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Bouquinades, Marseille, 12-14 juin 2009

Capitale européenne de la culture 2013, Marseille se doit d’assumer sa future réputation. Ce qui aurait pu laisser présager un festival du livre d’excellente qualité, surtout qu’il s’agissait de la première édition dudit festival, raison de plus pour faire bonne impression. Deux mois auparavant, certains articles sur internet semblaient annoncer un grand salon, le pendant marseillais du salon de Paris, des centaines d’invités, un festival incontournable… Ce qui a sans doute poussé les organisateurs à chercher tout de suite à écraser la concurrence, en choisissant précisément les dates du festival du livre de Nice. A ce moment-là, ce dernier semblait compromis, en raison de la fermeture du Panorama du Livre, la chaîne de librairies responsable de son organisation.

Pour toutes ces raisons, nous nous attendions à une communication massive autour de l’événement, mais au fil du temps, aucune information ne transparaissait sur aucun support, sinon sur le « site » des bouquinades (qui est en fait un simple blog sans aucune qualité graphique, sans aucune visilibité sur le net, doté d’une navigation digne des sites geocities du début des années 90, sans même parler des jeux de mots aussi saisissants et imprévisibles que le surprenant « yes we cane… bière » (sans doute en référence au grand axe de Marseille du même nom, mais nous ne sommes sûres de rien, car en matière de festival, la seule manifestation présente sur la Canebière était celle de la CGT et des services sociaux (sympas, les drapeaux et la musique !))).

La veille du samedi (journée phare du festival), nous cherchons des compléments d’information sur le blog des Bouquinades, mais en sommes finalement réduites à étendre notre recherche à tout le net afin de dénicher les horaires et les lieux des dédicaces, contradictoires et différents selon chaque site consulté. Apparemment, les informations données il y a plusieurs mois laissaient envisager de très nombreux auteurs et un festival riche en événements. Nous nous rendons rapidement compte que les auteurs sont au nombre impressionnant de 14. (quatorze. Non, ce n’est un oubli, il n’y a pas de 0 après le 14 !) Les éditeurs, théoriquement au nombre de 4 (2+2), physiquement au nombre de 0 (zéro), ont donc brillé par leur absence (ou pas, en tout cas, on ne les a pas trouvés).

Samedi en début d’après-midi, nous prenons le TER à destination de Marseille-Saint-Charles. Puis le métro, direction le Vieux Port. Dès la sortie de la bouche de métro, nous n’en croyons pas nos yeux. La Canebière est submergée par une horde de touristes, mêlés aux… militants de la CGT ! Aucune affiche sur les murs, aucune pancarte, aucune publicité pour un quelconque festival du livre. Nous sommes-nous trompées de ville ou de festival ? Selon certains horaires, quelques auteurs devraient se trouver en dédicace à la FNAC. Nous nous y rendons, pour découvrir une FNAC bondée comme un samedi après-midi sur la Canebière, deux personnes à l’entrée qui veulent absolument nous forcer à écrire nos rêves sur des papiers (lesquels seront ensuite jetés dans la nature. Beau geste écologique. Si lire Maxime Chattam peut sauver des bébés phoques, ce n’est pas le cas du lancer de papiers), et quelques écrivains, apparemment les seuls survivants du terrible périple TGV Paris-Marseille. L’avantage, c’est qu’il n’y a aucune attente pour les dédicaces.

Cinq minutes et un lâcher de chevelure de rêve plus tard, Vanessa se lance sur Maxime Chattam pour lui faire dédicacer les deux livres de poche achetés une demi-heure plus tôt d’occasion chez Gibert (à sa décharge, elle voulait les lire depuis longtemps). Maxime est très sympathique, très accessible, ce qui rattrape un peu (mais seulement un peu) le désastre organisationnel de ce festival. D’autres auteurs étaient prévus aussi, et ont annulés. Sans compter que les horaires changeaient de minute en minute.

Le programme papier (véritable catastrophe graphique) n’était disponible que dans les librairies participantes (et encore, nous ne l’avons vu que chez Gibert !), et là encore, les horaires ne correspondaient pas forcément à la réalité. Nous décidons malgré tout de nous rendre à la librairie Maupetit, où un autre « happening » se prépare, à savoir une séance de dédicace donnée par cinq autres auteurs, donc un qui a sans doute préféré profiter du train de 17h. Nous informons nous-mêmes les quelques personnes qui attendaient cet auteur-ci. La librairie Maupetit a fait l’effort d’imprimer la liste des auteurs sur une feuille blanche A4 sans aucune mise en forme et en noir et blanc et de la placarder sur la porte coulissante, juste en dessous des affiches de Millénium en format A3 et de diverses autres publicités pour des auteurs ou des livres qui n’avaient rien à voir avec les Bouquinades.

Malgré l’absence cruelle de visiteurs et l’attente infernale de deux minutes maximum pour chaque dédicace, les auteurs n’ont pas tous jugé nécessaire de discuter avec les gens qui s’étaient déplacés (parfois sur plusieurs centaines de kilomètres) pour venir les voir.

En toute objectivité, la seule chose qui sauve ce festival est sa gratuité, ce qui le place tout de même loin derrière le salon du livre de Lyon, son entrée à 2€ (avec toute sortie définitive) et son ambiance pourrie.

Heureusement, nous avions le soutien de la Brasserie du Port, de son thé frappé, des navettes fleur d’oranger du marché, et nous avons pu admirer la girafe en papier de 4 mètres selon les organisateurs (et de 3 mètres sur certains sites moins impliqués). Malgré la présence refroidissante de ce festival fantôme, nous avons passé un agréable après-midi au soleil !

Le point positif, c’est qu’un tel désastre lors d’une première édition laisse énormément de marge à l’amélioration (si toutefois les auteurs, refroidis par l’absence de communication et l’incapacité apparente des organisateurs à se mettre d’accord sur les horaires, entre autres choses, décident de redonner une chance aux Bouquinades).

PS : il est évident que cet article ne reflète que notre vision subjective de cet événement.

Les quelques photos :

Un article de Cécile Duquenne et Vanessa du Frat.

Salon de Sèvres, décembre 2008

Et voici le compte-rendu et les photos du dernier salon que j’ai fait, les rencontres de l’Imaginaire de Sèvres, qui ont eu lieu le 13 décembre 2008. A cette occasion, mon amie Emmanuelle m’avait rejointe à Paris. L’adorable François, toujours aussi généreux, nous a accueillies chez lui et nous a accompagnées au salon de Sèvres. Nous partons en début d’après-midi, récupérons Jean-Christophe (qui nous attendait sous la pluie, le pauvre… mais bon, forcément, avec deux nanas, le départ à l’heure était compromis !) Arrivée en début d’après-midi, temps pluvieux à souhait. Je retrouve tout le monde avec plaisir, rencontre même de nouvelles personnes (que je connaissais déjà par le net, mais que je n’avais jamais vues « en vrai »). Première surprise : apparemment, quelqu’un a entendu parler de mes prouesses « genouesques » et aimerait être la prochaine victime… Ce quelqu’un, c’est Pierre Bordage O__O. Je ne le connais pas du tout, donc ça me fait un peu bizarre d’aller le voir, mais il est super sympa. François nous fait la surprise de nous offrir, à Emma et moi, le dernier roman de Pierre Bordage (Ceux qui sauront, un très bon roman), que celui-ci nous dédicace.

Retrouvailles avec Bernard Simonay, toujours aussi génial et toujours aussi bavard. Et c’est reparti pour une photo :) Rencontre avec Lucie Chenu, très sympa aussi. Et puis c’est l’occasion de revoir des gens que j’adore : Merlin (Hydromel), Raphaël (l’Olibrius Céleste), Olivier et Evelyne (Présence d’Esprit), Sand et Nicky (Eclats de Rêve), Aurélia et Romain (Mille Saisons), Li-Cam et Jean-Emmanuel (Petite Bulle d’Univers), Barbara, Fred, Emmanuel

Le salon se termine gentiment. Nous profitons un peu du champagne et des petits-fours, avant de nous éclipser : nous allons manger dans une pizzeria avec l’équipe de Présence d’Esprit et d’Eclats de Rêve. Nous embarquons Amélie Tsaag Valren, jeune écrivain super sympa avec qui j’ai plein de connaissances en commun. Honnêtement, j’ai trouvé la pizza vraiment mauvaise et le propriétaire du restau absolument antipathique. Mais bon, la soirée était sympa quand même ! On termine tôt, car tout le monde est fatigué. Du coup, François nous emmène, Merlin, Emma, Amélie et moi, boire un verre au Trocadero, c’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec Amélie.

Nous rentrons crevés, mais contents de notre journée (bon, j’extrapole pour ce qui est des autres, mais en tout cas, MOI, j’étais crevée et contente de ma journée ^^). On prend les mêmes, et on recommence, le 7 février au festival de Nogent :)

Et maintenant, les photos :

Et si vous voulez voir d’autres photos, il y en a de vraiment chouettes là-bas : Fantasy.fr

Salon Européen du livre de Dijon, novembre 2008

Avec beaucoup de retard, voici le compte-rendu du salon de Dijon !

Alors, départ le samedi matin très tôt, traversée des plaines enneigées, et arrivée à Dijon un peu avant midi. Apparemment, il y a des navettes qui emmènent les gens au salon, mais personne à la gare n’a l’air au courant, donc j’affronte le froid et le kilomètre qui me sépare du palais des Etats, là où se déroule le salon du livre. Arrivée là-bas, je me perds un peu (c’est surtout que je m’attendais à des chapiteaux, et pas à une grande tente avec un énorme panneau « Ikéa » dessus). Je demande à deux flics, qui désignent la tente Ikéa du doigt. J’avais cru qu’Ikéa faisait des soldes ou un truc du genre, mais non, ils sont sponsors du salon.

La tente, c’est le chapiteau pour la BD et les livres jeunesse. De l’autre côté du grand bâtiment qui sépare la cour en deux, il y a une autre tente, mais réservée aux conférences. J’appelle Gordon, qui me dit qu’en fait, ça se passe en haut, à l’intérieur du bâtiment. Et là, waooo. Un immense escalier mène à une salle grandiose, superbement décorée. Forcément, le palais des Etats, c’est pas une tente plantée au milieu d’une grande place…

Je retrouve Paul Carta, que j’avais vu à un précédent salon (mais pas moyen de me souvenir où…) et Luciano Mélis, rencontré à Nice, puis à Lyon. Mais c’est déjà le moment d’aller manger. Nous nous rendons à l’hôtel de Vogué, un endroit pas facile à trouver. Repas sympathique, en compagnie de Gordon Zola, Alessandra Bianchi, Grâce de Capitani. Retour au salon. Je suis crevée. Je me balade un peu dans le bâtiment et je découvre d’autres salles. Une sorte de labyrinthe de petites salles mène à une grande salle, au volume équivalent à celui où se trouve la salle principale, mais beaucoup moins jolie. Et comme je ne connais personne là-bas, je retourne rapidement dans la première salle. Je vais prendre un café avec Paul Carta, un vrai spécialiste de la SF, qui me donne quelques conseils pour les Enfants de l’Ô. Puis, comme je tombe de sommeil, je vais me coucher un moment à l’hôtel.

Le soir, dîner avec tous les auteurs à l’hôtel de Vogué. Je rencontre Alain Galindo et son fils Lucas, Bob Garcia et Antoine (mari de l’organisatrice). Super ambiance et super soirée. Alain et moi nous rendons compte que nous avons plusieurs connaissances en commun, c’est fou ce que le monde de l’édition est petit ! De retour à l’hôtel, nous voulons prendre un dernier verre, mais apparemment, tout est déjà fermé…

Dimanche, je revois tout le monde et je saute sur l’occasion de discuter avec Tristane Banon (qui était à ma table la veille, mais nous étions placées de manière qui rendait toute discussion impossible), dont Emmanuelle m’a dit beaucoup de bien. Je fais aussi quelques photos avec l’équipe du Léopard Masqué, et déjà, c’est l’heure de repartir. A midi, j’avais eu la chance de déjeuner à côté d’une des organisatrices, qui s’arrange pour qu’une des navettes m’emmène à la gare en même temps qu’un autre auteur. Du coup, ma petite valise vert pomme et moi nous rendons devant l’entrée du salon, après un dernier passage vers tout le monde. L’autre auteur arrive, nous partons pour la gare. Trajet retour, coincée à côté d’une nana qui me jette limite des regards tueurs à chaque fois que je bouge. Puis, une heure d’attente à Lausanne, plantée devant mon mac à regarder Sex and the City. Et enfin, home sweet home !!!

Un salon super sympa, que je ne risque pas d’oublier, déjà parce que, pour une fois, je ne faisais pas partie des « visiteurs » et que j’étais invitée à tous les repas entre auteurs, parce que j’ai rencontré des gens adorables (mais bon, sur les autres salons aussi, hein, pas de jaloux !), et à cause du cadre absolument exceptionnel ! Merci à tous !!!

Place aux Livres, Lyon 2008

Le week-end dernier, comme vous le savez déjà grâce à Lily, qui a été plus rapide que moi (oui, je suis une grosse flemmasse), j’étais à Lyon pour le festival du livre, appelé Place aux Livres. (en vérité, j’avais surtout envie de voir mes amis Lily et Fred, et j’ai profité de cet événement pour y aller ce week-end-ci)

Vous me connaissez, je vais digresser, vous parler de fringues, de coiffures, de plein de trucs qui n’ont rien à voir, donc, pour les photos, c’est tout en bas.

Bon, on reprend. Le vendredi, journée chargée pour moi. Début d’aprem, je dois faire un ECG chez mon médecin. Matériel d’avant-guerre, son assistante et moi, on se marre bien. Sauf que ça me laisse de magnifiques traces de ventouse dans le décolleté. Moyennement sexy. Bref, pas dramatique. Je file chez moi (j’avais préparé ma valise la veille), je m’occupe des chats et je pars pour la gare. Sur le chemin, je dépose un dossier pour mes amours récentes : les assurances maladie. Train pour Genève, puis changement rapide. J’arrive 10 minutes avant le départ sur le quai pour Lyon, où je rejoins les quelque 300 personnes présentes. Au moins. La conjonction grève de la SNCF la veille + week-end de 4 jours + vendredi soir, c’est pas le top. Même le responsable de quai est stressé, il ne sait pas si le train va arriver, il devrait déjà être là… Heureusement, le train arrive, et, coup de bol, s’arrête avec une porte pile devant moi. Je peux donc profiter d’une place à quatre, près de la fenêtre, avec une prise pour brancher mon ordi.

Séquence écriture, alors que des passagers cherchent encore des places assises après vingt minutes de trajet. Arrivée à Lyon, problème sur la voie, le train est arrêté au beau milieu de nulle part pendant une quinzaine de minutes. Ça commence bien. Enfin, on arrive en gare de Lyon, et là, je dois presque tuer trois personnes pour pouvoir descendre. Parce que le Genève-Genève en passant par Lyon, ça me tente moyen. Je retrouve Lily et Fred, nous sommes déjà à la bourre pour la soirée raclette qui se prépare. Resquillage au métro (trop de monde aux machines à tickets), trajet compressé dans une rame ultra-pleine, je suis contente de respirer enfin de l’air (presque) pur.

Nous préparons (enfin, Lily prépare. Je m’occupe de la vaisselle avec Fred) les pommes de terre pour la raclette, en attendant que les autres arrivent. Soirée super sympa, à délirer sur les jeux vidéos, les photos de trois personnes différentes (Lily, Gad et moi) qui passent sur la Wii, et toutes sortes d’autres trucs, avec trois collègues de Lily, leurs copines respectives, et un collègue de Fred, Francis, un gars super qui passera quasi tout le week-end avec nous. Je suis claquée et à moitié morte, mais cette soirée est vraiment chouette.

Dodo, ensuite, jusqu’à tard le lendemain matin. Lily doit accompagner une amie faire un bout d’enregistrement pour une chanson. Fred et moi partons pour le salon du livre, où Francis nous rejoindra un peu plus tard. Déjà, première surprise, c’est payant. PAYANT, comme dans « les gens ont tellement envie de lire et le marché du livre est tellement en pleine expansion qu’on peut se permettre de leur extorquer 2€ par personne pour toute entrée (et toute sortie est définitive) ». Genre. Ça va pas se passer comme ça. J’appelle Aurélia, qui vient nous chercher avec des invites et qui nous fournit des badges pour le reste du week-end. Merci !!!

D’ailleurs, petit aparté, il faut quand même que je dise un mot là-dessus. Aurélia arrive à l’entrée, munie de son badge maison d’édition. Le vigile veut la refouler. Elle lui dit qu’elle vient seulement donner des invitations. Le gars lui fait « vous ne dépassez pas la ligne !!! ». Genre, c’est une criminelle et elle essaie de s’enfuir… Et ce n’est pas un cas isolé. L’organisation de ce salon est extrêmement peu sympathique. Les exposants sont dans l’obligation d’être TOUJOURS à leur stand, on n’a pas le droit de discuter dans les allées, c’est limite s’ils fouillent les sacs à la sortie, les exposants ne sont pas autorisés à sortir leurs propres livres du chapiteau, bref, j’en passe et des meilleures. Les conditions exposants sont tout bonnement incroyables, et quand on pense qu’ils prennent 2€ par personne (toute sortie définitive, donc pas moyen de prendre le billet, d’aller faire un tour, d’aller manger et d’y retourner ensuite), je trouve ça inadmissible. Bref, revenons-en à nos moutons. Ils ne nous verrons pas l’an prochain, et je ne parle pas que de moi.

Je suis super contente de revoir Aurélia ainsi que Romain. Nous faisons un peu le tour, c’est l’occasion pour moi de faire enfin connaissance « en vrai » avec Elisabeth Robert, une écrivain extrêmement sympathique et motivée, qui a d’ailleurs récemment créé sa maison d’édition : les Editions Volpilière. Je retrouve aussi l’équipe de Griffe d’Encre et leurs auteurs survoltés, qui ont l’air de bien s’amuser. Francis nous rejoint, Fred retrouve des potes, du coup, je me sens moins coupable de les abandonner un moment pour passer du temps avec Aurélia.

Mais bon, Lily est coincée au studio d’enregistrement, et Fred et moi avons un peu la dalle. Direction McDo, où nous poireautons au moins une demi-heure avant de pouvoir passer commande. J’utilise mon don de persuasion (= décolleté plongeant) sur le caissier pour qu’il nous file deux sundays gratos avec une carte « un menu plus donne droit à un sunday » qui n’est pas à nous, puis un amoncellement surréaliste de ketchup. Fred et Francis se marrent et me disent que les filles sont quand même vachement avantagées sur ce coup-là. Pas faux :)

En tant que geeks, nous partons faire un tour à la fnac (rayon informatique, hein, faut pas déconner. On part du salon du livre, c’est pas pour aller acheter des bouquins ailleurs), puis à Saturn. Ensuite, retour au salon, où nous passons sans problème grâce aux badges. Lily nous rejoint, je vais la chercher avec une invitation. Je la présente à Aurélia et Romain, que nous invitons à notre soirée crêpes. Nous sortons un moment du chapiteau entre filles, et c’est là que je remarque la présence de Jacques Mondoloni, avec qui j’avais passé un super moment au festival de Nice. J’aurai l’occasion de discuter plus longuement avec lui le dimanche.

Lily, Fred, Francis et moi partons faire le plein de provisions (oeufs, farine, beurre, nutella, confiture). Lily prépare la pâte pendant que Francis et moi faisons un peu de vaisselle. Taissia, une collègue de Francis, russe et hyper sympa, arrive un peu plus tard. Je tente de l’impressionner avec mes trois mots de russe (« le chat est là-bas ») mais elle n’y comprend rien. Du coup, je doute de l’efficacité de mes cours ^^ Piotr nous rejoint, un ami de Fred que j’avais déjà rencontré cet été et que j’avais trouvé vraiment sympa. Aurélia et Romain nous rejoignent vers 22h, fermeture du salon à 21h30 oblige. Les crêpes sont délicieuses (Lily est la reine des crêpes) et la soirée est super. Tout le monde se fout de moi à cause de mes régionalismes suisse-romands, et nous nous vengeons ensuite sur Lily avec sa prononciation unique en son genre de « une poêle et un poêle ».

Tout le monde s’en va, Lily et moi nous lançons dans une partie effrénée de AudioSurf, un jeu de chez BestGameEver. Nous pulvérisons les scores jusqu’à 2h du matin, avant d’aller finalement nous coucher. Le lendemain matin (après-midi, en fait), réveil difficile. Retour au salon pour faire un coucou à tout le monde. Je parle un moment avec Jacques Mondoloni et tente de le convaincre de venir à Sèvres en décembre. Jacques, j’espère que tu y seras ! Je parle aussi avec deux éditeurs (on ne sait jamais), à qui j’enverrai peut-être les trois premiers chapitres corrigés du premier tome des Enfants de l’Ô pour être sûre qu’ils ne veulent pas de mon roman. Je fais enfin la connaissance de la sympathique et talentueuse Li-Cam, que je croise sur chaque salon mais avec qui je n’avais encore jamais discuté. Compte tenu des conditions de vente de ce salon, je lui promets de lui acheter Tête à Tête au salon de Sèvres :) Dernier petit tour de salon, et nous disons au revoir à tout le monde. Retour à l’appart, je rassemble mes affaires, et go go go, direction la gare ! Nous arrivons avec 10 minutes d’avance, et heureusement, car c’est la folie furieuse, sur le quai. Je chope une place in extremis, ce qui me permet de bosser un peu sur les Enfants de l’Ô et sur le site de Mille Saisons (promis, Aurélia, je mets bientôt tout ça en ligne !!!). Une fois à Genève, il me reste encore à prendre le train pour rentrer chez moi, puis le scooter… J’arrive à l’appart crevée, mais très contente de mon week-end.

Et maintenant que j’ai le demi tarif Rhône-Alpes les week-ends, Lily et Fred risquent de me revoir souvent :)

Les photos :

Place aux Livres 2008

Ce week-end, j’ai accueilli chez moi Ness, qui voulait aller au salon « Place aux Livres » qui avait lieu sur la place Bellecour à Lyon. Le week-end a été agréable, j’ai rencontré des gens géniaux, mais commençons par les mauvais points du salon : l’organisation.

Première surprise en arrivant : l’entrée est payante. 2 €, certes, mais rien n’était précisé sur le site. Nous entrons gratuitement grâce aux invitations d’Aurélia et Romain de Mille Saisons (merci encore), et rerentrerons plusieurs fois dans le week-end grâce à eux, car toute sortie était définitive.

J’ai également trouvé que le traitement réservé aux maisons d’édition n’était pas génial : interdiction de s’absenter de leur stand durant les horaires d’ouverture, même pour aller manger, des commissions assez incroyables sur le prix des livres… De plus, à part le dimanche, il n’y avait pas grand monde.

N’y ayant pas passé beaucoup de temps, j’ai surtout rencontré Aurélia et Romain de Mille Saisons, qui sont d’ailleurs venus manger des crêpes avec nous, c’était très sympa. Moi qui n’avais jamais vu leurs livres en vrai, j’ai été très agréablement surprise, ils sont magnifiques, et je vais me mettre aux Perles d’Allaya, de Gabriel Féraud dès demain !

Comme d’habitude, j’ai été très rapide et n’ai qu’effeuillé le sujet, mais Ness complètera avec une longue entrée remplie de photos, ne vous inquiétez pas !

St Etienne

La semaine dernière, petit week-end à St Etienne pour la fête du livre en compagnie de Thierry et Séverine. Nous devions nous retrouver sur place, puisqu’ils venaient en voiture et que je venais en train. Le matin, réveil un peu dur, je prends le train pour rejoindre Genève, puis le train pour Lyon, puis pour St Etienne. J’avais pris mon ordi, avec la ferme intention de faire mes 1500 mots. Arrivée à Genève, je monte dans le TGV direction Lyon, et comme pour tous les TGV, le billet comporte une place réservée. Le train n’est pas plein, j’entre dans la voiture qui m’est destinée, et là… Génial. Une vingtaine de gosses de 8 ou 9 ans, principalement des garçons, et qui partent en voyage scolaire. Je suis placée aux fameuses places de quatre face à face, 4ème avec trois garçons hystériques à côté de moi et leurs copains de l’autre côté de l’allée. Le trajet va être long… Bon, je me dis que le TGV étant direct jusqu’à Lyon, dès qu’il partira, j’irai me mettre ailleurs. Au final, leur institutrice me fait changer de place ainsi qu’une autre pauvre voyageuse perdue parmi la foule de gosses en délire hurlant « Pikachuuuuuuu !!! » « Psychokouaaaaaac ! » et autres joyeusetés en se balançant des cartes Pokémon à la figure. Nous écopons des quatre places face à face, et je me bénis (oui oui ^^) d’avoir apporté mes écouteurs. Au final, ce sera Grey’s Anatomy pendant une partie du trajet. (mais j’ai quand même écrit tout le reste du temps)

Arrivée à St Etienne vers 11h15, je descends à St Etienne Carnot (et franchement, petit message à la SNCF, ce serait sympa d’annoncer les arrêts dans le train, parce que si je ne m’étais pas collée à la porte comme une angoissée que je suis dès que je voyage en train à peine St Etienne Chateaucreux dépassé, j’aurais loupé mon arrêt. Deuxième petit message : ce serait super sympa aussi de mettre un PANNEAU indiquant St Etienne Carnot quand on arrive à la gare… Là encore, pas facile de se repérer, et j’ai dû passer la tête hors de la porte et repérer un truc appelé « Place Carnot » pour savoir qu’on était arrivé. L’arrêt dure à peine trente secondes, juste le temps de sauter hors du train, et c’est pas cool pour les touristes, ça !). J’avais dessiné un plan pour me repérer depuis la gare jusqu’à l’hôtel, et comme je suis un peu coconne, je l’ai oublié chez moi, MAIS, comme j’ai une mémoire photographique, ça n’a pas été bien dur de retrouver le trajet.

A l’hôtel, la réceptionniste est super sympa. Il y a un petit bug au niveau du lit d’appoint que nous avions demandé, mais tout finira par s’arranger. Coup de fil de Thierry alors que j’essaie de reprendre forme humaine devant le miroir des toilettes de l’hôtel, ils sont en train de tourner désespérément autour de l’hôtel à cause de tous les sens interdits (St Etienne = la ville où CHAQUE rue est à sens unique, ou presque). Après parkage de la voiture, nous laissons nos affaires à l’hôtel pour aller faire un premier repérage à la fête du livre, située hyper loin de l’hôtel, c’est-à-dire à au moins 50m ^^ (au passage, merci Maud pour cet hôtel absolument génial ! On n’aurait pas pu tomber mieux !). Les auteurs ne sont encore pas tous là, j’apprends avec horreur que nous aurons la visite de Ségolène (« Ah bon, elle écrit ? Comme quoi, la politique mène à tout ») et qu’elle est placée juste à côté de Thierry Serfaty et Daniel Angelo.

Pause sandwich sur les marches de l’hôtel de ville. Il fait si chaud qu’on est en T-shirt. Pour un peu, je passerais l’après-midi là :) Nous retournons à l’hôtel poser nos affaires et découvrir notre chambre, dont le lit immense est parsemé de pétales de rose parfumés… Un écran plat qui tue tout est accroché au mur, la salle de bain est super grande. Retour sur le festival, nous allons dire bonjour à tout le monde. Je fais quelques photos sympas, mais bon, les libraires assez aimables ne veulent pas me laisser passer derrière les stands. Il faut la demande de Thierry ET de Daniel en personne pour que je puisse les rejoindre pour des photos. Agnès est là, ravissante et pleine de bonne humeur, comme d’habitude. Au bout d’un moment, l’atmosphère est un peu étouffante, avec tous les gens qui sont venus pour voir Ségolène. Daniel et Thierry sont écrasés dans un petit coin, oppressés par la foule en délire. Ségolène n’est pas encore là. Je leur propose d’aller prendre un verre, ils sont partants mais doivent d’abord sécuriser leurs affaires. Le temps de récupérer Thierry (le nôtre), en pleine discussion avec une auteur, et de lui dire qu’on l’attend à l’entrée. C’est le moment que choisit Ségolène pour faire son entrée, reconnaissable aux applaudissements assourdissants qui envahissent le chapiteau et à la ruée (sans exagération) qui s’ensuit. Des gens se mettent à courir en bousculant tout le monde, sans doute dans l’espoir d’apercevoir une mèche de cheveux de cette chère Mme Royal. Au final, Daniel et Thierry embarquent Patrick Graham et deux lectrices. Sur une stupide absence de communication, Daniel pense apparemment que Thierry S. ne veut pas qu’on vienne (c’est ce que j’ai cru comprendre) et le rejoint sans nous. Séverine et moi, nous attendons toujours notre Thierry, donc on ne les rejoint pas. Plus tard, j’apprends que Thierry S. a cru que je n’aimais pas Patrick Graham et que je ne voulais pas venir boire un verre avec eux, du coup, il n’a pas insisté auprès de Daniel pour savoir pourquoi il revenait sans nous. Dommage ^^ Bon, Séverine, Thierry et moi nous rattrapons en allant boire un verre tous les trois sur une terrasse ensoleillée, difficile à trouver (enfin, les terrasses ne sont pas difficiles à trouver, mais les places, si !). Séverine et moi décidons d’acheter un immeuble (le plus beau, évidemment), pendant que Thierry doit nous prendre pour des folles finies (mais bon, il nous connaît).

Nous retournons sur le festival, nous retrouvons Agnès, et hop, c’est reparti pour un verre ! Entre temps, Maud nous a enfin rejoints ainsi qu’un de ses amis, un véritable autochtone de St Etienne. Nous partons tous les six nous geler sur une terrasse (maintenant qu’il fait froid, il y en a plein de libres). Encore une fois, Agnès nous régale de ses anecdotes super marrantes.

Nous raccompagnons Agnès, qui doit prendre un bus pour son hôtel en prévision de la soirée de folie qui l’attend, à déguster des trucs bizarres et difficiles à identifier. Ségolène a quitté les lieux, les laissant dans un état de délabrement proche des conséquences d’un bombardement. L’endroit est devenu plus calme. Je peux échanger quelques mots avec le charmant et très bavard Bernard Simonay, qui, je ne sais trop comment, a réussi à retrouver un de mes premiers sites, qui n’a rien à voir avec l’écriture et que j’ai fait sous un autre pseudonyme.

Retour à l’hôtel, on passe un bon moment à regarder des vidéos débiles sur youtube et à discuter (et Maud et moi découvrons que nous avons été dans la même école et qu’elle a habité longtemps à 10km de chez moi. Je suis entrée au collège de cette école au moment où elle la quittait (nous avons une année d’écart, donc pendant un an, j’étais en 6ème et elle en CM2, mais les sections étant séparées, je pense que nous ne nous sommes jamais croisées). Nous partons ensuite manger une pizza qui tue tout, et nous traînons, traînons, traînons… On part sur un p’tit bac de métalleux, je suis un peu paûmée, moi qui ne connais rien au métal, du coup, j’invente des noms, et parfois, ça marche !

Il est bien tard, nous repartons à l’hôtel. Préparation pour le dodo. Thierry met ses boules quiès et il fait bien, car sitôt les lumières éteintes, Sésé et moi nous mettons à discuter séries, en particulier Grey’s Anatomy. Nous cherchons désespérément le nom de certains persos, et heureusement, nous finissons par trouver, sinon, pas moyen de dormir ! Le lendemain, on traîne un peu, mais pas trop, et on file dévaliser le buffet petit-déj’ (8€, c’est carrément excessif pour un petit-déj’, donc on en profite à fond). Au bout d’un moment, quelques chants s’élèvent dans l’atmosphère matinale… Des « Alléluja » et autres… Apparemment, quelques voyageurs (au moins deux) se sont réunis pour célébrer la messe. Retour dans la chambre, nous rassemblons nos affaires, que nous entassons dans le coffre de la voiture de Thierry.

Au festival, les auteurs accusent le coup de la soirée du samedi. Daniel me raconte un peu le « repas » gastronomique qui leur a été proposé, une sorte de buffet avec des trucs bleus, du saumon au chocolat et d’autres trucs qui ont l’air tout aussi peu appétissants. Confirmation par Agnès. Je vais voir Jean-Baptiste del Amo pour lui acheter son livre, sur les conseils de François, puis Patrick Graham. Au début, je n’avais pas prévu d’acheter d’autre livre que celui de Jean-Baptiste, mais Patrick est tellement sympa et son livre a l’air tellement bien que je craque. Il me parle du forum de Plume Libre, et le nom me dit clairement quelque chose. (au retour, après confirmation, il s’avère que c’est un forum que je fréquentais pas mal en 2006…) Petit coucou à Henri Loevenbruck, ainsi qu’à Serge Joncour.

Nous partons chercher à manger, et je recroise Serge, avec qui je peux discuter plus calmement. Après une pause sandwich sur les marches de l’hôtel de ville (encore), nous allons voir une partie du festival que nous n’avions pas encore visitée : le village du livre, alias les bouquinistes. Il y a pas mal de trucs. Je trouve les prix relativement élevés par rapport à mes bouquinistes habituels (il faut dire, moins cher, ce serait gratuit), sauf pour quelques livres magnifiques, comme l’oeuvre intégral de Maupassant, relié cuir et numéroté, 12 volumes, 280€ ! J’ai ouvert un des livres, ils n’ont jamais été lus. Franchement, j’ai hésité, mais… je n’avais pas l’argent sur moi, je n’aurais pas su comment les ramener sans les abîmer, et puis, quand même, ça aurait fait tache à côté de mes livres de poche tout pourris (enfin, les livres de poche auraient fait tache, mais il y a en a beaucoup plus).

Retour au festival pour dire au revoir à tout le monde, puis, après un dernier verre sur une terrasse ensoleillée, direction l’hôtel pour récupérer la voiture, puis la gare. Pas facile de rejoindre ladite gare (enfin, une des cinq… vu que St Etienne est dotée de non pas une, ni deux, mais CINQ gares), à cause de tous les sens interdits, mais au final, tout est faisable.

Après des au revoir à tout le monde, je monte dans le train pour mon long périple de retour… Autant dire que je suis revenue chez moi comme un zombie :)

Et maintenant, les photos !!!

Salon du livre de Mouans-Sartoux

Comme vous le saviez, j’étais à Mouans-Sartoux ce week-end, pour le salon du livre. Arrivée vendredi matin chez mon amie Emmanuelle, j’ai fait dodo quasi toute la journée, et quand elle est rentrée du boulot, nous avons fait les boutiques, comme de vraies nanas que nous sommes. Nous avons toutes les deux craqué sur un chouette tailleur, le même mais pas la même couleur, que nous avons décidé de mettre le lendemain pour le salon. Bon, je vous passe le détail du shopping, pour parler de ce qui vous intéresse (ou pas), le salon du livre de Mouans-Sartoux.

Samedi matin, réveil très tard, petit déj’, on se prépare, et hop, départ pour le salon. Pour se garer, c’est la galère totale, mais heureusement, Emma maîtrise vachement mieux la conduite que moi (en même temps, c’est pas dur). Coup de fil de Merlin, que j’avais prévu de voir sur le salon. Il nous fait entrer dans l’illégalité la plus totale (merci !!!), comme ça, nous économisons le prix de l’entrée (bon, c’est un peu de l’abus, parce que c’était vraiment pas cher, 3€ pour les trois jours…).

Aussitôt arrivées, nous commençons déjà à faire nos stars. Photos sur les genoux de Daniel Angelo (que j’avais déjà rencontré aux Nuits), de Pierre Brocchi (qu’Emma m’a présenté), de Gordon Zola, un auteur charmant… Sandwichs sur une terrasse en compagnie de Merlin, puis retour à l’intérieur du bâtiment principal. La foule de fan(nes) hystériques aglutinée autour de Guillaume Musso s’est dispersée, Emma et moi passons donc à l’attaque. Nous n’avons rien lu de lui, ni l’une ni l’autre, nous ne lui achetons pas de livre, puisque nous avons chacune amené un bouquin, que nous lui tendons pour qu’il nous fasse le somptueux cadeau d’une dédicace (d’ailleurs, Guillaume, si vous passez par là, je ne suis pas contente : tout le monde a eu le droit à un « chaleureusement », voire « très chaleureusement », et moi, j’ai juste eu « très bonne lecture » è__é). Avec mon culot naturel, je lui demande si c’est possible de faire une photo (« mais oui, bien sûr ! ») sur ses genoux (« les genoux, c’est un peu trop intime… »). Donc ce sera la photo, à côté de lui. Très sympathique, Guillaume Musso. Je ne peux pas en dire davantage, vu que je n’ai encore pas lu son livre.

La journée se termine rapidement, et dès que le soleil est couché, on caille. Donc, retour maison. Le lendemain, encore une fois réveillées très tard, nous nous faisons belles et top départ. Se garer est encore une fois une épreuve de force, heureusement, le grand Casino et son parking nous sauvent d’une longue quête semée d’embûches. Nous retrouvons tout le monde, nous faisons quelques autres photos, j’ai l’occasion de discuter un peu avec Magali Duez, des éditions Griffe d’Encre, pendant qu’Emma se fait dédicacer Expéron. A 17h, c’est le grand départ de tout le monde, nous accompagnons Gordon à son taxi, avant de revenir dire au revoir à l’équipe de Griffe d’Encre, puis à tous les auteurs que nous avons rencontrés pendant ce salon et que nous reverrons sans doute très bientôt !

Bilan très positif pour ce salon sympathique ! Et voilà les photos :

Le Livre sur la Place, Nancy

Ce week-end, direction Nancy pour le Livre sur la Place. Nancy, c’est la porte à côté, mais c’est tellement mal desservi que c’est quand même 6h de train à l’aller, 7h au retour (le train de l’aller, qui passait par la Suisse, ne circulait plus la semaine de mon retour…). Bref. J’ai trouvé une prise de courant à l’aller pendant tout le trajet sur Suisse, ce qui fait que j’ai passé… 6h à écrire. 3700 mots le vendredi, j’étais plutôt fière de moi. Mais là n’est pas le propos. Arrivée à Nancy à 18h, Thierry est venu me chercher, nous mettons sacs et valise dans sa voiture et nous partons nous balader en ville, où je découvre enfin LA fameuse place Stanislas (là où se déroulait, à l’époque, le Livre sur la Place, donc, mais maintenant, le salon se passe à côté) et ses portails en fer forgé recouverts de véritables feuilles d’or (et la bécasse que je suis a quand même insisté plusieurs fois pour savoir si personne n’était jamais venu gratter les feuilles pendant la nuit pour récupérer l’or. Bref, passons ^^). Une première prise de repères dans le chapiteau, que je trouve déjà bien rempli, et même si Thierry me dit que ce sera beaucoup plus peuplé le lendemain, j’ai du mal à réaliser. Nous tombons par hasard sur deux jeunes femmes à la voix extraordinaire, le Duo Dithyrambe, qui interprètent de manière lyrique des tubes de pop, de métal, de rock… Génialissime. Le vendredi soir très tard, sms de François, qui m’annonce être lui aussi à Nancy !

Le lendemain, nous sommes sur le salon en fin de matinée, un couple d’amis de Thierry nous rejoint, ainsi que sa meilleure amie Séverine, une fille super et pleine d’humour. Visite du salon, où l’affluence est déjà beaucoup plus importante, rencontre avec quelques auteurs, et surtout, avec la très très sympathique Agnès Abécassis. Je croise François par hasard, qui est sur le salon avec son fils. Je revois Thierry Serfaty, que j’avais rencontré à St Paul de Vence, et qui semble avoir passé ses vacances dans un pays ensoleillé, au vu de son teint et de sa mine radieuse. La rencontre qui me tient le plus à coeur, et curieusement, celle qui me stresse le plus, c’est celle avec Bernard Simonay, que j’aborde direct en lui disant que je l’ai détesté pendant des années. Il le prend très bien :)

Que je vous explique un peu la chose… Il y a des années de cela, alors que j’étais en 2nde, une amie qui connaissait l’ancienne version des Enfants de l’Ô me dit un jour « écoute, je suis en train de lire un livre, franchement, ça ressemble énormément aux Enfants de l’Ô, mais en mieux ». Moi, incrédule et persuadée que personne ne pouvait ne serait-ce qu’imaginer le début d’une histoire qui ressemblerait à la mienne (oui, j’étais naïve et persuadée d’avoir tapé dans l’originalité avec mon roman… ne vous inquiétez pas, j’ai grandi), je décide d’acheter lesdits bouquins et de les lire. Et là, catastrophe : en effet, l’amie n’avait pas menti… Non seulement ça ressemble énormément, voire même plus (personnages principaux à l’apparence identique, à l’histoire identique, au caractère très similaire… Histoire et monde similaires…), mais évidemment, c’est bien mieux. Cette histoire, je vous la conseille, c’est Phénix. Bernard Simonay l’a écrite avant ma naissance, et bien entendu, je ne l’avais pas lue et n’en avait pas entendu parler avant ce jour maudit ^^ Donc, voilà, j’ai détesté ce pauvre auteur qui n’avait rien fait et qui avait (et a toujours), il faut l’avouer, énormément de talent. Au fil des années, j’ai complètement transformé mon histoire, à l’exception des trucs inchangeables, et je pense que la ressemblance a été bien atténuée.

Je lui raconte cette petite histoire, il est très étonné, mais comme nous avons le même auteur adoré, à savoir Barjavel, je me dis qu’il n’est pas si bizarre de traiter les mêmes thèmes en ayant eu les mêmes influences. D’ailleurs, cela m’amuse beaucoup d’apprendre que lui aussi fait de petits clins d’oeil à Barjavel dans ses romans. Je prends une photo avec lui, mais déjà, il y a de plus en plus de monde, et il devient difficile de circuler ou de discuter avec un auteur ou l’autre.

Je me décide enfin à aller voir Mélanie Fazi, que je connais par certains forums et que j’ai vue déjà à deux salons sans avoir osé l’aborder. Elle est très sympathique (mais je n’en doutais pas) et j’hésite longuement avant de lui acheter un livre, car je ne savais pas lequel prendre. Sans se concerter, Thierry, Séverine et moi avons pris le même…

L’affluence devient intenable, les entrées sont « gardées » et les gens ne peuvent entrer que par petits groupes. Comme nous ne sommes pas idiots, nous entrons par les sorties latérales, que personne ne surveille, ce qui nous permet de faire de temps à autre un petit break, parce que franchement, c’est super sympa, ce salon, mais se faire bousculer de tous côtés et se perdre toutes les cinq minutes, c’est vite lassant.

Le soir, dîner dans un chouette resto cubain avec Agnès Abécassis, une fille formidable et très drôle que je suis heureuse de rencontrer enfin, vu qu’on m’avait beaucoup parlé d’elle (en bien, évidemment). Nous sommes tous un peu claqués, nous filons ensuite direction Place Stanislas pour voir l’étrange spectacle son et lumières, et à la réflexion, je me demande si ça valait la peine de rester dans le froid pour voir ça, et surtout, d’attraper une angine pour ça… Puis, nous partons, Thierry, Séverine et moi, au café des Artistes, où nous avons rendez-vous avec Henri Loevenbruck et quelques autres, sauf qu’on se loupe comme des bleus, et qu’ils sont en haut alors que nous sommes en bas… Bref, tout le monde est fatigué, on rentre au bercail.

Le dimanche, c’est la dernière journée du salon, et je pense, un peu naïvement, qu’il y aura moins de monde, que les gens vont préférer rester en famille, etc. etc. Que dalle. Il y a autant de gens que le samedi, voire même davantage. Je rencontre Tatiana de Rosnay et son collègue Eric Genetet, tous deux très sympathiques, puis nous retrouvons Marina Dédeyan, que j’avais déjà vue à St Paul et avec qui nous avions bu un verre la veille. Marina est vraiment géniale, nous parlons édition, autoédition, etc. C’est ce qu’il y a de fantastique dans ces salons : on découvre des auteurs qu’on ne connaissait pas et qui sont des personnes absolument fascinantes.

Une petite pose photo avec Henri Loevenbruck avant que tous les auteurs ne partent pour leurs trains respectifs, et hop, on suit le mouvement de foule hors du chapiteau. Gaufre, puis retour maison. Le voyage du lendemain est très, très, très long, mais je ne regrette pas d’avoir fait trois fois le tour de l’Europe pour me rendre à 400km de chez moi : Nancy, c’était vraiment génial, et j’y ai rencontré des gens fantastiques. Un spécial « big up » à Thierry, Séverine, Agnès et Marina !

Et maintenant, les photos :)

Rentrée littéraire aux Buttes-Chaumont

Et voilà la suite de la journée de samedi. Après notre fin de matinée / début d’après-midi à Compiègne, François, Carène, Jean-Christophe et moi nous rendons aux Buttes-Chaumont. Là aussi, il fait froid, mais au moins, il ne pleut pas (encore). Ambiance très sympa, je rencontre Eric Martini et la pétillante Rodica Pop, des éditions Glyphe. C’est l’occasion de discuter un peu avec un de leurs auteurs, Jean-Michel Calvez (STYx). Je retrouve avec plaisir Aurélia, des Editions des Mille Saisons, avec qui j’ai passé le mois d’août à échanger messages et MPs. La grande surprise de la journée, c’est Merlin, que je n’imaginais pas voir à Paris. Du coup, je le prends sadiquement en otage pour faire une photo sur ses genoux. Je fais de même avec Emmanuel Guillot, que je rencontre enfin et dont j’achète le recueil de nouvelles Espace et Spasmes.

Plein de gens sympas, à cette rentrée littéraire, et je regrette un peu d’avoir cédé à la tentation de me réfugier dans le café pour échapper à la nouvelle ère glaciaire qui sévissait dehors. A l’intérieur, c’est Disco et compagnie, une musique assourdissante qui empêche toute conversation normale et que les débiles de propriétaires refusent de baisser (et prennent un malin plaisir à monter à chaque remarque de notre part). Je dois donc hurler pour faire connaissance « en vrai » avec Anne-Laure Daviet, talentueuse écrivain et dessinatrice, dont j’avais déjà parlé il y a longtemps sur le site des Enfants de l’Ô. Elle est notamment l’écrivain derrière les aventures de Chloé Zinalla.

Nous partons ensuite manger en petit groupe, une soirée vraiment très très sympathique. Mais tout le monde est fatigué, et la soirée se finit relativement tôt. De superbes souvenirs, qui vont peut-être finir par me convaincre d’aller au festival d’Andrésy ou à celui de Sèvres… On verra l’état du portefeuille !

Salon des auteurs autoédités, Compiègne

Samedi matin, François et moi passons prendre Jean-Christophe Heckers, puis Carène Wood, et direction Compiègne, où a lieu le salon des auteurs autoédités. Ma première constatation : c’est loin. Ma deuxième : il pleut et il fait froid. Mais nous arrivons enfin. L’endroit ne paie pas de mine, et si ce n’était l’affiche sur la porte, on aurait pu se demander s’il s’y passait vraiment quelque chose.

Nous entrons, je traînasse derrière (en fait, je me suis immédiatement précipitée aux toilettes, comme une vraie femme que je suis (un passager m’avait dit un jour « les femmes, c’est des pisseuses. Dans l’avion, dès que la lumière des ceintures de sécurité s’éteint, toutes les femmes se lèvent et se précipitent aux toilettes ». C’est pas faux ^^)). Avant même d’entrer dans la pièce principale, je croise Bernard Fauren, que j’avais rencontré il y a deux ans au Festival de Romans. Nous discutons quelques minutes, puis je vais rejoindre les trois autres dans la grande pièce. Là, je rencontre enfin Carine Geerts, qui est vraiment super sympa (mais je n’en doutais pas !). C’est l’occasion de quelques photos. Je discute avec quelques autres personnes, et comme toujours, je me colle dans un coin avec quelqu’un, vu que je suis timide (je sais, on ne dirait pas, mais je suis une grande timide qui a vaincu sa timidité).

Ils ont pensé à tout, il y a même un buffet avec de la charcuterie, du fromage, du raison, des macarons (jamais goûté jusqu’alors, mais cette fois, c’est fait : je déteste), etc. J’avais amené mes fameux muffins banane-nutella, qui ont eu leur petit succès. Mais l’heure tourne, et nous quittons tout le monde pour nous rendre aux Buttes-Chaumont.

Première rencontre avec d’autres auteurs autoédités (bon, pas tout à fait, vu que je connaissais déjà François ainsi que Bernard). Bilan : l’ambiance est vraiment chaleureuse. Dommage que l’autoédition ait si mauvaise presse, car les visiteurs n’ont pas été légion.

Un grand merci à François pour toutes les photos !

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