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Six conseils pour écrire de la science-fiction…

Ou pas. Analysons un peu cet article :

Ce que veulent les lecteurs de science fiction, c’est avant tout être surpris.

Ce qui est original, car les lecteurs de fantasy, de fantastique, de littérature générale, de thrillers, eux, ce qu’ils veulent, c’est s’ennuyer comme un rat mort pendant tout le bouquin. Ça commence bien.

La fantasy s’intéresse au passé et au magique. Tandis que la science fiction s’intéresse à la technologie, ses promesses et ses problèmes. N’oubliez pas que les lecteurs sont exigeants. S’ils pensent que vous ne maîtrisez pas le genre, ils ne dépasseront pas le premier chapitre…

Assez réducteur pour la fantasy, tout de même. J’espère que l’auteur de ces conseils maîtrisait la SF mieux que la fantasy ou l’image qu’il en a. Et puis d’abord, c’est quoi, « maîtriser le genre » ? Dès le départ, faut-il noyer le lecteur avec des termes techniques et du jargon scientifique pour faire style « attention, ici, c’est de la SF, t’as vu, lecteur ? Premier chapitre, et j’ai déjà balancé deux lois de physique, un nom de Nobel, un ustensile avec un nom à la mords-moi-le-noeud, je maîtrise le genre !!! ».

En matière de récit de science fiction, l’idée est plus importante que l’intrigue ou même les personnages. En effet, ces derniers existent surtout pour aider à rendre l’idée plus dramatique. Quant à l’intrigue, elle sert à propulser le lecteur dans l’histoire construite autour de l’idée centrale.

Chers écrivains de SF : pas la peine de vous embêter à créer des persos cohérents et approfondis, les lecteurs de SF sont des veaux qui sont juste bons à avaler de l’intrigue, faudrait pas en plus de tout ça leur donner des persos auxquels ils peuvent s’identifier. Compris, Herbert ? Tes persos, ça servait à rien de les développer, les lecteurs s’en foutaient, c’est pas pour ça qu’ils ont aimé Dune.
Et puis c’est pas pour dire, mais « l’idée est plus importante que l’intrigue ». Je veux bien, mais… Tout a déjà été fait ! Il faut quand même se concentrer un peu sur l’intrigue si on veut attirer le lecteur !

Votre idée centrale doit comporter un conflit qui demande à être résolu. L’expression de votre idée doit ainsi pouvoir commencer par : « que se passerait-il si … ?

Ou alors, vous pouvez aussi faire complètement autre chose et écrire quand même un très bon roman. Un de mes romans de SF préférés, c’est Rendez-vous avec Rama, d’Arthur C. Clarke. Je n’ai pas vraiment eu l’impression qu’il y avait un conflit. Mon roman fétiche ? La nuit des temps, de Barjavel. C’est marrant, j’ai pas eu l’impression qu’il y avait un conflit non plus. J’ai plutôt eu l’impression qu’à travers des personnages fouillés, Barjavel nous faisait découvrir un univers.

Vous devez considérer votre lecteur non pas comme votre allié, mais comme votre adversaire. Ne lui montrez pas votre jeu trop tôt. Et sachez que si votre récit est un jeu avec votre lecteur, ce dernier ne sera réellement satisfait que s’il perd…

Donc s’il ferme le bouquin et se dit, dépité « franchement, ce bouquin, j’ai rien compris du tout, l’auteur allait dans un sens, pour finir complètement à côté », c’est un succès ?

Ces conseils, même si je les trouve un peu « fourre-tout » et atrocement réducteurs, sont tout de même meilleurs que ceux sur « écrire son premier roman« . Cela dit, la SF, ce n’est pas que ça, et heureusement. (ou alors ce n’est que ça et tout ce que j’ai lu jusqu’à maintenant était mal étiqueté ?)

Mes conseils à moi (conseils d’une auteur non publiée qui a choisi de s’enterrer dans son trou avec sa saga familiale de SF, qui renverse tous les critères de la SF nommés ci-dessus) :

Ce que veulent les lecteurs de SF, c’est ce que veulent tous les lecteurs : être pris dans une histoire, vivre un moment « hors du temps », changer d’air. Méritent-ils des personnages en carton-pâte vides de toute personnalité ? Des personnages dont, à part le prénom et peut-être l’âge et la couleur des cheveux, on ne sait rien ? Des personnages qui ne sont que l’excuse pour faire découvrir un univers ? Je ne sais pas. Je pense qu’on peut aussi faire découvrir un univers en ayant des personnages fouillés, cohérents, réalistes. D’ailleurs, Herbert est un très bon exemple : il a créé l’univers de Dune, mais on n’a pas l’impression que les personnages ne sont là que pour nous y balader. On s’attache à eux, on en vient à comprendre leurs actions, à se poser des questions sur leurs motivations.

Maintenant, je vais vous dire ce que moi j’ai fait (comme je l’ai précisé, je ne suis pas publiée, et j’ai fait un truc bien spécifique, assez osé, mais qui a trouvé son public) : ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai une formation scientifique (master en biologie, avec pour spécialité la génétique du développement, et plus précisément la formation de la main chez la souris et les gènes impliqués dans la polydactylie. Pourquoi je précise tout ça ? Vous allez voir). Je suis passionnée d’informatique, de psychologie, de médecine, et de génétique aussi, évidemment. J’aurais pu créer un monde décrivant les dérives de la génétique, mais on ne va pas dire que c’est l’idée qui révolutionnera le genre. J’aime beaucoup la science-fiction, mais seulement celle de type hard science, du genre de Michael Crichton, Arthur C. Clarke ou Carl Sagan. Ce que je regrette dans la SF en général (et je dis bien en général), c’est justement qu’on a l’impression que l’auteur n’a écrit un roman que pour présenter son univers ou son idée. Or, moi, l’univers, je m’en tape. Ce que j’ai envie de voir, ce sont les personnages. Leurs réactions. Leurs émotions. Leur implication par rapport à ça.
J’aimais aussi beaucoup les romans plus psychologiques, voire parfois un peu romancés, d’ailleurs ceux qui ont lu l’entrée sur les futures couvs de mes bouquins ont pu voir que j’étais une fan de Virginia Andrews.
Mon idée ? Virginia Andrews et Michael Crichton font un gosse. (attention, je parle juste de la thématique, je ne prétends pas avoir leur talent, paix à leur âme) Une saga familiale, donc quelque chose qui est normalement réservé à la littérature générale, dans un monde qui n’a rien de bien original, mais qui traite de thèmes bien tangibles. Du coup, je suis heureuse, j’ai tout ce qu’il me faut :

– des persos bien soignés, bien fouillés (peut-être trop, diront certains), très réalistes malgré leurs particularités. Ok, ce sont les produits d’expériences génétiques visant l’amélioration de l’espèce humaine, des sortes de soldats parfaits, sauf que… Ce sont des êtres humains. Avec leurs failles et tout le reste. Et c’est pas parce que vous avez créé le gars parfait, brillant, charismatique, qui doit révolutionner le monde de l’informatique, que vous n’allez pas vous retrouver avec une pauvre tache qui déteste les gens et qui passe son temps devant la télé à bouffer des chips et à se plaindre de tout.

– de la génétique. Ben oui, embryons génétiquement modifiés, tout ça… Et puis je me suis fait plaisir, j’ai mis de la polydactylie, et là, j’avoue, c’était juste parce que j’avais envie (mais bon, je maîtrise le sujet, donc ça va bien, ça fait au moins un critère de rempli)

– de la psychologie. Faut dire que mes persos, il y en a plusieurs, ils ne sont pas complètement tout seuls dans leur tête, hein. Avec leur passé, forcément…

– de la médecine, de la science. Le Laboratoire, les DMRS, plus tard le Centre Hospitalier Alphien (5e tome et suivants).

– de l’informatique, avec Z’arkán, la Cort Corporation, et tous les risques liés à la centralisation de l’information et au monopole de Google d’une seule entreprise dans un domaine bien particulier.

Résultat ? Ce n’est certainement pas un bouquin qui rentrera dans les annales pour l’originalité de sa thématique, pour la richesse de son univers, pour l' »idée », mais je pense que c’est une saga qui peut plaire à beaucoup de gens, notamment à tous ceux qui fuient la SF à cause de ses persos carton-pâte et de sa ligne d’arrivée qui est « l’idée, l’idée, l’idée avant tout !!! Prends-toi ça dans la gueule, lecteur, je te balance encore un ou deux termes scientifiques pour que tu comprennes bien que je maîtrise le genre, je te fais tourner en bourrique pour que tu aies l’impression que je suis le maître du jeu ».

Sérieusement, il y a des gens qui n’aiment pas (ou disent ne pas aimer) la SF à cause de ça, alors que la SF, ce n’est pas que ça. Mais c’est clair que si un lecteur ne s’attache pas du tout à un personnage, pour peu qu’il apprécie de s’identifier à quelqu’un dans les romans qu’il lit, il va être déçu. Et il y a des gens qui ne lisent pas de SF parce qu’ils pensent que ça va être comme ça.

Je pense que catégoriser les genres avec des concepts, c’est un peu dommage. J’aimerais bien voir leurs conseils pour la fantasy, tiens :

– des dragons.
– des persos avec des noms à coucher dehors.
– de la magie à qui mieux mieux et rien n’est expliqué parce que TGCM (« ta gueule c’est magique »)
– des nains et des elfes.
– une quête.
– un univers dont on gave le lecteur dès la première ligne avec un prologue en italique qui parle des Dieux ou des Mages, ou autre.

Ah, ce n’est pas que ça ? Si j’avais su, j’aurais peut-être lu plus de fantasy, alors…

Le fantastique ? Allons-y :

– un vampire ou un loup-garou.
– tout se passe la nuit ou dans des endroits bien sombres.
– une vierge effarouchée (ou presque).
– une histoire d’amour impossible.
– des persos âgés de plusieurs siècles.

Mon impression sur la fantasy ? Ce sera une quête, dans un univers riche et fourni que l’auteur a mis des mois à créer, d’ailleurs il tient à ce qu’on le sache. Le fantastique ? Une histoire d’amour entre une jeune innocente et un vampire qui a l’air très méchant mais au fond c’est juste qu’il est incompris.

Voilà le problème des stéréotypes. Quand on parle science-fiction, pour peu qu’on n’aille pas interroger des amateurs du genre, on va avoir :

– des vaisseaux-spatiaux.
– des planètes inconnues avec plein de lunes et des anneaux.
– des extra-terrestres avec des noms imprononçables.
– des batailles dans l’espace.
– des gentils et des méchants. Les méchants, c’est toujours la grosse fédération des gros richtos qui oppressent les pauvres gentils (rebelles, d’ailleurs, sinon c’est pas drôle).

Je pense que se cantonner à des idées précises pour qu’une histoire rentre dans un moule, c’est un peu néfaste. Pour moi, la science-fiction, c’est :

– un roman qui parle de science et qui est une fiction.

Et voilà. Pas la peine d’aller chercher plus loin.

Les éditeurs, à mon avis, entretiennent aussi ces stéréotypes. Vous savez ce qu’on m’a dit pour mon bouquin ? « Ce n’est pas de la SF, proposez-le à une maison d’édition de littérature générale » Pourquoi ? Ben ça parle surtout de personnages, et l’univers est au second plan (ou alors c’est à chier et il n’a pas voulu me faire de peine).

Dès qu’on sort des sentiers battus, on se retrouve acculé dans un coin, on est la vis en trop du petit sachet plastique IKEA que quand on a fini de monter le meuble, on la regarde, on regarde le mode d’emploi, on se gratte la tête, et on se dit « bon, ben… celle-là, apparemment, elle servait à rien ».

Je comprends très bien l’intérêt de créer des collections, mais résultat des courses, un amateur de littérature générale n’ira pas traîner dans le rayon fantasy alors qu’il pourrait y découvrir des romans qu’il adorerait, un fan de science-fiction n’ira pas chercher du côté de la littérature fantastique parce que les vampires ne l’intéressent pas. Au lieu d’essayer de toucher un public plus vaste, on veut satisfaire le public actuel. (et on donne des conseils à la con pour être sûr que les futurs écrivains ne s’écartent pas non plus des sentiers battus)

ME II : 8. Quel est le genre que vous préférez écrire ? Que vous préférez lire ?

8. Quel est le genre que vous préférez écrire ? Que vous préférez lire ?

Alors… Je vais en surprendre plus d’un… Le genre que je préfère écrire : la littérature générale. Que je préfère lire ? La littérature générale… Eh oui ^^

En fait, j’aime aussi beaucoup la science-fiction, à cause des thèmes abordés, qui me plaisent particulièrement. C’est pour cela que j’ai eu envie d’écrire une saga familiale avec de petites notions de SF. Et c’est vrai que le genre que je préfère après la littérature générale, c’est effectivement la SF, mais la SF hard-science. Donc les batailles dans l’espace, non. J’adore Michael Crichton, j’adore René Barjavel (même si ce n’est pas vraiment de la SF hard-science…), j’ai été totalement soufflée par Rendez-vous avec Rama d’Arthur C. Clarke… Bref, pour moi, il faut que tout soit nickel scientifiquement parlant, ou que ça en ait vraiment l’air. Parce que le problème, c’est que les erreurs scientifiques, moi, je les remarque ^^

Ce que je reproche parfois à la SF (y compris aux auteurs que je viens de mentionner), c’est l’absence de relief ou de développement des personnages. Maintenant, je suis très loin de tout connaître, et il est vrai que littérature générale ne rime pas forcément avec développement des personnages. En fait, vous pouvez vous moquer, mais je suis une grande fan de Virginia Andrews (surtout de ses premiers bouquins, ceux qu’elle a écrit elle-même et qui ne sont pas des produits commerciaux créés par un écrivain « fantôme » sur la base de ses idées ou de ses schémas habituels). Je pense que c’est plus à classer dans la romance que dans la littérature générale, et c’est franchement mal écrit (non, je n’ai pas dit mal traduit, j’ai dit mal écrit. C’est curieusement mieux écrit en français qu’en anglais, à mon avis), mais ce n’est pas ça qui m’intéresse, c’est vraiment le développement du personnage principal, qui se retrouve toujours dans des situations extrêmes (et souvent absurdes, avec plein d’incohérences, mais il y a bien des gens qui aiment Twilight, donc…).

Et voilà :) C’est difficile, au final, de cataloguer un genre, car il y a tellement de styles différents, et tout ce qui a un brin de SF dedans se retrouve classé dans le rayon SF, ce qui est un gros problème pour moi, car comme je l’ai dit souvent (et comme on me l’a dit aussi), mon roman va faire fuir les lecteurs de SF qui s’attendent à beaucoup plus d’éléments de SF et qui se retrouvent avec une saga familiale, et n’attirera pas les lecteurs de littérature générale, parce qu’ils ne vont pas vraiment dans ces rayons… Mais bon, il y a bien un style qui marche en ce moment et qui est un mélange de fantastique et de romance, donc il y a peut-être de l’espoir pour mon truc. La SF-lit, ou je ne sais quoi ^^ (quoique je pense que mon truc ne vise pas franchement le même public, au vu des situations et des personnages…)

Grosse remise en question

Quelques personnes (pas les lecteurs du site, d’autres) m’ont fait la remarque que mon histoire se consacrait trop aux personnages et pas assez à l’intrigue de SF. Intrigue qui, pour moi, est surtout un cadre pour faire évoluer les personnages, même si, évidemment, elle se développe au cours de la saga et que toutes les questions auront, au final, des réponses.

On m’a suggéré de virer les passages romantiques ou d’interaction entre les personnages, ou en tout cas de sérieusement les réduire. Personnellement, si je fais ça, je vais me retrouver avec quelque chose qui ne sera pas ce que j’ai voulu écrire. Maintenant, il est possible aussi qu’au final je me dise que c’est bien mieux et que je ne regrette pas d’avoir changé les choses.

J’ai essayé de mêler histoires de famille et science-fiction, parce que c’était un mélange qui m’intéressait. J’ai essayé de rendre mes personnages vivants et accessibles, pour que tout le monde puisse s’identifier à certains traits de leur caractère, et pas à faire des personnages qui ne sont là que pour servir l’intrigue. Mais après, il est évident que si ça ne plaît à personne, je peux envisager de faire des modifs.

Donc j’aimerais beaucoup avoir l’avis de ceux qui ont lu le roman. Juste le tome 1 ou les 4 disponibles sur le site, ça me plairait d’avoir un ressenti aussi par rapport à l’histoire dans son ensemble. Genre si vous avez lu seulement le tome 1, vous allez avoir une vision différente que si vous avez continué sur les trois suivants et vu comment l’histoire évoluait.

Mon but est de sortir le tome 1 en autoédition au printemps 2013. Evidemment, si j’ai une réponse positive d’un éditeur cet automne, cela changera la donne. Mais je n’ai pas envie de faire attendre encore des années les lecteurs qui me suivent avec beaucoup de patience depuis toutes ces années.

Alors, à votre avis ? Je change ? Je laisse tel quel ?

Merci d’avance !

Sortie du Souffle d’Aoles en librairie et en version ebook

Depuis aujourd’hui 15 mars 2010, il est donc possible de commander mon roman de science-fantasy Le Souffle d’Aoles  en librairie. Par ailleurs, d’importantes mises à jour ont été effectuées sur les sites http://emlguillot.free.fr/ et http://www.babelpocket.fr. On peut désormais commander facilement, en un clic, non seulement la version imprimée du livre mais également les versions ebook, c’est à dire les livres électroniques lisibles sur i-phone, i-pod touch (format epub), liseuses électroniques de type Bookeen ou Sony PRS et PDA de type Blackberry (format PRC pour ce dernier). Il existe même une version PDF A4 que l’on peut imprimer. On se rapproche à présent des 3000 consultations pour le premier chapitre du roman sur le site Issuu (lecture en ligne),  et les premiers retours de lecteurs sont positifs, c’est plutôt bon signe.
J’ai conscience que le prix du livre imprimé, 21 €, peut s’avérer dissuasif, les temps étant difficiles. Aussi le prix des fichiers électroniques lisibles sur les périphériques mentionné ci-dessus a-t-il été fixé à 6 €.
De nouvelles versions d’essai (premier chapitre), très proches des versions électroniques en vente, sont à présent téléchargeables sur ces deux sites, http://emlguillot.free.fr/ et http://www.babelpocket.fr

Je vous souhaite une belle découverte de mon univers, et j’attends bien sûr avec impatience le lancement officiel du livre la semaine prochaine, le samedi 20 mars à l’Espace Culturel Leclerc de Conflans Ste Honorine rue des Belles Hâtes, qui sera pour moi l’occasion d’aller à la rencontre des lecteurs et d’échanger avec eux.