez-y, en fait, proposez-moi des bouquins, je serais ravie d’en lire, juste qu’à maintenant je me suis concentrée sur les grands auteurs américains, mais il y a sans doute des auteurs français tout aussi géniaux). Je ne sais donc pas comment ça se passe dans la littérature francophone. Je sais juste que je n’ai pas envie d’un 0600 ST (standard time) 04/17/2482. Par contre, je lis de la fantasy (précision : je corrige de la fantasy, c’est d’ailleurs la seule occasion dans ma vie où je lis de la fantasy car je n’aime pas ça (grosse contradiction, car j’ai beaucoup aimé tous les romans que j’ai corrigés / relus), ce n’est pas trop mon truc. En fait, mon truc, c’est la littérature générale. On dirait pas, comme ça, mais si). Et en fantasy, il y a toujours des super calendriers inventés qui déchirent tout, avec des noms de jours, des noms de mois, des trucs tout le temps très sympas (et souvent aussi des petites notes façon « extrait de bouquin d’histoire du mage Bidule ». J’aime bien, mais ça fait très fantasy. Cela dit c’est un excellent moyen de placer son univers sans saouler le lecteur pendant le récit).

Bon, pour ceux qui ont lu jusque-là (merci !!! Je vous assure que mon bouquin ne ressemble pas à mes notes de blog), THE Dilemme va enfin être dévoilé. Sachant que mon bouquin n’est pas de la fantasy mais de la SF, serait-il plausible que les gens aient inventé un nouveau calendrier pour se détacher de l’ancien régime (toute référence à Napoléon et à ses Brumaire & Co est purement fortuite, évidemment) ? Auquel cas, c’est bon, j’ai un calendrier très cool (merci Lily !!!), j’ai même potentiellement des jours de la semaine très sympas aussi (tomate, pomme de terre, topinambour, fenouil, basilic, chou-fleur… là encore, toute référence au calendrier républicain ne peut-être que fortuite. Bon, je déconne, hein, faut pas charrier. Je vois bien mon perso dire « je viendrai te chercher tomate prochain, mets une belle robe »). Maintenant, le truc, c’est que mon bouquin, justement est : 1. de la SF  2. assez compliqué comme ça  3. une belle déception pour tous les gens qui l’ont lu en pensant que j’avais développé tout un monde, un peu comme Dune.

Mon problème est le suivant : les avis divergent. Certains me disent qu’en effet il serait illogique que les colons aient gardé les noms d’avant, car avec la guerre et tout, on ne peut pas dire que la nostalgie était au rendez-vous et que pour se détacher de cette période sombre, il paraîtrait assez sensé de trouver de nouveaux noms. D’autres me disent (certainement à raison, je suis d’ailleurs assez d’accord) que ce n’est pas utile à l’histoire, et que ça ne sert à rien de compliquer davantage. Je sais, je ne pourrai jamais avoir un truc 100% réaliste ou même logique, mais là, ce truc me pose un problème. Depuis des années. Il m’a fallu 14 ans pour trouver un nom à ma planète (c’est fait !!!), et depuis à peu près 10 ans, j’ai fait mumuse avec des calendriers, des écritures différentes, des conversions pour obtenir l’âge des persos sur différentes planètes qui n’avaient pas le même temps de rotation autour de leur soleil (je ne vous dis qu’une chose : c’est chiant pour l’auteur et incompréhensible pour le lecteur).

Donc voilà, qu’en pensez-vous ? Plutôt 0600 ST (standard time) 04/17/2482, plutôt 17 avril 2482 6h du matin, plutôt 17 Nivôse LXXXII (soyons fous ^^) ? Sachant que si j’invente un calendrier, ça n’aidera pas des masses le lecteur à comprendre le temps qui passe, car qui va lui dire que le mois de la tomate se passe trois mois avant le mois du fenouil ? Et comme je n’ai pas le luxe des extraits de l’autobiographie du Mage Bidule et que je ne me vois pas faire un « attention, voilà la minute science où je prends le lecteur pour un débile et lui montre que j’ai bien fait mon travail de recherche » à la manière d’un écrivain français de SF que nous ne citerons pas, je ne sais pas trop comment m’en sortir… L’ambiance n’est pas trop propice au perso qui va soudain se souvenir que le calendrier de cette planète commence par tel mois, est suivi de tel et tel mois, etc. en plein milieu de l’action.

Conclusion : je fais quoi ?

(et merci d’avoir suivi, il est tard et des fois, le soir, je pète un peu un câble et je fais ma fofolle, ce qui donne des articles de blog un peu… bizarres et allumés)