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Place aux Livres, Lyon 2008

Le week-end dernier, comme vous le savez déjà grâce à Lily, qui a été plus rapide que moi (oui, je suis une grosse flemmasse), j’étais à Lyon pour le festival du livre, appelé Place aux Livres. (en vérité, j’avais surtout envie de voir mes amis Lily et Fred, et j’ai profité de cet événement pour y aller ce week-end-ci)

Vous me connaissez, je vais digresser, vous parler de fringues, de coiffures, de plein de trucs qui n’ont rien à voir, donc, pour les photos, c’est tout en bas.

Bon, on reprend. Le vendredi, journée chargée pour moi. Début d’aprem, je dois faire un ECG chez mon médecin. Matériel d’avant-guerre, son assistante et moi, on se marre bien. Sauf que ça me laisse de magnifiques traces de ventouse dans le décolleté. Moyennement sexy. Bref, pas dramatique. Je file chez moi (j’avais préparé ma valise la veille), je m’occupe des chats et je pars pour la gare. Sur le chemin, je dépose un dossier pour mes amours récentes : les assurances maladie. Train pour Genève, puis changement rapide. J’arrive 10 minutes avant le départ sur le quai pour Lyon, où je rejoins les quelque 300 personnes présentes. Au moins. La conjonction grève de la SNCF la veille + week-end de 4 jours + vendredi soir, c’est pas le top. Même le responsable de quai est stressé, il ne sait pas si le train va arriver, il devrait déjà être là… Heureusement, le train arrive, et, coup de bol, s’arrête avec une porte pile devant moi. Je peux donc profiter d’une place à quatre, près de la fenêtre, avec une prise pour brancher mon ordi.

Séquence écriture, alors que des passagers cherchent encore des places assises après vingt minutes de trajet. Arrivée à Lyon, problème sur la voie, le train est arrêté au beau milieu de nulle part pendant une quinzaine de minutes. Ça commence bien. Enfin, on arrive en gare de Lyon, et là, je dois presque tuer trois personnes pour pouvoir descendre. Parce que le Genève-Genève en passant par Lyon, ça me tente moyen. Je retrouve Lily et Fred, nous sommes déjà à la bourre pour la soirée raclette qui se prépare. Resquillage au métro (trop de monde aux machines à tickets), trajet compressé dans une rame ultra-pleine, je suis contente de respirer enfin de l’air (presque) pur.

Nous préparons (enfin, Lily prépare. Je m’occupe de la vaisselle avec Fred) les pommes de terre pour la raclette, en attendant que les autres arrivent. Soirée super sympa, à délirer sur les jeux vidéos, les photos de trois personnes différentes (Lily, Gad et moi) qui passent sur la Wii, et toutes sortes d’autres trucs, avec trois collègues de Lily, leurs copines respectives, et un collègue de Fred, Francis, un gars super qui passera quasi tout le week-end avec nous. Je suis claquée et à moitié morte, mais cette soirée est vraiment chouette.

Dodo, ensuite, jusqu’à tard le lendemain matin. Lily doit accompagner une amie faire un bout d’enregistrement pour une chanson. Fred et moi partons pour le salon du livre, où Francis nous rejoindra un peu plus tard. Déjà, première surprise, c’est payant. PAYANT, comme dans « les gens ont tellement envie de lire et le marché du livre est tellement en pleine expansion qu’on peut se permettre de leur extorquer 2€ par personne pour toute entrée (et toute sortie est définitive) ». Genre. Ça va pas se passer comme ça. J’appelle Aurélia, qui vient nous chercher avec des invites et qui nous fournit des badges pour le reste du week-end. Merci !!!

D’ailleurs, petit aparté, il faut quand même que je dise un mot là-dessus. Aurélia arrive à l’entrée, munie de son badge maison d’édition. Le vigile veut la refouler. Elle lui dit qu’elle vient seulement donner des invitations. Le gars lui fait « vous ne dépassez pas la ligne !!! ». Genre, c’est une criminelle et elle essaie de s’enfuir… Et ce n’est pas un cas isolé. L’organisation de ce salon est extrêmement peu sympathique. Les exposants sont dans l’obligation d’être TOUJOURS à leur stand, on n’a pas le droit de discuter dans les allées, c’est limite s’ils fouillent les sacs à la sortie, les exposants ne sont pas autorisés à sortir leurs propres livres du chapiteau, bref, j’en passe et des meilleures. Les conditions exposants sont tout bonnement incroyables, et quand on pense qu’ils prennent 2€ par personne (toute sortie définitive, donc pas moyen de prendre le billet, d’aller faire un tour, d’aller manger et d’y retourner ensuite), je trouve ça inadmissible. Bref, revenons-en à nos moutons. Ils ne nous verrons pas l’an prochain, et je ne parle pas que de moi.

Je suis super contente de revoir Aurélia ainsi que Romain. Nous faisons un peu le tour, c’est l’occasion pour moi de faire enfin connaissance « en vrai » avec Elisabeth Robert, une écrivain extrêmement sympathique et motivée, qui a d’ailleurs récemment créé sa maison d’édition : les Editions Volpilière. Je retrouve aussi l’équipe de Griffe d’Encre et leurs auteurs survoltés, qui ont l’air de bien s’amuser. Francis nous rejoint, Fred retrouve des potes, du coup, je me sens moins coupable de les abandonner un moment pour passer du temps avec Aurélia.

Mais bon, Lily est coincée au studio d’enregistrement, et Fred et moi avons un peu la dalle. Direction McDo, où nous poireautons au moins une demi-heure avant de pouvoir passer commande. J’utilise mon don de persuasion (= décolleté plongeant) sur le caissier pour qu’il nous file deux sundays gratos avec une carte « un menu plus donne droit à un sunday » qui n’est pas à nous, puis un amoncellement surréaliste de ketchup. Fred et Francis se marrent et me disent que les filles sont quand même vachement avantagées sur ce coup-là. Pas faux :)

En tant que geeks, nous partons faire un tour à la fnac (rayon informatique, hein, faut pas déconner. On part du salon du livre, c’est pas pour aller acheter des bouquins ailleurs), puis à Saturn. Ensuite, retour au salon, où nous passons sans problème grâce aux badges. Lily nous rejoint, je vais la chercher avec une invitation. Je la présente à Aurélia et Romain, que nous invitons à notre soirée crêpes. Nous sortons un moment du chapiteau entre filles, et c’est là que je remarque la présence de Jacques Mondoloni, avec qui j’avais passé un super moment au festival de Nice. J’aurai l’occasion de discuter plus longuement avec lui le dimanche.

Lily, Fred, Francis et moi partons faire le plein de provisions (oeufs, farine, beurre, nutella, confiture). Lily prépare la pâte pendant que Francis et moi faisons un peu de vaisselle. Taissia, une collègue de Francis, russe et hyper sympa, arrive un peu plus tard. Je tente de l’impressionner avec mes trois mots de russe (« le chat est là-bas ») mais elle n’y comprend rien. Du coup, je doute de l’efficacité de mes cours ^^ Piotr nous rejoint, un ami de Fred que j’avais déjà rencontré cet été et que j’avais trouvé vraiment sympa. Aurélia et Romain nous rejoignent vers 22h, fermeture du salon à 21h30 oblige. Les crêpes sont délicieuses (Lily est la reine des crêpes) et la soirée est super. Tout le monde se fout de moi à cause de mes régionalismes suisse-romands, et nous nous vengeons ensuite sur Lily avec sa prononciation unique en son genre de « une poêle et un poêle ».

Tout le monde s’en va, Lily et moi nous lançons dans une partie effrénée de AudioSurf, un jeu de chez BestGameEver. Nous pulvérisons les scores jusqu’à 2h du matin, avant d’aller finalement nous coucher. Le lendemain matin (après-midi, en fait), réveil difficile. Retour au salon pour faire un coucou à tout le monde. Je parle un moment avec Jacques Mondoloni et tente de le convaincre de venir à Sèvres en décembre. Jacques, j’espère que tu y seras ! Je parle aussi avec deux éditeurs (on ne sait jamais), à qui j’enverrai peut-être les trois premiers chapitres corrigés du premier tome des Enfants de l’Ô pour être sûre qu’ils ne veulent pas de mon roman. Je fais enfin la connaissance de la sympathique et talentueuse Li-Cam, que je croise sur chaque salon mais avec qui je n’avais encore jamais discuté. Compte tenu des conditions de vente de ce salon, je lui promets de lui acheter Tête à Tête au salon de Sèvres :) Dernier petit tour de salon, et nous disons au revoir à tout le monde. Retour à l’appart, je rassemble mes affaires, et go go go, direction la gare ! Nous arrivons avec 10 minutes d’avance, et heureusement, car c’est la folie furieuse, sur le quai. Je chope une place in extremis, ce qui me permet de bosser un peu sur les Enfants de l’Ô et sur le site de Mille Saisons (promis, Aurélia, je mets bientôt tout ça en ligne !!!). Une fois à Genève, il me reste encore à prendre le train pour rentrer chez moi, puis le scooter… J’arrive à l’appart crevée, mais très contente de mon week-end.

Et maintenant que j’ai le demi tarif Rhône-Alpes les week-ends, Lily et Fred risquent de me revoir souvent :)

Les photos :

Salon du livre de Mouans-Sartoux

Comme vous le saviez, j’étais à Mouans-Sartoux ce week-end, pour le salon du livre. Arrivée vendredi matin chez mon amie Emmanuelle, j’ai fait dodo quasi toute la journée, et quand elle est rentrée du boulot, nous avons fait les boutiques, comme de vraies nanas que nous sommes. Nous avons toutes les deux craqué sur un chouette tailleur, le même mais pas la même couleur, que nous avons décidé de mettre le lendemain pour le salon. Bon, je vous passe le détail du shopping, pour parler de ce qui vous intéresse (ou pas), le salon du livre de Mouans-Sartoux.

Samedi matin, réveil très tard, petit déj’, on se prépare, et hop, départ pour le salon. Pour se garer, c’est la galère totale, mais heureusement, Emma maîtrise vachement mieux la conduite que moi (en même temps, c’est pas dur). Coup de fil de Merlin, que j’avais prévu de voir sur le salon. Il nous fait entrer dans l’illégalité la plus totale (merci !!!), comme ça, nous économisons le prix de l’entrée (bon, c’est un peu de l’abus, parce que c’était vraiment pas cher, 3€ pour les trois jours…).

Aussitôt arrivées, nous commençons déjà à faire nos stars. Photos sur les genoux de Daniel Angelo (que j’avais déjà rencontré aux Nuits), de Pierre Brocchi (qu’Emma m’a présenté), de Gordon Zola, un auteur charmant… Sandwichs sur une terrasse en compagnie de Merlin, puis retour à l’intérieur du bâtiment principal. La foule de fan(nes) hystériques aglutinée autour de Guillaume Musso s’est dispersée, Emma et moi passons donc à l’attaque. Nous n’avons rien lu de lui, ni l’une ni l’autre, nous ne lui achetons pas de livre, puisque nous avons chacune amené un bouquin, que nous lui tendons pour qu’il nous fasse le somptueux cadeau d’une dédicace (d’ailleurs, Guillaume, si vous passez par là, je ne suis pas contente : tout le monde a eu le droit à un « chaleureusement », voire « très chaleureusement », et moi, j’ai juste eu « très bonne lecture » è__é). Avec mon culot naturel, je lui demande si c’est possible de faire une photo (« mais oui, bien sûr ! ») sur ses genoux (« les genoux, c’est un peu trop intime… »). Donc ce sera la photo, à côté de lui. Très sympathique, Guillaume Musso. Je ne peux pas en dire davantage, vu que je n’ai encore pas lu son livre.

La journée se termine rapidement, et dès que le soleil est couché, on caille. Donc, retour maison. Le lendemain, encore une fois réveillées très tard, nous nous faisons belles et top départ. Se garer est encore une fois une épreuve de force, heureusement, le grand Casino et son parking nous sauvent d’une longue quête semée d’embûches. Nous retrouvons tout le monde, nous faisons quelques autres photos, j’ai l’occasion de discuter un peu avec Magali Duez, des éditions Griffe d’Encre, pendant qu’Emma se fait dédicacer Expéron. A 17h, c’est le grand départ de tout le monde, nous accompagnons Gordon à son taxi, avant de revenir dire au revoir à l’équipe de Griffe d’Encre, puis à tous les auteurs que nous avons rencontrés pendant ce salon et que nous reverrons sans doute très bientôt !

Bilan très positif pour ce salon sympathique ! Et voilà les photos :

Rentrée littéraire aux Buttes-Chaumont

Et voilà la suite de la journée de samedi. Après notre fin de matinée / début d’après-midi à Compiègne, François, Carène, Jean-Christophe et moi nous rendons aux Buttes-Chaumont. Là aussi, il fait froid, mais au moins, il ne pleut pas (encore). Ambiance très sympa, je rencontre Eric Martini et la pétillante Rodica Pop, des éditions Glyphe. C’est l’occasion de discuter un peu avec un de leurs auteurs, Jean-Michel Calvez (STYx). Je retrouve avec plaisir Aurélia, des Editions des Mille Saisons, avec qui j’ai passé le mois d’août à échanger messages et MPs. La grande surprise de la journée, c’est Merlin, que je n’imaginais pas voir à Paris. Du coup, je le prends sadiquement en otage pour faire une photo sur ses genoux. Je fais de même avec Emmanuel Guillot, que je rencontre enfin et dont j’achète le recueil de nouvelles Espace et Spasmes.

Plein de gens sympas, à cette rentrée littéraire, et je regrette un peu d’avoir cédé à la tentation de me réfugier dans le café pour échapper à la nouvelle ère glaciaire qui sévissait dehors. A l’intérieur, c’est Disco et compagnie, une musique assourdissante qui empêche toute conversation normale et que les débiles de propriétaires refusent de baisser (et prennent un malin plaisir à monter à chaque remarque de notre part). Je dois donc hurler pour faire connaissance « en vrai » avec Anne-Laure Daviet, talentueuse écrivain et dessinatrice, dont j’avais déjà parlé il y a longtemps sur le site des Enfants de l’Ô. Elle est notamment l’écrivain derrière les aventures de Chloé Zinalla.

Nous partons ensuite manger en petit groupe, une soirée vraiment très très sympathique. Mais tout le monde est fatigué, et la soirée se finit relativement tôt. De superbes souvenirs, qui vont peut-être finir par me convaincre d’aller au festival d’Andrésy ou à celui de Sèvres… On verra l’état du portefeuille !

Rentrée littéraire

Le samedi 13 septembre, de 14 à 20h, huit petits éditeurs indépendants vous invitent à découvrir leurs nouveautés de septembre dans le parc des Buttes Chaumont dans le bar Rosa Bonheur !

Un moment convivial pour l’amour des livres, en présence des auteurs !

Laissez-vous tenter à la découverte d’ouvrages différents et passionnant !

Avec les éditions ActuSF, Griffe d’Encre, Mille Saisons, Argemmios, Galaxies, Altal, Glyphe et Malpertuis.

Samedi 13 septembre, 14h-20h
Bar Rosa Bonheur, Parc des Buttes Chaumont
Avenue de la Cascade 75019 Paris

Métro : Botzaris (la plus proche) ou métro Ourcq (ligne 5).
En bus : lignes 48 – 60

J’y serai, et je vous encourage à venir si vous vous trouvez à Paris ce jour-là !