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Le retour de la vengeance du fils

Mon site (Z’arkán Corp) étant plus ou moins terminé (du moins la partie chiante aka la partie en Flash ^^), je peux enfin me remettre à l’écriture et à alimenter un peu ce blog, qui commence à agoniser lentement. Ce soir, j’ai mis au propre les notes que j’avais prises dans le métro lors de mon petit voyage au salon du livre de Paris (je mettrai des photos, promis !), et ça fait un peu bizarre de reprendre un texte après plus de deux mois. Et bien évidemment, je ne m’étais pas arrêtée avant un passage tout simple, bien planifié dans ma tête. Non, j’ai choisi de m’arrêter avant The Passage, un des chapitres les plus importants de toute l’histoire (pas juste du tome 7, de tout le premier cycle), un chapitre que je pourrais mettre dans le top ten des Grandes Révélations Qui Tuent. Sauf que…

Sauf que, avec ma manie d’écrire sans trop savoir où je vais, je bloque un peu. Oh, je sais que je vais arriver à passer par-dessus cet obstacle de taille, mais pour l’instant, c’est pas évident. En même temps, le fait de ne pas vraiment planifier l’histoire me permet de la découvrir au moment où je l’écris, ce qui est quand même beaucoup plus rigolo que de suivre un plan et d’avoir pour seul plaisir l’écriture de jolies phrases sans trop de répétitions (bon, j’exagère, hein, et je suis sûre que les gens qui travaillent avec un plan ont tout autant de plaisir que moi à écrire). C’est sûr, il y a des inconvénients, qui me bloquent parfois (je pense que ce n’était pas complètement par hasard que j’ai évité Word ces derniers temps en me donnant la bonne excuse de la création du nouveau site internet), mais globalement, je suis très contente de mon mode d’écriture. Je ne sais pas si j’aurais envie de continuer à écrire avec un plan bien détaillé en tête. C’est probablement ce qui me pousse à immédiatement dévier de n’importe quel plan que je pourrais avoir l’idée de faire. Tout de même, ça a un côté effrayant : et si l’inspiration ne venait plus ? Si je n’arrivais pas à imaginer la suite de l’histoire ? Si j’avais un traumatisme crânien et que je me retrouvais subitement amnésique ?

Je sais que peu de gens travaillent de la même manière que moi (et ils ont raison, je pense. J’ai une personnalité plutôt désordonnée, j’ai tendance à me disperser et à vouloir faire mille choses en même temps, cela se ressent dans mon écriture, l’histoire est beaucoup moins structurée que ce qu’elle pourrait être), mais s’il y en a, j’aimerais bien avoir vos avis sur la question ! (et également l’avis des gens qui travaillent avec un plan très détaillé) :eyes:

Plot attack !

Imaginez que vous écrivez tranquillement (ou fébrilement) une scène bien tracée, qui suit son petit bonhomme de chemin. Vous êtes content de ce que vous avez fait (ou pas, tout dépend de votre personnalité), et vous terminez votre scène, avec la ferme intention de vous récompensez avec un paquet de biscuits ou un épisode de Dr House. Sur le chemin de la cuisine, bam !

Vous venez de vous faire attaquer par un nouveau développement de l’intrigue. Vite, très vite, les rouages se mettent en branle et vous voyez apparaître toutes les nouvelles possibilités apportées par ce tournant inattendu. Vous vous rendez compte que malgré les six mois que vous aviez passés à imaginer la ligne directrice de votre roman, les différentes scènes, le découpage des chapitres, ce nouveau développement de l’histoire, tracé vite fait bien fait en cinq minutes, est bien plus intéressant que tout ce que vous aviez pu imaginer auparavant.

Vous remettez tout un pan de l’histoire en question (un pan pas encore écrit, heureusement), vous vous posez, presque tremblant d’excitation, devant votre télé avec votre paquet de biscuits, et vous éteignez le poste au bout de quelques minutes, parce que de toute façon, Dr House, vous vous en fichez, vous n’avez plus qu’une idée en tête : développer cette nouvelle intrigue.

Bravo, vous venez de subir une plot attack :)

(je ne sais pas si ce terme existe, mais je trouvais ça plutôt approprié)

Et vous, plot attack or not plot attack ?

Des avantages et des inconvénients du plan

Comme vous le savez tous, à présent (enfin, je pense), je me suis engagée à écrire 1000 mots par jour. Promesse tenue jusqu’à maintenant, à l’exception de mon voyage à Nice (il me reste encore 4800 mots à rattraper). En conséquence de quoi, j’avance plutôt bien dans le roman, puisque j’ai terminé hier soir le chapitre XIII-5.

Cependant, je me suis dit qu’il était plus que temps de faire un plan, histoire de ne pas partir dans tous les sens si près de la fin (enfin, près de la fin, il reste au moins la moitié, mais passons). Je me suis donc traînée jusqu’à la plage (ça, je le mets juste pour vous dégoûter), j’ai pris mon papier, mon stylo, et ma feuille d’éléments à placer avant la fin (oui, j’avais quand même un truc comme ça, malgré mon absence totale d’organisation. Notez bien que j’ai mis plusieurs heures à le retrouver, ce qui tend à prouver son utilisation fréquente et régulière…).

J’ai passé une petite demi-heure à faire le plan des trois prochains chapitres, avec, à côté de chaque scène, une approximation du nombre de pages, afin d’être sûre de ne pas avoir un chapitre de trente pages puis un autre de cinq…

J’en viens au sujet de cette entrée, à savoir les avantages et les inconvénients du plan. Là, beaucoup vont dire (enfin, les deux trois personnes qui viennent sur le blog) que le plan, c’est génial, que c’est indispensable, que c’est la clé de voûte du roman, la huitième merveille du monde, et que sans plan, un roman est forcément nul et déstructuré. Je pense qu’un plan est parfois nécessaire, mais que bien souvent, à vouloir trop détailler, on perd l’essentiel : la spontanéité du récit. Et pour moi, la création d’un plan hyper détaillé représenterait à coup sûr la mort du roman, car mon petit plaisir, c’est de me laisser porter par l’histoire et de la découvrir en même temps que je l’écris. Si je fais plusieurs semaines de préparation pour ne rien laisser au hasard, je ne deviens plus qu’une rédactrice, et ça m’ôte tout le plaisir de l’écriture. En plus, cela empêcherait mes personnages de prendre le contrôle et enlèverait leur réalisme.

Néanmoins, un plan présente évidemment de nombreux avantages, sinon, personne n’en ferait. Bien souvent, il nous permet de remarquer LA grosse incohérence que nous avions négligée, et surtout, il donne un cheminement logique à l’histoire, cheminement que j’ai parfois tendance à perdre de vue dans les Enfants de l’Ô à cause des nombreuses intrigues en parallèle, et surtout, de la longueur du roman (un peu plus de mille pages à ce jour. Et NON, François, je n’ai pas l’intention de couper pour en faire un bouquin de 150 pages, pas la peine de le proposer dans les commentaires ^^ Je te connais !). A chaque fois que j’arrive vers la fin d’une partie (enfin, d’un tome, vu que j’ai finalement opté pour ce terme), je fais un plan pour les cinq à six derniers chapitres, pour être sûre de ne rien oublier. Evidemment, je ne suis qu’à moitié ce plan, mais au moins, il me permet de me mettre les idées au clair.

Ici, comme il s’agit du tome final d’un cycle, beaucoup de réponses sont données (pas autant que vous ne le voudriez, je le crains…), et je clos plusieurs intrigues (on va savoir qui est la femme en noir :)). Donc je m’y prends un peu plus à l’avance que d’habitude.

Mes plans sont très succins, ils présentent les scènes (sans aucun détail, juste « Scène Lúka + Line à propos de machin truc ») avec une approximation du nombre de pages. C’est tout. Ce sont désormais mes nouvelles balises, que je décide de respecter, et entre lesquelles j’ai bien sûr le champ libre pour rajouter quelque chose. Ce qui fait qu’en règle générale, si je décide de faire un plan pour les chapitres 14, 15, 16 et 17, bien souvent, j’arrive au chapitre 17 tout en étant encore, au niveau des balises, à l’action du chapitre 15. Du coup, je refais un plan, avec les nouveaux éléments.

Et vous, avec ou sans plan ? J’ai déjà évoqué le problème du plan dans Méthode de travail, mais je voulais m’y attarder un peu plus.

En faire trop ou ne pas en faire assez ?

Certaines personnes (ou plutôt, une certaine personne ^^) me reprochent de me perdre dans des longueurs. J’avoue que parfois, je pourrais faire plus court, mais je laisse courir le récit pour le simple plaisir de faire interagir mes personnages et de les mettre en relief.

Quelque chose que j’ai toujours reproché aux romans, c’est qu’on ne nous montre qu’une facette des personnages. Du coup, les personnages restent creux, superficiels. Comme les décors de films américains. J’aime quand un personnage radote, quand il est chiant, un peu con, quand il fait des trucs pas logiques simplement parce que, dans la vie, on fait des trucs pas logiques. Un personnage n’est pas constamment tendu vers l’action. Parfois, en lisant certains romans, on a l’impression que les personnages ne sont que des pions, une sorte d’excuse pour faire avancer l’histoire. Un dialogue a toujours une méga importance, la moindre découverte est cruciale, toutes les pensées du héros sont dirigées vers l’histoire ou vers l’issue de celle-ci.

Non. Mais. Oh. Est-ce que vous vous imaginez si quelqu’un enregistrait votre vie du début à la fin, dans les moindres détails, et ne gardait que les éléments qu’il juge importants ? Pour un peu que ce qu’il juge important soit l’obtention d’un prix de gymnastique à l’âge de 15 ans, bravo l’intérêt.

J’ai toujours mis un point d’honneur à rendre mes personnages crédibles. Mes personnages sont chiants, ils font des trucs stupides, ils ont des problèmes existentiels débiles, ils foncent tête baissée dans la mauvaise direction, bref, ils sont humains. Luka est une grosse flemmasse qui a le sens de l’humour d’un bol de porridge, il est têtu, immature par moments, violent. Line est une égoïste naïve et indécise, qui rabaisse tout le monde et ne s’occupe pas du tout de son gosse. Ludméa est obstinée, obsédée par le « qu’en dira-t-on » et vit sur son petit nuage. Ruan est… euh… Ruan est un peu trop complexe pour qu’on le réduire à quelques mots. Lyen est prête à sacrifier tout le monde pour se venger. Bref. Heureusement, ils ne se limitent pas qu’à ça, sinon, le roman serait vite casse-pied.

Mais des fois, je me dis, peut-être que j’en fais un peu trop. Peut-être que je devrais parfois privilégier l’avancée de l’action à la profondeur et au réalisme des personnages. Je ne sais pas. En général, je n’écris qu’un dixième des scènes que j’imagine. Les scènes intermédiaires sont jouées dans ma tête et me permettent (probablement) d’améliorer le réalisme des personnages pour les scènes écrites.

Une chose qu’on m’a reprochée (une seule fois, d’ailleurs), c’est que l’histoire était déjà tellement complexe qu’ajouter des personnages complexes eux aussi contribuaient à perdre le lecteur. Par ailleurs, on m’a dit (de nombreuses fois) que mes personnages étaient extrêmement réalistes et très attachants.

Du coup, que faire ?

(si François était là, il me dirait « il faut couper !!! », mais il n’est pas là, alors j’en profite :postevil: )

Méthode de travail – Vanessa

Après l’impressionnant article de Lily sur sa technique d’écriture, je vais vous parler de la mienne, très très différente. Les gens s’imaginent souvent que lorsque l’on écrit une longue saga comme les Enfants de l’Ô, on est très organisé, avec des listes partout, des fiches de personnages, une fresque chronologique très détaillée, des centaines de notes, etc. etc.

Ce qu’il faut savoir, c’est que je suis une personne extrêmement bordélique. Je me retrouve très bien dans mon désordre, mais il est vrai que j’aimerais parfois être plus organisée. Je travaille là-dessus, progressivement. J’ai même acheté un carnet spécial pour me faire des fiches de personnages et développer l’univers des Enfants de l’Ô. Pour l’instant, je n’y ai écrit qu’un truc, et qui n’est même pas important pour ce que j’écris actuellement.

L’histoire des Enfants de l’Ô a germé dans ma tête il y a de cela plus de dix ans (13, pour être exacte) et a tellement changé au fil du temps que seuls les personnages principaux (les jumeaux Tio et Tia Romavitch) sont restés, avec une minuscule partie de l’histoire. Il y a des avantages et des inconvénients à traîner une histoire sur si longtemps. On connaît parfaitement ses personnages, leur caractère, leur passé. Cela leur donne un certain réalisme. En revanche, on ne voit plus les défauts de son histoire (voir cet article), ce qui n’est pas bon du tout.

Je n’ai pas à proprement parler de méthode de travail. Je me mets devant mon écran ou devant ma feuille, et j’écris. J’ai, pour mon histoire, ce que j’appelle des « balises » : des passages obligés. Entre deux balises, je laisse l’histoire se développer toute seule. L’important, c’est d’arriver à la prochaine balise. Là encore, points positifs et points négatifs : l’histoire est dynamique, je ne m’ennuie pas en l’écrivant, mais elle a également tendance à prendre des proportions incroyables.

Certes, je pourrais cadrer mon histoire, écrire un plan détaillé, chapitre par chapitre, mais franchement, je préfère m’amuser un peu plus. Me retrouver à simplement lier des événements listés et parfaitement saucissonnés, cela ne me plaît pas. Pour moi, une grande partie de l’intérêt d’écrire réside dans le fait de découvrir l’histoire peu à peu.

Très souvent, lorsque je commence un chapitre, je ne sais qu’une partie de ce qui va s’y passer. L’autre partie arrive toute seule, quand je ne l’attends pas, et bien souvent, elle aboutit à de nouveaux développements de l’histoire, qui la rendent plus intéressante. Après un certain point, je suis obligée de faire des plans, par exemple lorsque l’histoire touche à sa fin. Mais je me connais : je prévois trois chapitres, je me retrouve avec trente.

Pour vous donner une petite idée, avant de réécrire ce qui est maintenant la première partie des Enfants de l’Ô, j’ai fait un plan détaillé, chapitre par chapitre. Actuellement, je me trouve, sur ce plan, au chapitre cinq… Les plans et moi, apparemment, ce n’est pas l’amour fou.

J’ai très souvent de nouvelles idées pour le roman quand je conduis, quand je suis dans la salle d’attente du médecin, juste avant de m’endormir, etc. etc. Du coup, je me balade toujours avec un petit calepin rempli de notes, que je ne relis jamais (d’où l’intérêt), puisque si l’idée est bonne, elle reste. J’ai également un dictaphone, parce que lorsqu’on se réveille à 3h du matin avec une idée géniale, on n’a pas forcément envie de remuer la pièce pour trouver une feuille et un stylo.

Cela dit, pour la correction en profondeur du roman, j’ai l’intention de poser quelques bases : une chronologie détaillée, des données bien étudiées sur le monde, son fonctionnement, des fiches pour les personnages secondaires (parce que j’ai l’air maligne quand je dois feuilleter mon bouquin pour retrouver comment s’appelle tel ou tel chercheur).

Mais bon, je vais quand même dévoiler quelques trucs, sinon cet article n’a pas tellement de sens. Avant de commencer un chapitre, je prends une feuille et j’y inscris les événements clés dudit chapitre, avec, à côté, une estimation du nombre de pages que prendra chaque événement. Le but étant d’arriver à garder des chapitres homogènes, pour éviter d’avoir un chapitre de 5 pages et un autre de 25. En général, mes chapitres font 6000 mots. J’avais commencé avec 5000, mais je me suis laissée dépasser. Les derniers chapitres d’une partie peuvent être plus longs. Cette contrainte m’aide à me cadrer, et vu le format que j’utilise (publication chapitre par chapitre sur internet), c’était presque indispensable.

Autre chose : je ne refuse rien aux personnages. Parfois, j’ai un développement bien arrêté pour un chapitre, et quand j’y place mes personnages, ils refusent tout net de suivre le chemin que j’ai créé pour eux. Alors je les laisse n’en faire qu’à leur tête, du moment que les balises sont respectées. L’histoire est plus intéressante à écrire pour moi, et surtout, je ne risque pas de tomber dans le OOC (out of character).

Voilà ! A vous !

Quand vos personnages se rebellent.

J’écrirais bientôt un article sur ma propre méthode d’écriture, qui est radicalement différente de celle de Lily, mais pour le moment, je vais simplement vous parler de la rébellion des personnages.

Je suis sûre qu’il vous est déjà arrivé de créer un personnage, de définir son caractère, les gens qu’il devait aimer, ceux qu’il devait détester, et de vous rendre compte au milieu de l’histoire que votre personnage a pris vie et qu’il n’est absolument pas d’accord de se cantonner au rôle que vous aviez si bien préparé pour lui. Que ce soit un personnage secondaire qui fasse un « putsch politique » pour parvenir au premier plan, que ce soit l’héroïne un peu nigaude qui décide soudain de s’émanciper et de se la jouer Erin Brockovitch,
ou encore deux amants destinés l’un à l’autre qui préfèrent aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte et le ciel plus bleu, ils ont pris vie et vous ont « échappé ».

J’ai face à ce phénomène une attitude assez positive : mes personnages sont si « réels » qu’ils ont leur propre vie. S’ils refusent de faire ce que je leur dis, c’est mon erreur, pas la leur. Têtus, bornés, bien décidés à me casser les pieds, mes personnages me mènent à la baguette. S’ils ne sont pas contents d’une scène, ils savent bien se manifester pour me forcer à revenir dans le droit chemin : le leur.

(bon, je l’admets, j’ai l’air d’une parfaite petite schizophrène, dans cet article.)

Tout à l’heure, en pleine écriture du chapitre 9-V, je travaillais sur une scène que j’avais bien préparée, explorée, prévue sous tous les angles, etc. Même si je n’ai pas écrit pendant près d’une année, ça ne veut pas dire que je n’ai pas pensé à mon histoire, donc cette scène, je la connaissais bien, depuis longtemps. Seulement voilà, depuis le début de la matinée, je procrastine, je tourne en rond, je regarde des conneries à la télé, tout ça pour ne pas me mettre à l’écriture de « la scène fatidique ». Ça m’énerve, vu que je connais parfaitement cette scène et que je n’ai, finalement, qu’à la décrire en tant que bonne spectatrice. Je me mets enfin à l’écriture de la scène, et en plein milieu, boum !, changement de cap. Mon personnage a décidé de ne pas être la cruche débile qui se laisse faire (non, je ne parle pas de Ludméa, mauvaises langues !) et de montrer qu’elle aussi, elle a du caractère, et qu’elle ne va quand même pas se laisser marcher sur les pieds.

Résultat : une scène qui n’a rien à voir avec ce que j’avais prévu, mais qui est bien plus dans le style de mon personnage que celle que j’avais en tête au départ. Maintenant, une fois le point final écrit, je me dis qu’elle est beaucoup mieux comme ça, et je remercie mon personnage d’avoir tiré la sonnette d’alarme : « alerte, scène OOC ! »

Le terme OOC est surtout utilisé dans les fanfictions et signifie « out of character », mais j’aime l’employer aussi ailleurs. Mon but, dans les Enfants de l’Ô, c’est d’explorer les relations entre personnages (et aussi d’écrire une histoire, évidemment), et rien de tel que des scènes complètement OOC pour briser le réalisme.

Un compliment qui revient souvent sur mon roman, c’est : « Tes personnages sont tellement réalistes qu’on n’a pas l’impression qu’ils sont juste des héros de roman ». Et c’est peut-être justement en leur lâchant la bride que j’arrive à cultiver ce réalisme.

Et vous ? Des rébellions dans les rangs ? Une mutinerie en vue ? Vos personnages vous ont-ils, vous aussi, réduits en esclavage ?