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ME II : 6. Où vous sentez-vous le mieux pour écrire ? A quel moment de la journée ? Ordinateur ou stylo ?

6. Où vous sentez-vous le mieux pour écrire ? A quel moment de la journée ? Ordinateur ou stylo ?

Alors, là où je me sens le mieux… Quand je suis chez moi, c’est dans le lit, avec l’ordi posé sur les genoux. Et tard le soir, sinon je n’y arrive pas (après, tout dépend de la deadline, je m’étais fixé une deadline pour un des tomes, et c’était très serré, donc j’ai également écrit pendant la journée histoire de pouvoir finir à temps). Et donc, évidemment, sur l’ordinateur. C’est plus simple et plus rapide.

Quand je ne suis pas chez moi, j’adore écrire dans le train. Là aussi, ordinateur (Sony Vaio P, un tout petit PC, bien pratique vu qu’il ne fait que 600g et 8.9″, ça change de The Precious : macbook pro 17″). Je crois que c’est l’endroit où je suis le plus productive, vu que je ne suis pas tentée par quoi que ce soit d’autre (pas d’internet, pas de télé, pas de bouquin, rien).

Sinon, quand je dois attendre, style avant un rendez-vous de médecin, j’écris aussi, mais là, c’est sur papier. Je suis très attachée à mes feuilles de log Swissair, qui ont un look bien particulier, et que j’ai pu récupérer par centaines à mon ancien boulot, vu que Swissair, ben… voilà, quoi. Je mettrai peut-être une photo pour que vous voyiez à quoi elles ressemblent…

Donc en résumé : ordinateur de préférence, mais je ne boude pas le papier-stylo si je n’ai que ça sous la main…

Et vous ?

Outil de travail

A la suite d’une discussion avec un copain, j’ai soudainement eu l’envie de savoir de quelle manière bossent les autres écrivains… Directement dans le traitement de texte ? D’abord sur papier, puis mise au propre sur le traitement de texte ? Quel traitement de texte utilisez-vous ?

De mon côté, je travaille presque uniquement sous Word (Word 2003 pour Mac. J’ai jamais réussi à accrocher à la version moche fisher price avec les grosses icônes de menu). Parfois, quand je n’ai pas d’ordinateur avec moi, je griffonne sur des feuilles (mais pas n’importe lesquelles : des feuilles bien spécifiques, dans un cahier bien spécifique). Je bosse sur mon Macbook à la maison, et sur mon Sony Vaio Pocket en voyage (précédemment sur mon Acer Aspire One 110, mais j’ai craqué sur le Sony et j’en avais marre d’OpenWord).

Sur mon traitement de texte, je n’ai pas de modèle de document particulier, je me mets en mode « page », et j’écris. J’ai simplement modifié les marges pour avoir une plus grande surface d’écriture sur la page, mais je n’utilise aucun style, rien du tout. Je sais que certains utilisent des styles (ça donne d’ailleurs une très jolie présentation), mais de mon côté, nada, c’est presque du texte brut, et même le fichier pdf final n’a rien de particulier. Pour la version illustrée, par contre, je travaille sous QuarkXPress.

L’avantage de Word pour Mac, c’est qu’il y a, en bas de la page, le comptage du nombre de mots. Du coup, comme j’essaie de faire des chapitres cohérents niveau longueur et que je ne peux pas vraiment me baser sur le nombre de pages (un chapitre contenant des dialogues sera plus long qu’un chapitre avec beaucoup de descriptions, pour un nombre de mots identique), j’utilise cette fonctionnalité. Cela me permet, par exemple, de décider de passer une scène au chapitre suivant, si je sais qu’elle va beaucoup rallonger mon chapitre. Je ne me laisse pas non plus enfermer dans ce schéma, j’ai des chapitres de 6 000 mots, j’en ai de 12 000 (les chapitres finaux des tomes, en règle générale), mais ça tourne toujours autour de 7 000 – 8 000 mots.

Et vous, comment bossez-vous ? Stylo fétiche ? Cahier fétiche ? Conditions particulières ? (pour moi, bien souvent, il faut que je sois dans mon lit avec le portable sur les genoux, et une tasse de thé bien chaud sur la table de nuit)

Que du bonheur pour le collectif Babelpocket

J’ai l’honneur de vous annoncer que, dès demain, toutes les « liseuses » Bookeen Cybook3 livrables en francophonie contiendront l’intégralité du premier Tome de la « Série du Portail » de JPJ, ainsi que 9 autres oeuvres dont la nouvelle « Brad 2051″ de Vanessa, sans oublier bien sûr une nouvelle d’Irène Delse ‘ »Et si la faim venait.. » et sept autres textes du collectif d’auteurs de SFFF Babelpocket.

Liste des auteurs Titre
Emmanuel Guillot Confrontation
Fabrice Chotin Le mot de la fin
Fred Vasseur Exquise angoisse
Irène Delse Et si la faim venait…
J-P Julhes Les Colombes du Portail
Jacques Paionni Lui, le prophète.
L-V Cervera Merino Myriol le magnifique
Macha Sener &
Stéphane Thomas Mission Zibeon
Sylvie Parthenay Luna
Vanessa du Frat Brad 2051

Journal Officiel
http://bookeenfr.blogspot.com/2008/05/un-plus-pour-les-francophones.html

http://www.babelpocket.fr/

Méthode de travail – Lily

*Un peu intidimidée* Bonjour à tous, je suis Lily, une amie de Ness depuis… quelques années maintenant et elle m’a demandé de faire un post sur ma méthode d’écriture. Il faut savoir que j’écris peu, difficilement et mal, mais que j’en ai vraiment besoin. C’est pour ça que j’ai une méthode très élaborée, vous allez vous en apercevoir.

Ness a toujours été très intriguée par ma méthode d’écriture. Probablement parce qu’elle est l’exacte inverse de la sienne. Je préfère raconter des histoires à écrire, j’aime faire vivre des personnages et je déteste passer du temps à chercher des mots. Donc je planifie. Il faut que tout soit parfaitement organisé pour que je me sente à l’aise dans l’écriture.

Je vais d’abord faire une liste des scènes que je veux voir. Suivant la taille du projet, ça va faire entre 2 et 4 feuilles doubles manuscrites. Voici le genre de choses que ça peut donner :

Une liste de scènes

(*petite note de Ness : pour voir les images en plus grand, clic droit et « ouvrir dans une nouvelle fenêtre »*)

Puis je les ordonne à peu près et je découpe mon histoire en parties.

Sur papier :

Coupure des tomes sur papier

Ou sur ordinateur :

Coupure des tomes sur ordinateur

Ensuite, je reprends intégralement ma liste et je répartis mes scènes dans les différentes parties. Ça me prend en général quelques semaines, et c’est en perpétuelle évolution. J’ai testé différentes techniques pour ordonner mes scènes : des post-it que je colle sur des pages différentes suivant les parties (je crois que c’est surtout ça qui avait étonné Ness), des feuilles où j’écris au stylo-plume et où j’efface, et plus récemment, directement dans un énorme fichier Excel.

Rangement des scènes avec des Post-It

Ensuite, je planifie mes personnages. Je fais des fiches, un peu comme en jeu de rôle, avec des informations diverses et variées (nom, surnoms, âge, apparence, caractère, aime/n’aime pas, pouvoir…), qui me font en général me demander comment tel ou tel personnage réagirait face à telle ou telle situation. Je vais ensuite généralement créer un Sim (dans les Sims 2, donc) pour finaliser l’apparence du personnage et pour mieux me l’imaginer. Je ne le fais pas toujours, mais assez souvent, surtout pour des personnages que j’ai du mal à cerner. Je vais aussi créer des schémas de relations entre les personnages. D’abord à la main, puis, quand ils sont assez aboutis, sur ordinateur.

Schéma de relations entre les personnages

Fiches (simplifiées) de personnages

Les noms de mes personnages sont aussi le sujet de moult recherches. Surtout dans À titre posthume, puisque rien que mes personnages principaux viennent de 3 pays différents (France, Irlande et Japon). Je peux passer des heures à m’arracher les cheveux sur un prénom, et il arrive que j’en change parce qu’ils me bloquent (Meg s’appelait avant Mei, et encore avant Annie, par exemple). Les prénoms que je choisis ont en général des significations correspondantes au personnage (je pense à un prénom en particulier qui, si on en cherche la signification, peut donner de très grands indices sur la suite de l’histoire), mais le plus souvent, c’est surtout une histoire d’origine et de sonorité.

Ensuite, je vais me créer une playlist qui corresponde à l’histoire, soit avec des chansons liées à des événements précis (Good enough d’Evanescence pour la fin de ma première partie par exemple), à des personnages (Love in Snow de Ueda Tatsuya pour Shin…) ou à l’histoire en général (Numb (piano version) de Linkin Park…). Ces chansons m’aident à me mettre dans l’ambiance pour écrire ou imaginer des scènes, et je vais les écouter en boucle. J’essaie aussi d’imaginer quelles musiques mes personnages écoutent, il me faut vraiment un fond sonore quand j’écris. Je vais parfois même jusqu’à écrire des chansons spécialement pour mes histoires.

Quelques chansons importantes dans À titre posthume

Je vais également beaucoup (et mal) dessiner : des bâtiments, des personnages, des scènes, des logos, des vêtements…

Le titre À titre posthume est le fruit d’un long brainstorming, qui a vu être refusés Baile Atha Cliath, Le secret du talisman, Manon… Je mentionne ça, parce que j’essayerai de faire un article sur la mise en place d’un brainstorming tel qu’elle se fait en agence de communication.

Dans cette entrée, j’ai souvent dit « ensuite », mais en fait, je fais tout en même temps : création des personnages, découpage des parties, playlist… J’espère que cette entrée a pu vous donner des idées et que vous ne me trouvez pas aussi bizarre que Ness !