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St Etienne

La semaine dernière, petit week-end à St Etienne pour la fête du livre en compagnie de Thierry et Séverine. Nous devions nous retrouver sur place, puisqu’ils venaient en voiture et que je venais en train. Le matin, réveil un peu dur, je prends le train pour rejoindre Genève, puis le train pour Lyon, puis pour St Etienne. J’avais pris mon ordi, avec la ferme intention de faire mes 1500 mots. Arrivée à Genève, je monte dans le TGV direction Lyon, et comme pour tous les TGV, le billet comporte une place réservée. Le train n’est pas plein, j’entre dans la voiture qui m’est destinée, et là… Génial. Une vingtaine de gosses de 8 ou 9 ans, principalement des garçons, et qui partent en voyage scolaire. Je suis placée aux fameuses places de quatre face à face, 4ème avec trois garçons hystériques à côté de moi et leurs copains de l’autre côté de l’allée. Le trajet va être long… Bon, je me dis que le TGV étant direct jusqu’à Lyon, dès qu’il partira, j’irai me mettre ailleurs. Au final, leur institutrice me fait changer de place ainsi qu’une autre pauvre voyageuse perdue parmi la foule de gosses en délire hurlant « Pikachuuuuuuu !!! » « Psychokouaaaaaac ! » et autres joyeusetés en se balançant des cartes Pokémon à la figure. Nous écopons des quatre places face à face, et je me bénis (oui oui ^^) d’avoir apporté mes écouteurs. Au final, ce sera Grey’s Anatomy pendant une partie du trajet. (mais j’ai quand même écrit tout le reste du temps)

Arrivée à St Etienne vers 11h15, je descends à St Etienne Carnot (et franchement, petit message à la SNCF, ce serait sympa d’annoncer les arrêts dans le train, parce que si je ne m’étais pas collée à la porte comme une angoissée que je suis dès que je voyage en train à peine St Etienne Chateaucreux dépassé, j’aurais loupé mon arrêt. Deuxième petit message : ce serait super sympa aussi de mettre un PANNEAU indiquant St Etienne Carnot quand on arrive à la gare… Là encore, pas facile de se repérer, et j’ai dû passer la tête hors de la porte et repérer un truc appelé « Place Carnot » pour savoir qu’on était arrivé. L’arrêt dure à peine trente secondes, juste le temps de sauter hors du train, et c’est pas cool pour les touristes, ça !). J’avais dessiné un plan pour me repérer depuis la gare jusqu’à l’hôtel, et comme je suis un peu coconne, je l’ai oublié chez moi, MAIS, comme j’ai une mémoire photographique, ça n’a pas été bien dur de retrouver le trajet.

A l’hôtel, la réceptionniste est super sympa. Il y a un petit bug au niveau du lit d’appoint que nous avions demandé, mais tout finira par s’arranger. Coup de fil de Thierry alors que j’essaie de reprendre forme humaine devant le miroir des toilettes de l’hôtel, ils sont en train de tourner désespérément autour de l’hôtel à cause de tous les sens interdits (St Etienne = la ville où CHAQUE rue est à sens unique, ou presque). Après parkage de la voiture, nous laissons nos affaires à l’hôtel pour aller faire un premier repérage à la fête du livre, située hyper loin de l’hôtel, c’est-à-dire à au moins 50m ^^ (au passage, merci Maud pour cet hôtel absolument génial ! On n’aurait pas pu tomber mieux !). Les auteurs ne sont encore pas tous là, j’apprends avec horreur que nous aurons la visite de Ségolène (« Ah bon, elle écrit ? Comme quoi, la politique mène à tout ») et qu’elle est placée juste à côté de Thierry Serfaty et Daniel Angelo.

Pause sandwich sur les marches de l’hôtel de ville. Il fait si chaud qu’on est en T-shirt. Pour un peu, je passerais l’après-midi là :) Nous retournons à l’hôtel poser nos affaires et découvrir notre chambre, dont le lit immense est parsemé de pétales de rose parfumés… Un écran plat qui tue tout est accroché au mur, la salle de bain est super grande. Retour sur le festival, nous allons dire bonjour à tout le monde. Je fais quelques photos sympas, mais bon, les libraires assez aimables ne veulent pas me laisser passer derrière les stands. Il faut la demande de Thierry ET de Daniel en personne pour que je puisse les rejoindre pour des photos. Agnès est là, ravissante et pleine de bonne humeur, comme d’habitude. Au bout d’un moment, l’atmosphère est un peu étouffante, avec tous les gens qui sont venus pour voir Ségolène. Daniel et Thierry sont écrasés dans un petit coin, oppressés par la foule en délire. Ségolène n’est pas encore là. Je leur propose d’aller prendre un verre, ils sont partants mais doivent d’abord sécuriser leurs affaires. Le temps de récupérer Thierry (le nôtre), en pleine discussion avec une auteur, et de lui dire qu’on l’attend à l’entrée. C’est le moment que choisit Ségolène pour faire son entrée, reconnaissable aux applaudissements assourdissants qui envahissent le chapiteau et à la ruée (sans exagération) qui s’ensuit. Des gens se mettent à courir en bousculant tout le monde, sans doute dans l’espoir d’apercevoir une mèche de cheveux de cette chère Mme Royal. Au final, Daniel et Thierry embarquent Patrick Graham et deux lectrices. Sur une stupide absence de communication, Daniel pense apparemment que Thierry S. ne veut pas qu’on vienne (c’est ce que j’ai cru comprendre) et le rejoint sans nous. Séverine et moi, nous attendons toujours notre Thierry, donc on ne les rejoint pas. Plus tard, j’apprends que Thierry S. a cru que je n’aimais pas Patrick Graham et que je ne voulais pas venir boire un verre avec eux, du coup, il n’a pas insisté auprès de Daniel pour savoir pourquoi il revenait sans nous. Dommage ^^ Bon, Séverine, Thierry et moi nous rattrapons en allant boire un verre tous les trois sur une terrasse ensoleillée, difficile à trouver (enfin, les terrasses ne sont pas difficiles à trouver, mais les places, si !). Séverine et moi décidons d’acheter un immeuble (le plus beau, évidemment), pendant que Thierry doit nous prendre pour des folles finies (mais bon, il nous connaît).

Nous retournons sur le festival, nous retrouvons Agnès, et hop, c’est reparti pour un verre ! Entre temps, Maud nous a enfin rejoints ainsi qu’un de ses amis, un véritable autochtone de St Etienne. Nous partons tous les six nous geler sur une terrasse (maintenant qu’il fait froid, il y en a plein de libres). Encore une fois, Agnès nous régale de ses anecdotes super marrantes.

Nous raccompagnons Agnès, qui doit prendre un bus pour son hôtel en prévision de la soirée de folie qui l’attend, à déguster des trucs bizarres et difficiles à identifier. Ségolène a quitté les lieux, les laissant dans un état de délabrement proche des conséquences d’un bombardement. L’endroit est devenu plus calme. Je peux échanger quelques mots avec le charmant et très bavard Bernard Simonay, qui, je ne sais trop comment, a réussi à retrouver un de mes premiers sites, qui n’a rien à voir avec l’écriture et que j’ai fait sous un autre pseudonyme.

Retour à l’hôtel, on passe un bon moment à regarder des vidéos débiles sur youtube et à discuter (et Maud et moi découvrons que nous avons été dans la même école et qu’elle a habité longtemps à 10km de chez moi. Je suis entrée au collège de cette école au moment où elle la quittait (nous avons une année d’écart, donc pendant un an, j’étais en 6ème et elle en CM2, mais les sections étant séparées, je pense que nous ne nous sommes jamais croisées). Nous partons ensuite manger une pizza qui tue tout, et nous traînons, traînons, traînons… On part sur un p’tit bac de métalleux, je suis un peu paûmée, moi qui ne connais rien au métal, du coup, j’invente des noms, et parfois, ça marche !

Il est bien tard, nous repartons à l’hôtel. Préparation pour le dodo. Thierry met ses boules quiès et il fait bien, car sitôt les lumières éteintes, Sésé et moi nous mettons à discuter séries, en particulier Grey’s Anatomy. Nous cherchons désespérément le nom de certains persos, et heureusement, nous finissons par trouver, sinon, pas moyen de dormir ! Le lendemain, on traîne un peu, mais pas trop, et on file dévaliser le buffet petit-déj’ (8€, c’est carrément excessif pour un petit-déj’, donc on en profite à fond). Au bout d’un moment, quelques chants s’élèvent dans l’atmosphère matinale… Des « Alléluja » et autres… Apparemment, quelques voyageurs (au moins deux) se sont réunis pour célébrer la messe. Retour dans la chambre, nous rassemblons nos affaires, que nous entassons dans le coffre de la voiture de Thierry.

Au festival, les auteurs accusent le coup de la soirée du samedi. Daniel me raconte un peu le « repas » gastronomique qui leur a été proposé, une sorte de buffet avec des trucs bleus, du saumon au chocolat et d’autres trucs qui ont l’air tout aussi peu appétissants. Confirmation par Agnès. Je vais voir Jean-Baptiste del Amo pour lui acheter son livre, sur les conseils de François, puis Patrick Graham. Au début, je n’avais pas prévu d’acheter d’autre livre que celui de Jean-Baptiste, mais Patrick est tellement sympa et son livre a l’air tellement bien que je craque. Il me parle du forum de Plume Libre, et le nom me dit clairement quelque chose. (au retour, après confirmation, il s’avère que c’est un forum que je fréquentais pas mal en 2006…) Petit coucou à Henri Loevenbruck, ainsi qu’à Serge Joncour.

Nous partons chercher à manger, et je recroise Serge, avec qui je peux discuter plus calmement. Après une pause sandwich sur les marches de l’hôtel de ville (encore), nous allons voir une partie du festival que nous n’avions pas encore visitée : le village du livre, alias les bouquinistes. Il y a pas mal de trucs. Je trouve les prix relativement élevés par rapport à mes bouquinistes habituels (il faut dire, moins cher, ce serait gratuit), sauf pour quelques livres magnifiques, comme l’oeuvre intégral de Maupassant, relié cuir et numéroté, 12 volumes, 280€ ! J’ai ouvert un des livres, ils n’ont jamais été lus. Franchement, j’ai hésité, mais… je n’avais pas l’argent sur moi, je n’aurais pas su comment les ramener sans les abîmer, et puis, quand même, ça aurait fait tache à côté de mes livres de poche tout pourris (enfin, les livres de poche auraient fait tache, mais il y a en a beaucoup plus).

Retour au festival pour dire au revoir à tout le monde, puis, après un dernier verre sur une terrasse ensoleillée, direction l’hôtel pour récupérer la voiture, puis la gare. Pas facile de rejoindre ladite gare (enfin, une des cinq… vu que St Etienne est dotée de non pas une, ni deux, mais CINQ gares), à cause de tous les sens interdits, mais au final, tout est faisable.

Après des au revoir à tout le monde, je monte dans le train pour mon long périple de retour… Autant dire que je suis revenue chez moi comme un zombie :)

Et maintenant, les photos !!!

Rentrée littéraire aux Buttes-Chaumont

Et voilà la suite de la journée de samedi. Après notre fin de matinée / début d’après-midi à Compiègne, François, Carène, Jean-Christophe et moi nous rendons aux Buttes-Chaumont. Là aussi, il fait froid, mais au moins, il ne pleut pas (encore). Ambiance très sympa, je rencontre Eric Martini et la pétillante Rodica Pop, des éditions Glyphe. C’est l’occasion de discuter un peu avec un de leurs auteurs, Jean-Michel Calvez (STYx). Je retrouve avec plaisir Aurélia, des Editions des Mille Saisons, avec qui j’ai passé le mois d’août à échanger messages et MPs. La grande surprise de la journée, c’est Merlin, que je n’imaginais pas voir à Paris. Du coup, je le prends sadiquement en otage pour faire une photo sur ses genoux. Je fais de même avec Emmanuel Guillot, que je rencontre enfin et dont j’achète le recueil de nouvelles Espace et Spasmes.

Plein de gens sympas, à cette rentrée littéraire, et je regrette un peu d’avoir cédé à la tentation de me réfugier dans le café pour échapper à la nouvelle ère glaciaire qui sévissait dehors. A l’intérieur, c’est Disco et compagnie, une musique assourdissante qui empêche toute conversation normale et que les débiles de propriétaires refusent de baisser (et prennent un malin plaisir à monter à chaque remarque de notre part). Je dois donc hurler pour faire connaissance « en vrai » avec Anne-Laure Daviet, talentueuse écrivain et dessinatrice, dont j’avais déjà parlé il y a longtemps sur le site des Enfants de l’Ô. Elle est notamment l’écrivain derrière les aventures de Chloé Zinalla.

Nous partons ensuite manger en petit groupe, une soirée vraiment très très sympathique. Mais tout le monde est fatigué, et la soirée se finit relativement tôt. De superbes souvenirs, qui vont peut-être finir par me convaincre d’aller au festival d’Andrésy ou à celui de Sèvres… On verra l’état du portefeuille !

Rentrée littéraire

Le samedi 13 septembre, de 14 à 20h, huit petits éditeurs indépendants vous invitent à découvrir leurs nouveautés de septembre dans le parc des Buttes Chaumont dans le bar Rosa Bonheur !

Un moment convivial pour l’amour des livres, en présence des auteurs !

Laissez-vous tenter à la découverte d’ouvrages différents et passionnant !

Avec les éditions ActuSF, Griffe d’Encre, Mille Saisons, Argemmios, Galaxies, Altal, Glyphe et Malpertuis.

Samedi 13 septembre, 14h-20h
Bar Rosa Bonheur, Parc des Buttes Chaumont
Avenue de la Cascade 75019 Paris

Métro : Botzaris (la plus proche) ou métro Ourcq (ligne 5).
En bus : lignes 48 – 60

J’y serai, et je vous encourage à venir si vous vous trouvez à Paris ce jour-là !