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Formation M D Mots

Bonjour à tous et à toutes,

Envie de devenir correcteur professionnel, M D Mots vous propose de suivre par correspondance une préparation au métier de correcteur-relecteur-réviseur afin que vous puissiez justifier ensuite de votre formation auprès des professionnels (édition, communication, presse, etc.).

Correctrice professionnelle (formée au CEC), éditrice, chargée de cours universitaire en expression écrite et orale, et animatrice d’un atelier lecture dans un foyer de personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer et de démence, j’ai créé M D Mots (déclaration d’activité enregistrée sous le numéro 21510154351 auprès du préfet de région de Champagne-Ardenne), il y a un peu plus d’un an.

Passionnée de lecture et d’écriture, j’œuvre depuis plusieurs années pour défendre une langue de qualité, d’une part, et pour faire connaitre et reconnaitre le métier de correcteur, d’autre part.

Forte de mes années d’expérience dans le milieu de l’édition en tant que correctrice et éditrice, j’ai eu envie de mettre en place une formation qui « colle » parfaitement au métier, et où la communication est présente.

Dispensés par correspondance sur une période de 6 mois, les cours sont clairs, précis, illustrés de nombreux exemples et les devoirs bénéficient d’une double correction. Chaque retour est accompagné d’une correction classique accompagnée d’une synthèse personnalisée où tous les points à revoir sont soulignés et où sont fournies, si nécessaire, des explications complémentaires…

Toute question posée par mail a une réponse dans la journée et je suis également joignable par téléphone.

Cette formation est donc à la fois très professionnelle tout en gardant sa dimension humaine.

Les cours et exercices portent sur l’orthographe, la grammaire, l’écriture, la réécriture (initiation), l’orthotypographie et la mise en page.

Un cours et un devoir sont envoyés tous les 15 jours par voie postale ou par mail, soit au total : 12 cours, 12 devoirs, un test intermédiaire et un test final dont le corrigé sera accompagné de l’attestation de fin de formation.

Au contrat d’inscription est joint un test d’admission préalable (non éliminatoire) pour simplement évaluer le niveau du demandeur.

Les tarifs sont les suivants :

— Pour les particuliers : 1 000 € (300 € à l’inscription et 4 chèques de 175 €) ou 1 500 € en cas de prise en charge par un organisme de financement.

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Chaque formation démarre 7 jours après la signature du contrat tout au long de l’année (pas de dates de sessions).

Vous pouvez me joindre par mail : mdmots@hotmail.fr ou par téléphone : 06 16 81 73 90

À bientôt, j’espère

Martine Drouart-Meys

Raccourcis clavier et macros utiles pour les correcteurs

Je me suis simplifié la vie en créant quelques macros et quelques raccourcis clavier que j’utilise pour mes corrections, c’est un gros gain de temps. Du coup, je me suis dit que je pouvais en faire profiter les gens qui ne savent pas forcément comment faire. Petit tutoriel en images :) J’ai Word 2003 sur un PC, je sais que la procédure est similaire pour Word 2004 sur mac (faites attention aux raccourcis clavier que vous utilisez, par contre. Plutôt que « alt », préférez « ctrl »). Si vous avez une version plus récente de Word, j’imagine que la procédure n’est pas très différente, mais je ne peux pas vous faire de tutoriel, je suis restée sur le 2003, trouvant le 2007 et le 2011 trop pourris.

D’abord, on va créer une macro pour surligner un mot (ou une phrase) en jaune. Cliquez sur les images pour les voir en plus grand.

Première étape de la macro de surlignage en jaune

Deuxième étape de la macro de surlignage en jaune

Troisième étape de la macro de surlignage en jaune

Quatrième étape de la macro de surlignage en jaune

Cinquième étape de la macro de surlignage en jaune

Il vous suffit de répéter cette procédure pour les couleurs que vous souhaitez utiliser. Si vous n’avez pas envie de vous embêter, vous pouvez télécharger mon fichier VisualBasic et l’importer dans votre document par défaut. Cliquez sur alt+F11 quand vous êtes dans Word, ce qui vous ouvrira VisualBasic. Là, vous n’avez qu’à cliquer sur Fichier, puis Importer un fichier, et sélectionner le fichier suivant : corrections visual basic.

Les raccourcis clavier de mon fichier visualbasic sont les suivants :

  • alt+J : surlignage jaune (j’ai dû remplacer alt+Y car j’avais un conflit avec un module de Word, problème que vous n’aurez sûrement pas, mais tant qu’à faire…)
  • alt+P : surlignage rose
  • alt+G : surlignage vert
  • alt+B : surlignage bleu
  • ctrl+H : surlignage dans la couleur par défaut (que vous pouvez changer en haut à gauche) ou dans la couleur que vous utilisez déjà (par exemple si vous avez plusieurs trucs à surligner en rose, vous pouvez soit utiliser alt+P à chaque fois, soit alt+P la première fois puis ctrl+H, ou simplement changer la couleur par défaut du surlignage et utiliser tout le temps ctrl+H).

Maintenant, les raccourcis clavier :

Raccourcis clavier, étape 1

Raccourcis clavier, étape 2

Pour le surlignage par défaut (ctrl+R) :

Raccourcis clavier, surlignage

Pour l’insertion d’un nouveau commentaire :

Raccourcis clavier, commentaire

Faites attention si vous avez Word dans une autre langue que le français, certains raccourcis clavier sont peut-être déjà utilisés.

J’espère que tout marchera comme il faut ! Sinon, au pire, vous aller dans Outils – Macro – Macros… et vous cliquez sur les macros à enlever, puis sur supprimer.

Je sais qu’il y a des fautes de frappe dans les textes des images, mais c’était écrit tout petit sous photoshop et je n’ai pas relu, pas la peine de me le faire remarquer : il manque le « e » à appliquée dans une des images, un « r » en trop dans « sélectionner » et le « e » dans rappellerez. Je n’ai pas l’intention de modifier le texte, de réenregistrer les images et de les réuploader, puis de les modifier dans l’article, j’espère que vous comprendrez…

Correction et lutte syndicale

Les correcteurs s’organisent syndicalement sous la houlette du syndicat des correcteurs et tentent de faire valoir leurs droits : le statut de travailleur à domicile (TAD) est précaire, et certaines maisons d’édition ne respectent pas la convention collective de l’édition. Ainsi, elles peuvent à tout moment tarir le flux de livres à corriger et mettre le correcteur sur la touche. Ici un focus sur les éditions Harlequin (source : site Actualitté).

« La lecture angoissée ou la mort du correcteur »

Je signale ici un très bon article de Sophie Brissaud, daté de 1998, qui éclaire le métier de correcteur et jette — malheureusement — une ombre sur son avenir, tant la correction semble devenue un souci mineur pour les maisons d’édition : cliquer sur « en savoir plus sur le métier de correcteur ».

(On est passé de quatre ou cinq lectures successives à deux seulement, quand ce n’est pas la seule préparation de copie qui est pratiquée ou parfois l’absence pure et simple de correction. Or, un unique correcteur ne saurait identifier toutes les fautes d’orthographe, de français et de cohérence qui parsèment un ouvrage. Qu’on ne s’étonne donc pas de trouver ce texte sur le site du syndicat des correcteurs !) 

Note de lecture sur le livre intitulé Corrections, de T. Bernhard.

Après la mort par suicide de Roithamer, homme de science et architecte génial du Cône, le narrateur est chargé de mettre en ordre et d’archiver ses écrits en vue d’une édition posthume ; parmi ceux-ci l’ouvrage sur Altensam, d’où est originaire Roithamer, qui tient compte de la construction du Cône, a subi un étrange processus de correction de la part de son auteur. J’aimerais en rendre compte en le qualifiant de cas limite d’autocorrection.

 

Ma première remarque sera pour l’autocorrection. S’il est possible de corriger un écrit que l’on a soi-même commis, ce geste doit pourtant appeler une réserve. En effet, le correcteur arrive en position de tiers entre le texte et l’auteur : à ce titre, le correcteur est souvent appelé le « premier lecteur ». Or, l’autocorrection supprime cette fonction de tiers et ce détour nécessaire par l’autre. Cela revient, pour un médecin, à s’autodiagnostiquer, ou pour un psychanalyste, à s’auto-analyser (ce que Freud, en pionnier de la psychanalyse, a bel et bien fait, cf. L’Auto-analyse de Freud, Didier Anzieu). Notez que je distingue bien ici entre relecture et correction pure.

 

Voici en quoi cette correction de son œuvre par Roithamer est monstrueuse :

1) Sa correction correspond à une destruction.
Tout correcteur est conscient du caractère limité de son intervention sur un texte, qui plus est un texte littéraire ; il doit œuvrer dans le plus grand respect de l’auteur et se mettre entièrement à son service, dans le but de bonifier l’écriture. Dès lors, la démarche inverse, qui consiste à s’acharner sur un texte jusqu’à le faire disparaître, est tout à fait intéressante : il s’agit là d’une outrance du correcteur. Selon les termes de Thomas Bernhard, Roithamer a corrigé son étude « à mort ».

« Son assez longue étude sur Altensam […], il l’a de nouveau détruite en se mettant à la corriger et à la recorriger sans cesse et ici, dans la mansarde Höller, après la mort de sa sœur, il l’a finalement et définitivement réduite à néant par ses corrections incessantes, comme il le croyait, il l’a corrigée à mort et par là réduite à néant. » (p. 98)

2) Sa correction est un processus de réduction du texte.
Roithamer compose trois versions successives de son œuvre littéraire, inséparables, et issues l’une de l’autre. Sous l’effet du doute, qui serait le moteur même du processus de correction/rédaction, ces versions sont toujours plus courtes et plus denses : de huit cents pages, l’auteur passe à trois cents, puis à une synthèse de vingt pages, qu’il envisage de réduire encore puis de brûler — sans s’y résoudre.  

«  Que l’on pense : d’une matière comprenant plus de huit cents pages, finir par en tirer une ne comprenant plus que vingt ou trente pages, à ce que je sais, et ensuite avoir ainsi, d’une façon générale, mis en doute et détruit cette production tout entière, qu’il avait toujours désignée comme le plus important des produits capitaux de son esprit, l’avoir mise en doute et détruite, comme il le croyait, précisément par ce processus de renversement incessant de toutes ses pensées à l’intérieur de l’ensemble et de correction. » (p. 202) 

3) Sa correction est un retournement du sens.
Non content de parvenir  à une épure ou à un résumé, dont la tentation serait le « rien » ou un hypothétique degré zéro, le personnage transforme son étude de part en part : il engendre de la nouveauté à partir de l’objet pourtant achevé dans une première version et le retourne en un sens opposé. Inutile de préciser qu’une telle manœuvre de subversion par la correction serait un cauchemar pour n’importe quel auteur.

4) Cette correction « à mort » — à la fois destruction, réduction, et retournement du sens — est en fait l’achèvement même de l’œuvre.

« Son étude sur Altensam […], en retournant son sens par une correction totale, selon ses propres paroles, pour lui donner un sens opposé, il l’avait achevée. Effectivement, du fait que Roithamer, dans un processus infâme de correction, a retourné le sens de son étude pour lui donner un sens opposé, cette étude est devenue seulement alors une étude accomplie. » (p.99)

 

Dans ce processus de correction, il faut voir une métaphore du perfectionnisme obsessif du personnage et du soin méticuleux — finalement vain et inutile — qu’il a apporté à la construction de son œuvre majeure, destinée à sa sœur : le Cône d’habitation. Ce processus, tout d’ironie pour le monde de l’édition, n’est évoqué que dans deux brefs passages : le bouquin tourne en fait autour de la figure du narrateur, chargé de « trier et mettre en ordre » les écrits de l’architecte, puis autour du contenu du fameux rapport sur Altensam : détestation de l’Autriche, haine réciproque avec le personnage de la mère, exil en Angleterre… 

Formacom

La formation de lecteur-correcteur dispensée par Formacom est ouverte à une quarantaine de candidats par promotion, issus de tous horizons. Les deux principales modalités d’accès en sont : le financement, qui s’élève à une forte somme, et un test qui mêle orthographe, grammaire, lecture critique et culture générale. Celui-ci est loin d’être facile : je l’ai préparé pendant six mois, pour ma part.

La formation est issue du syndicat des correcteurs et reconnue dans le monde de la presse et de l’édition. Elle existe depuis 30 ans (ex-Coforma).

Voici le déroulement de l’enseignement sur six mois (780 heures) : le premier mois est consacré à l’apprentissage des bases du code typographique : distribution des capitales, traitement des nombres, emploi de l’italique, des petites capitales, etc. Au quatrième mois est confectionnée une brochure de huit pages : réalisation des coupes, enrichissement typo, iconographie, mise en page sur logiciel X-Press et rédaction de l’éditorial. C’est un temps fort qui permet de mettre en application le fameux code. L’apprentissage des logiciels est sans conteste l’un des avantages de cette formation sur d’autres offres : Word, X-Press, InDesign, Prolexis. Enfin, à l’issue des six mois est organisé un examen pour l’obtention du titre professionnel, enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles

Les cours alternent des exercices d’orthotypo avec le grand Jean-Pierre Colignon ; des points difficiles de grammaire ; des exercices de lecture critique ; des modules de correction et des monitorats (par exemple, un correcteur du Monde diplomatique est venu animer quatre séances ; une correctrice spécialisée nous a parlé de la com, etc.). Ils permettent d’acquérir progressivement ce qui fait la pierre d’angle du métier : une méthode de questionnement.

J’ai vraiment aimé être confronté à la singularité de chacun des enseignants : au total une quinzaine d’intervenants et autant de styles, de manières d’envisager la correction et de faire un monde ; une vingtaine d’intervenants toutes matières confondues.

Qu’en est-il du travail dans la « vraie vie » (expression consacrée pendant la formation) ? Formacom suit ses élèves pendant un an, en leur fournissant régulièrement les offres que l’école reçoit. J’ai eu, pour ma part, une première année difficile, avec seulement une expérience en presse. J’ai fondé ma micro-entreprise dernièrement : j’ai eu trois commandes émanant de particuliers, depuis le 15 septembre. À chacun de faire son chemin ! 

voir mon site, consacré à la correction et à la littérature : http://www.lamaisondecorrection.blogspot.com

 

 

Le métier de correcteur : troisième partie


Table des matières pour Correction

  1. Le métier de correcteur
  2. Le métier de correcteur – deuxième partie
  3. Le métier de correcteur : troisième partie

QUI SONT LES CLIENTS OU LES EMPLOYEURS D’UN CORRECTEUR ?

– les maisons d’édition
– de plus en plus souvent, les auteurs eux-mêmes, car ils veulent mettre toutes les chances de leurs côtés pour être publiés et veulent présenter un manuscrit « propre »
– les agences de Com
– les journaux, revues, magazines et par extension, tout ce qui est imprimé, tout texte destiné à être publié et diffusé : revues, brochures, plaquettes, rapports divers, guides, mémoires, discours en tout genre, conférences, presse, livres, scénarii, pages internet, etc. afin que la pensée de leurs auteurs soit toujours exprimée le plus clairement possible avec toute la précision de fond souhaitable.

COMMENT DEVENIR CORRECTEUR ?

Il n’existe pas de diplôme spécifique. Il est recommandé toutefois de suivre un stage de formation proposé par un organisme spécialisé. Le niveau minimum exigé est le bac, mais les stagiaires ont couramment un niveau bac + 2 à bac + 4.

FORMACOM — 19, Rue Honoré d’Estienne d’Orves — 93500 PANTIN
Site web : formacom.org

CENTRE D’ÉCRITURE & DE COMMUNICATION — 6, Rue Laplace — 75005 PARIS
(Possibilité de cours par correspondance)
Site web : centreec.com

ÉVOLUTION POSSIBLE

À condition de maîtriser parfaitement la langue française, la réécriture et la rédaction, vous pouvez évoluer vers des métiers proches, tels que secrétaire de rédaction ou assistant d’édition. Vous pouvez également exercer dans la presse, en agence de communication ou en imprimerie.

Le métier de correcteur – deuxième partie


Table des matières pour Correction

  1. Le métier de correcteur
  2. Le métier de correcteur – deuxième partie
  3. Le métier de correcteur : troisième partie

LE SALAIRE D’UN CORRECTEUR

La correction est payée en fonction de la longueur du texte corrigé, calculée en nombre de signes, une page correspondant selon le Syndicat des correcteurs à 1500 signes.

(* Référence officielle d’une page : format A4 – environ 25 lignes de 60 signes [ponctuation et espaces comprises – hé oui, espace en orthotypographie est du genre féminin] – police de 10 – Verdana – interlignages 1,5 – marges de 3 cm.)
Néanmoins, il est difficile de répondre à une telle question sans connaître la nature exacte du travail. Le travail de correction est tellement varié et complexe, qu’il n’existe pas de « grille de prix ». Le correcteur travaille sur devis.

Par ailleurs, il faut tenir compte aussi du moment auquel on intervient sur le texte. Est-ce une correction en 1re – ce qu’on appelle aussi la préparation de copie, ou en seconde ?
La première étape concerne la relecture de textes dactylographiés voire plus rarement, de manuscrits, la correction grammaticale, les fautes d’orthographe, l’élimination des coquilles qui se glissent malencontreusement dans les textes et la correction de la syntaxe, de style ainsi que des oublis.
Puis viennent les corrections typographiques qui sont des annotations techniques concernant le document à mettre en page destiné au « graphiste exécutif » : choix des polices de caractère (texte, titres…), graisse des caractères, position des titres, corps des caractères, portion de texte en italique, soulignement, indice, nombre et largeurs de colonnes par page, marges à gauche, à droite, justifications (centré à gauche, à droite, au milieu), tabulations, texte en drapeau appuyé à gauche, appuyé à droite, segments de paragraphe, saut de ligne, retour à la ligne, retraits de paragraphes ou de la première ligne de paragraphe, lettrines au départ du texte, espacement des caractères, espacement des lignes (interlignage), etc. Tous ces choix ont déjà été prédéfinis au préalable par votre « employeur », vous n’avez qu’à les appliquer à bon escient au texte brut.
Enfin, la correction en seconde : lors du tirage de l’épreuve avant l’impression finale, le correcteur intervient directement sur les épreuves de composition déjà mises en page. Il repère et localise les dernières fautes, les erreurs, les défauts de mise en page suivant des indications précises. Une nouvelle relecture peut être jugée indispensable, après la prise en compte de vos indications et des retouches d’auteurs : c’est ce qu’on appelle la « révision ». C’est en général, la dernière correction avant le passage en imprimerie. Néanmoins, sur des documents importants (textes officiels, administratifs, de contrats, de règlementations, d’avertissement légal…) et sur les textes de prestigieuses maisons d’édition, une troisième lecture peut être utile et reconduite. Aucune erreur ne doit alors vous échapper.
Il arrive aussi qu’il soit nécessaire qu’un texte, qui n’est pas écrit par un professionnel, soit complètement réécrit, on parle alors de « rewriting » — de réécriture, c’est mieux. Il s’agit dans ce cas de refaçonner l’écrit, de le restructurer pour une meilleure compréhension. Le correcteur doit, dans ce cas précis, faire preuve d’un certain niveau littéraire, car il ne conserve que les idées pour la réécriture finale.
En résumé, et en fonction de la catégorie du travail demandé, les bases de calcul sont les suivantes :
–    en préparation de copie : environ 5 à 7000 signes à l’heure
–    en première lecture de correction de copie : 12 à 15 000 signes
–    en seconde lecture de révision de copie : environ 20 000 signes
–    en troisième lecture : cela varie fortement, il s’agit de textes importants et un travail qualitatif de correction s’impose.

Tous ces critères entrent donc en ligne de compte pour établir un devis. Au vu de tous ces éléments, il convient alors de déterminer si vous souhaitez être payé au signe (entre 1,80 et 2,50, les 1500 signes) ou à l’heure. Dans ce dernier cas, c’est votre rythme de travail qui déterminera la tarification (on peut compter autour de 14 à 20 € de l’heure, plus s’il s’agit de réécriture). D’autres, par contre, préfèrent se faire payer au mot.

Est-il donc encore nécessaire de le rappeler ? Être correcteur est véritablement un vrai métier. On ne peut pas s’improviser correcteur du jour au lendemain, sauf à rendre service à une amie de temps en temps. Par ailleurs, pour exercer cette activité, il faut impérativement être méticuleux, vif, concentré sur les textes à lire et posséder un œil aiguisé pour ne rien laisser passer, avoir un goût certain pour la lecture voire un amour pour la langue française et ses subtilités, être patient, et bien entendu avoir une maîtrise dans les moindres détails du code orthotypographique.

Le métier de correcteur


Table des matières pour Correction

  1. Le métier de correcteur
  2. Le métier de correcteur – deuxième partie
  3. Le métier de correcteur : troisième partie

QU’EST-CE QU’UN CORRECTEUR ?

Afin que la pensée des auteurs soit exprimée le plus clairement possible avec toute la précision de fond souhaitable, le correcteur met à la disposition du client ses connaissances et ses capacités rédactionnelles, mais surtout il exerce un rôle de « lecteur critique ».

Les fautes de frappe, les orthographes défectueuses, les interversions de lettres, les inattentions sont courantes : mieux vaut être « rémunéré » que « rénuméré », « le pinot d’Alsace » et le « pineau des Charentes » sont tous deux à consommer avec modération ! Et que dire d’une belle voiture d’un jaune rutilant (ne serait-ce pas plutôt rouge ?) Sommes-nous à côté d’un terrain pétrolier (ou pétrolifère ?)…
Il n’est pas toujours facile d’éviter les paronymes (à ne pas confondre avec les patronymes !) Collision et collusion/éminent et imminent/éruption et irruption…, les homonymes (cours/court/cour et courre…), les pléonasmes (importer de l’étranger/monopole exclusif/dunes de sable…) ou bien encore les redondances (je l’ai vu de mes yeux/le voisin d’à-côté/monter en haut/le moindre petit…).
Mais le correcteur traque toutes les fautes, tant grammaticales, orthographiques, syntaxiques que lexicales et assure ensuite une présentation typographique de qualité en s’appuyant sur les règles en usage à l’Imprimerie Nationale. Être « bon » en français n’est donc pas suffisant, le rôle du relecteur va largement au-delà. Il intervient également sur le choix des polices et des corps de caractères, la mise en page (positionnement des titres, alignement, colonnes, justifications des paragraphes, interlignages), l’utilisation de l’italique, des majuscules (exemple : habiter dans l’Est ou dans l’est de la France), des abréviations, des symboles, des mots étrangers…
Dépourvu de signes de ponctuation, un texte sera le plus souvent inintelligible, incompréhensible, et fourmillera d’ambiguïtés.

« Je trouve obscène le texte dépourvu de ponctuation : il étale lourdement sur la page l’épaisseur encombrante du langage, enveloppé dans sa graisse, incapable de se mouvoir. Il suffit de quelques virgules et de quelques points pour que cette masse adipeuse retrouve ses ligaments, ses attaches, qu’elle se soulève et se promène, vêtue d’une espèce de gaze qui l’allège et la sublime. » (Jean-Michel Maulpoix, « Éloge de la ponctuation »)

Un bon usage, ne serait-ce que de la virgule, peut modifier le sens d’une phrase. À l’inverse, mal utilisé, il peut aboutir à une absurdité, voire une amphibologie.
« La célèbre chanteuse Édith Piaf n’est pas morte comme on l’a dit… » S’agit-il de remettre en cause le décès de l’artiste ou les circonstances de sa mort ?
Ou encore : « J’ai loué un bateau avec marin bien équipé. » (Ho ! vraiment ?)
« Il a renversé un jeune motard qui a eu les jambes broyées et s’est enfui. » (Phénoménal, non ?)
La même remarque peut être faite avec les épithètes qui changent absolument le sens d’une expression ou d’une phrase selon qu’ils sont placés devant ou après le nom qu’ils qualifiaient. Nous préférons donc rencontrer « un beau vieux » plutôt qu’un « vieux beau » et je veux qu’elle mette sa « propre jupe » et non sa « jupe propre ».
Vous l’aurez compris, être correcteur est un vrai métier et grâce à lui, vous y gagnerez aussi en crédibilité, car vos écrits seront le miroir de votre réussite. Votre image de marque en sera renforcée. Le poids de vos mots pèsera dans la balance de votre force de persuasion.
« L’orthographe est la politesse de la langue » disait Jean Guéhenno (académicien et critique littéraire français.)

A suivre bientôt : le salaire d’un correcteur et les possibilités d’emploi.